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Musique : on a interviewé No Doubt !

no doubt paris

Douze ans après leur dernier album, le groupe mythique des années 90 est de retour avec un nouvel opus, Push and Shove. Glamour a profité de leur passage à Paris à l’occasion de leur concert privé pour rencontrer Gwen Stefani et ses acolytes.

Glamour : No Doubt revient douze ans après son dernier album. Mais où étiez-vous passé ?
Gwen Stefani : On préfère prévenir, cela va être une réponse très très longue. En fait, tout est presque entièrement de ma faute : j’ai eu deux enfants entre 2006 et 2008. Bon, mes musiciens en ont eu aussi mais c’est différent pour eux. Leurs épouses pouvaient s'en occuper. Alors que moi j’étais enceinte puis je devais être présente… Quand j’ai terminé la tournée de mon album The Sweet Escape en 2007, j’avais déjà très envie de composer à nouveau pour No Doubt, mais je suis retombée enceinte un mois après mon retour à la maison. Je n’étais plus dans une phase très créative, j’étais fatiguée, j’avais juste envie de profiter de ma grossesse et de mon petit bébé. Puis on est repartis en tournée en 2009 pour 60 dates aux Etats-Unis. La tournée a été très spéciale : on profitait de chaque instant, nos bébés nous attendaient en coulisses. Et même si on a voulu reprendre l’écriture dès que cette tournée s’est terminée, cela a été plus long que prévu : on avait nos familles respectives, on devait s’occuper des enfants, aller au studio. Au final, on ne pouvait se voir qu’une ou deux fois par semaine... Mais on a adoré le faire ! C’était une réponse très longue, je vous avais prévenu !

Et on va encore devoir attendre 12 ans pour écouter votre prochain album ?
Gwen Stefani : (Rires) Pour le moment, on ne pense pas vraiment à l’avenir, on vit le moment présent. Je suis très fière d’avoir réussi à faire cet album. Pour faire un disque, il faut se focaliser sur soi, ne s’intéresser qu’à ce qu’on ressent mais quand on est maman, on a un peu la tête ailleurs. Pendant cette période, ma vie était une contradiction permanente. C’était un vrai challenge de concilier ces deux univers et c’est pourquoi on est si fiers de cet album.

Où avez-vous alors puisé l’inspiration pour l’écriture de Push and Shove ?
Tony Kanal (bassiste) : Jouer nos anciens morceaux sur notre tournée en 2008 nous a donné la motivation et l’impulsion de retourner en studio. Ensuite, chaque morceau est une sorte d’instantané de ce que nous ressentions au moment où nous les avons écrit…

Gwen Stefani : Moi, je me suis inspirée de ces gars-là (en montrant les membres du groupe) ! Tony, par exemple, est pour moi le musicien par excellence. Je lui faisais écouter les chansons que j’aimais, celles avec lesquelles j’avais grandi puis il analysait tout. Pendant les pauses, il écrivait beaucoup seul puis il m’expliquait : "Voilà ce qui se passe là, techniquement, musicalement...". Ensuite, on a écrit toutes les paroles ensemble. J'avais vraiment la sensation d'être de retour dans ma famille. Puisqu'on était soutenus par les fans, on a vraiment pris notre temps. En réalité, cet album parle du joli challenge qu'est celui de revenir des années plus tard.
 

Quel souvenir allez-vous ramener de Paris ?
Adrian Young (batteur) : Euh… une gueule de bois ?
Tom Dumont (guitariste) : Je me réjouis de dépenser mon argent pour manger quelque chose d’incroyable. J’espère que mon meilleur souvenir sera dans mon estomac.

La semaine dernière, Barack Obama a été élu président des Etats-Unis. Quelle aurait été votre première mesure si vous aviez été élu ?
Gwen Stefani : Je suis très contente de ne pas être présidente !
Tony Kanal : Tout le monde aurait été obligé d'acheter notre album Push and Shove.
Tom Dumont : ...ou on aurait offert des albums gratuits à tous les citoyens.
Tony Kanal : C'est notre côté dictateurs !
Tom Dumont : Et tout le monde aurait dû apprendre les paroles par cœur !
Gwen Stefani : Et les réciter !

Gwen, vous avez rencontré Barack Obama au mois d’octobre, vous pouvez nous dire ce qu’il vous a dit ?
Gwen Stefani : J’ai rencontré Michelle Obama car j’ai organisé un après-midi chez moi pour lever des fonds pour la campagne. Il y avait des activités pour les enfants, des jeux, des ateliers maquillage. Michelle Obama est venue pour faire un discours et donc le président était là également. Ca m’a fait drôle de le voir d’aussi près. Il était hyper relax. Il m’a remercié pour avoir organisé cette journée.
Tony Kanal : Il t’a parlé des enfants aussi ? Il ne t’a pas dit qu’il était important que les enfants fassent la sieste ?
Gwen Stefani : En fait quand Michelle Obama est venue, rien ne s’est passé comme prévu. Les enfants devaient être assis, les miens faisaient ce qu’ils voulaient : l’un s’était assis par terre, l’autre marchait sur la main de quelqu’un et il m’avait renversé du gâteau sur le top rose que je portais… C’était chaotique mais hilarant. Je ne crois pas que cela ait dérangé Michelle parce qu’elle sait ce que c’est d’avoir des enfants. Et donc quand j’ai parlé à Barack Obama, je lui ai demandé si sa femme lui avait dit quelque chose à propos de mes enfants pas très sages, et il m’a répondu : "C'est très important qu’ils fassent leur sieste !"

Push And Shove de No Doubt, Polydor/Universal, paru le 24 septembre.

Retrouvez la chronique de l'album Push and Shove de No Doubt sur Glamour.fr.

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Sarah Duverger avec Eléonore Payró
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