L’album de la semaine : "The Lateness Of The Hour" d’Alex Clare

Cette semaine, Glamour.fr a écouté et décrypté l’album d’Alex Clare, le Britannique qui monte, qui monte…

Alex Clare
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Vous l’avez forcément entendu à la télévision, alors que la guerre des tubes dans les spots publicitaires gronde depuis la rentrée. Non, Alex Clare ne fait pour une fois pas partie du clan Apple, à l’origine de nombreux succès musicaux, mais appartient à celui de son adversaire de toujours, Microsoft, qui a utilisé son single "Too Close" sur son récent spot pour Internet Explorer. Et, soudainement, vous vous sentez revivre : "Ah, mais c’est lui ! Je me demandais qui c’était depuis des jours !". Heureusement qu’on est là, hein.

Sorti depuis plus d’un an au Royaume-Uni, son album n’est pourtant officiellement disponible chez nous que depuis la semaine dernière. Une belle opération marketing a apparemment consisté à faire monter la sauce, - puisque le Britannique s’est fait entre-temps une bonne place dans les charts européens – et à attendre la sortie du film dans lequel figure aussi son single phare "Too Close", à savoir le blockbuster Taken 2. C’est là que le cas d’Alex Clare, 27 ans et révélé par des radio-crochets, nous pose problème : appartient-il à cette catégorie d’artistes qui se retrouvent propulsés dans le tourbillon du business ou est-il au contraire né dans ce tourbillon du business ?

A l’écoute de son album, le verdict n’est pas limpide : la première moitié de l’album n’est qu’un enchaînement de morceaux fatigants et aux ficelles un peu grosses (excepté "Too Close", tube incontestablement bien fichu), tandis que la seconde moitié se veut beaucoup plus subtile et convaincante ("Tight Rope", "Whispering", "I Love You"…). Finalement, Alex Clare semble être un savant mélange entre un Jamie Cullum derrière des platines et un James Blake moins geek. Et le résultat est peut-être inégal, mais il vaut le détour.
 



The Lateness Of The Hour d’Alex Clare, Island Records, paru le 1er octobre.