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Interview : OrelSan passe aux aveux

Interview : OrelSan passe aux aveux

"C’est ma première interview pour cet album, je vais être un peu lent", a prévenu OrelSan. C’est pourtant à une vitesse normale que le rappeur nous a parlé de son nouvel album, La fête est finie, et est passé aux aveux

Les remords, la culpabilité, ça vous parle ?

Carrément ! A un moment, j’ai même été bloqué dedans. Je pouvais être mal pendant trois jours parce que j’avais dit un truc déplacé. Aujourd’hui, j’ai 35 ans, je me connais mieux. Avant, tout ce que je faisais n’était qu’une longue erreur.


Vous textes sont très denses. Vous est-il déjà arrivé de vous planter sur scène, d’oublier les paroles ?

La mémoire, c’est un problème. Du coup, quand je joue dans un film, j’apprends mes répliques deux semaines à l’avance, un peu chaque jour, pour que ça reste ancré. Mais le plus dur, sur scène, c’est le souffle, surtout sur un titre comme Suicide Social. Faut pas monter trop vite, sinon tu t’étouffes aux deux tiers.


Quelles matières regrettez-vous de ne pas avoir bossé au lycée ?

D’abord les langues. Et aussi la partie physique-chimie-biologie. Je suis complètement passé à côté. Parfois quand je regarde un documentaire à la télé, je me dis "Tiens, je n’étais pas censé apprendre ça à l’école ?". Avec du recul, je me rends compte que je suis capable de me passionner pour à peu près tout.


Quels reproches feriez-vous à l’ado que vous avez été ?

Tous ceux énoncés dans la chanson Notes pour trop tard. Je lui dirais qu’il faut être patient et plus tolérant.


Votre famille était-elle au courant pour Fête de famille ?

Oui. Ils savent que je pars de trucs infimes, du genre mon oncle me dit : "Alors, comment va le rappeur ?" et que je transforme jusqu’à dire : "Je vais lui casser les doigts."


Au bout de combien de verres êtes-vous insupportable ?

Disons... une dizaine ? Je deviens mou, je tombe en avant, je suis bizarre dans mon coin. Le seul fait de me raccompagner doit être insupportable pour mes potes.


Quand vous dites dans le titre Basique : "Vous êtes trop cons", ce n’est pas vraiment une insulte...

Non, j’ai voulu ça drôle. C’est un peu comme lorsqu’on se dit "Oh, t’es trop con" entre potes. C’est une façon de se chambrer.


De façon générale, vous trouvez les gens cons ?

Pas du tout. Je fais la différence entre un constat global et les individualités. J’ai écrit cet album pendant les élections. On se prenait des masses d’informations mais on n’avait pas trop le temps de réfléchir, on avait un avis sur tout. D’où cette chanson.


Dans l’album, votre alter ego est souvent énervé. Pourtant vous semblez si calme...

Oui, je suis assez calme. Je fais facilement la part des choses, parfois un peu trop. Mais pour qu’une chanson soit impactante, il faut y aller à fond. Alors je tire le fil le plus loin possible jusqu’à me dire "Ah là, c’est bien méchant !" Et je suis content.

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Erick Grisel
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