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Chairlift : le duo qui dépop'

Chairlift

Découvert en 2008 avec leur tube "Bruises", utilisé pour la publicité de l'iPod Nano, le groupe d'électro-pop reviendra en janvier avec un second album, Something. En attendant sa sortie, on a rencontré les deux musiciens de Brooklyn.

Dans le café de la Gaîté Lyrique, notre point de rendez-vous, on ne peut pas les louper : Caroline, toute frêle, porte une sublime robe noire échancrée sur les côtes, et Patrick, pas bien grand, une veste blanche très graphique volontairement choisie trois taille au-dessus. Clairement, ils ont la classe. Dans quelques heures, ils l'auront encore plus sur la scène du Casino de Paris, en première partie de Lulu Gainsbourg.

C'est amusant de constater à quel point le dicton"ce qui ne tue pas rend plus fort" se vérifie dans le cas d'un groupe. L'année dernière, Chairlift a en effet dû faire face au départ de son troisième membre, Aaron Pfenning, fondateur de la formation en 2005 avec Caroline Polachek. Comme Battles ou Death In Vegas, groupes gagnants de l'année 2011 qui eux aussi ont perdu un membre en cours de route, Chairlift a su surmonter cette perte et proposer un nouvel album meilleur que le précédent. Something et ses 11 morceaux percutants est pour sûr un disque affirmé : la voix de Caroline se veut plus mûre que sur Does You Inspire You, les claviers partent sans complexes dans des délires post-eighties, et d'une manière générale, l'ambiance qui s'en dégage est moins bon-enfant. Mais voyons ce que les New Yorkais en disent.

Lire l'interview page suivante.



Que s'est-il passé depuis Does You Inspire You ? Qu'est-ce qui a changé ?
Caroline : Pendant notre tournée d'un an et demi, on a énormément changé les morceaux du premier album, comme Bruises par exemple, sur lequel je me suis mise à jouer de la batterie. En fait, on sentait déjà dans quelle direction on voulait aller pour l'album suivant. En rentrant à New York, on a commencé à bosser seulement tous les deux, puisque Aaron est parti. On a trouvé un super local, une pièce derrière une boutique d'antiquités dans laquelle on a écrit tous nos morceaux. On se levait le matin et on se donnait rendez-vous là-bas pour la journée. On a énormément bossé. Ca a été super parce que pour le premier album, on travaillait tous parallèlement et la musique restait une activité extérieure. Cette fois, on a réalisé qu'on était devenus des adultes, des musiciens à part entière qui pouvaient travailler du matin au soir dans leur propre endroit. Pendant toute cette période, on a ressenti des choses très paradoxales : on était tristes à cause du départ de Aaron, et en même temps, totalement surexcités.

Et après ?
Caroline : On a enregistré Something en une fois, à Londres, donc loin de chez nous, ce qui a aussi été très motivant. Quand tout a été terminé, on a commencé à se poser la question des morceaux en live, et on a réalisé qu'en fait, cet album était beaucoup plus complexe que le précédent. On ne pouvait définitivement pas se contenter d'être deux sur scène. On a trouvé de super musiciens, et aujourd'hui, on est cinq dans le groupe !

Parlez-moi du single, Amanaemonesia.
Patrick : On a d'abord écrit la musique de ce morceau. Au départ, on a eu beaucoup de mal à lui trouver des paroles. On a essayé plusieurs choses : un texte qui parlait de relation amoureuse, un autre avec un scénario de fiction, un autre plus politique... Le morceau sonnait vraiment très pop, et on voulait quand même connecter texte et musique. Puisque rien n'allait, on a décidé un jour de jeter l'éponge et d'écrire quelque chose qui n'avait aucun sens, qui faisait surtout appel à des sensations : la confusion, la paranoïa, la sur-confiance en soi, la jeunesse, la popularité... Amanaemonesia, on ne sait en fait pas vraiment ce que c'est. Ca devient presque une question existentielle. 

(Suite page suivante)

Et pourquoi ce clip étrange ?
Caroline : Un jour, dans un hôtel, je dansais n'importe comment en faisant des mouvements débiles. A un moment, je me suis dit que ça serait marrant de créer une chorégraphie pour ce morceau et j'ai mis ça dans un coin de ma tête. Bien plus tard, par hasard, mon père m'a montré une vidéo de Maurice Béjart. Je ne connaissais vraiment rien de lui et son travail sur le Boléro de Ravel, totalement minimaliste, m'a scotchée. C'était loin de mon idée conventionnelle de la danse. Ca, ça explique ce que je fais dans le clip. On a aussi décidé de sous-titrer les paroles, à la manière des programmes des années 80 que je regardais chez ma grand-mère, afin qu'elles prennent tout leur sens pour ceux qui écoutent notre musique. C'était vraiment très important pour nous.

Pour mieux vous connaitre, on a eu envie de vous demander quel est votre album préféré de tous les temps.
 



 

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Marine Benoit
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