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Interview : on a rencontré le duo Aaron

Interview : on a rencontré le duo Aaron

Après une longue absence, le duo AaRON sort son troisième album "We Cut The Night", le 18 septembre. Les deux parisiens nous en disent plus sur leur renaissance, leur passion pour John Malkovitch et les blousons noirs. Rencontre.

Vous revenez après 5 ans d’absence, vous avez fait quoi pendant tout ce temps ?

Olivier Buret : On était en tournée pendant 2 ans, et puis on avait besoin de vivre d’autres choses, de nous “nourrir“, c’était important.
Simon Coursier : Et ça nous a permis d’envisager cet album comme un vrai premier album, on est reparti à zéro, sans s’enfermer dans un style en particulier.

Comment fonctionnez-vous quand vous composez ?

O : Simon écrit tous les textes. Pour la musique ça dépend. Il n’y a pas de règle, la seule règle c’est que le texte et la musique soit fusionnels. 

Vous écoutiez quoi quand vous avez composé l’album ?

S : Nos influences premières n’étaient pas sonores mais plutôt visuelles. L’exposition de Bill Viola (artiste vidéaste américain réputé pour ses installations NDLR), au Grand Palais par exemple était fascinante ! Quand tu es en période de création, tu es fragilisé, plus sensible, plus ouvert aux choses. Le film de Jim Jarmusch Only lovers left alive, nous a marqués aussi. On travaille un peu comme des architectes lorsqu’on compose.

Il y a bien une chanson que vous écoutez en boucle ?

S : En ce moment, c’est “Glacier“ de James Vincent McMorrow. C’est très éthéré, il a une voix très étrange et féminine.
O : Moi c’est “ Fourth of July“ de Sufjan Stevens, je l’écoutais encore ce matin dans le métro. Quel que soit le lieu où tu l’écoutes, tu es téléporté. C’est tout ce que je demande à la musique.

We Cut The Night, c’est l’idée de renaissance, de se trouver soi-même. Qu’est-ce qui a changé depuis Birds in the Storm, votre précédent album ?

S : Toute ma vie concrètement, j’avais même changé de couleur de cheveux ! Plus sérieusement, j’ai vécu cette notion de renaissance. Un jour une amie m’a dit cette phrase qui m’a complètement perturbé : “la seule constante, c’est le mouvement“. Et passé 30 ans, j’ai enfin compris que c’était ça la vie, tout bouge tout le temps et le plus important c’est ce que tu fais grandir en toi. Je souhaite à tout le monde de le vivre, c’est magnifique !
O : Moi j’ai appris à apprécier des moments très simples et  à les prendre tels qu’ils sont. Et quels que soient les épreuves, en tirer un axe positif.

Crédit : François Berthier

Votre album est assez différent de ce que vous avez pu faire auparavant. Un peu plus sombre, plus électro... Vous aviez envie de vous détacher de l’image des albums précédents ?

O : Non, on voulait juste correspondre à ce que l’on était à un moment donné. On le trouve même plus lumineux ! C’est un album qui s’écoute de plusieurs manières, il y a plusieurs couches, comme un oignon.

Vous avez aussi composé pour le cinéma, est-ce que faire des B.O c’est différent ?

S : Au cinéma, on travaille au service de quelqu’un, et en plus pour “Les Yeux Fermés“ on le faisait sur ma gueule  (Simon avait l’un des rôles principaux NDLR.) C’est une expérience différente, un fantasme, mais le travail qui m’intéresse le plus c’est de créer des morceaux qui se rapprochent de nos vies. Bosser sur un documentaire ce serait excitant, le genre de truc qui passe super tard à la télévision, avec de super belles images...
O : On ne peut pas en parler encore, mais on a un projet pour début 2016, encore différent de tout ça mais très excitant…

On voit John Malkovitch dans la preview de “Blouson Noir“. Comment est-il arrivé dans le projet ?

: Plutôt qu’un teaser “AaRON sort son nouvel album“, on avait cette idée de préface : comment raconter We Cut The Night ? On voulait quelqu’un pour l’incarner et il était parfait. On avait des amis en commun qui ont joué les entremetteurs. Il possède une espèce de surréalisme contemporain ce mec, il est un peu magique. C’est une icône d’un certain mouvement comme Bill Murray, Angelica Huston ou Grace Jones.

Vous partez en tournée après la sortie de l’album. Hâte ou appréhension ?

O : On est vraiment dans l’excitation. C’est toujours drôle ce grand écart. Chaque album, on le fait tous les deux de A à Z et d’un seul coup, on se retrouve sur scène avec les musiciens, et le public. En concert, il n’y a pas que la musique, il faut créer une ambiance, jouer avec la lumière…

Crédit : François Berthier

Est ce qu’il y a une scène qui vous fait rêver, quelque part dans le monde ?

S : Le théâtre d’Epidaure dans le Péloponnèse !
O : J’ai vu cet été sur l’île volcanique de Lanzarote (aux Canaries) une salle creusée dans un tunnel. Tu te retrouves sous la lave qui a durci, entouré de miroirs. C’est difficile d’accès mais tellement génial !

L’un de vos concerts vous a particulièrement marqué ?

O : Le premier, c’était fou ! On a joué récemment à Istanbul aussi, il y avait tellement d’énergie, on avait l’impression que la salle était un tambour de machine à laver, c’était génial.
S : Cet été, nous sommes allés en Belgique pour la sortie de l’album et en 20 minutes toutes les places étaient vendues. Nous étions fascinés qu'après autant de temps, les gens nous suivent encore. Ce sont des concerts qui restent dans nos têtes avant même d’exister ! Je me souviens aussi des Nuits de Fourvière à Lyon dans un théâtre antique, sous les étoiles, c’était sublime.

We Cut The Night disponible le 18 septembre. Aaron sera en concert à l’Olympia 25 novembre.

 

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Margaux Steinmyller
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