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Kendrick Lamar : le prodige du rap est de retour

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C’est un des albums les plus attendus (au tournant) de l’année. Avec “To Pimp a Butterfly“, le rappeur Kendrick Lamar crée le buzz en anticipant la sortie d’une semaine mais surtout, il confirme son statut de prodige du rap. Décryptage d’un phénomène.

L’enfant surdoué de Compton

Kendrick Lamar naît en 1987, un an avant la sortie du  légendaire album du groupe NWA, Straight Outta Compton. Comme les membres du crew, le rappeur grandit dans cette ville californienne connue pour son taux record de violence et de pauvreté, mais qui reste pour lui un inépuisable vivier d’inspiration. Sa rencontre avec le rap remonte à sa plus tendre enfance, lorsqu’à l’âge de 8 ans il participe au tournage du clip de “California Love“, morceau phare du tandem Tupac et Dr Dre. Déjà, les deux mastodontes du rap font partie de ses idoles, tout comme DMX, Biggie, Nas ou Jay-Z, dont il s’inspire pour griffonner ses premiers textes et composer, à 13 ans. À 16 ans, il pousse pour la première fois la porte d’un studio d’enregistrement et sort ses premières mixtapes sous le pseudo de K.Dot. C’est le point de départ de son ascension, qu’il entame avec la sortie de son premier EP en 2009, porté par les singles “She Needs Me“ et “P&P“. 
 

Le chouchou du rap US

Très vite, le MC impose son style comme sa plume et attire l’attention de Dre, qui lui propose de collaborer à l’album Detox, avec son acolyte Snoop Dogg. Deux ans après, c’est la consécration : il enregistre son premier album Section 80 et la crème du hip hop US s’accorde sur ce point, il est “le nouveau roi de la West Coast“. Porté aux nues par l’ensemble de la profession, c’est chez Aftermath Entertainment, le label de Dre, que Kendrick va signer. S’en suit l’extraordinaire Good Kid, M.A.A.D City, son deuxième album studio, encensé par la planète. Aujourd’hui, les récompenses pleuvent (il vient de rafler deux Grammy Awards),  la NBA a fait du titre “I“ son hymne officiel pour la saison, et Pharrell Williams dit de lui qu’il est le “Bob Dylan noir“. Et à l‘écoute de son nouvel album, To Pimp a Butterfly, on réalise aisément que ce succès n’est pas prêt de s’arrêter.


 

Un troisième album remarquable

Après le triomphe qu’a connu le rappeur avec son précédent (et excellent) album Good Kid, M.A.A.D City, le public l’attendait au tournant. Avec To Pimp a Butterfly, ses fans vont être encore plus nombreux. Car cette fois, le MC a pris une direction musicale profondément ancrée dans le funk et la soul. En témoigne l'omniprésence des cuivres, et la participation sur le titre “Wesley’s Theory“ d’un des pères fondateurs du funk, George Clinton. Côté invités, la liste est longue et l’hôte Lamar témoigne de sa fidélité envers ses pairs : on  y croise Anna Wise (déjà présente sur son premier album) ou encore Snoop Dogg, Son flow, tour à tour puissant (“Blacker The Berry“), aérien (“I“) ou émaillé de folie douce, survole des productions subtiles, qui font la part belle aux cordes et aux cuivres. Un joli pied-de-nez aux tendances actuelles, qui prônent le (très) lisse et le règne de l’auto-tune.
Quant aux textes, ils sont pour la plupart empreints de révolte. Un sentiment que l’on ressent sur ces 16 titres et qui n’est pas sans rappeler le mouvement Blaxploitation porté entre autres par le cinéaste Mario Van Peebles. Ses morceaux ont l’allure de brûlots politiques. Le rappeur enrage contre le racisme primaire, et déplore l’état de sa ville gangrénée par la violence, et réclame son trône. Et, assurément, il le mérite.

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Julie Pujols Benoit
Inread
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