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Interview : les confidences d'Electric Guest

Electric Guest

Star des festivals de l'été et adoré des Français, ce duo venu de Los Angeles a su séduire son public avec des morceaux pop ultra-frais et bien rodés. Du coup, on a voulu leur demander quelle était la recette de leur succès. Rencontre avec Asa.

Vous êtes l'un des nouveaux groupes chouchous des Français. Vous comprenez pourquoi ?
Je ne sais absolument pas pourquoi. Sans doute parce que les Français ont très bon goût. Non, je plaisante ! Plus sérieusement, je ne sais vraiment pas pourquoi le disque a plus de succès dans certains endroits que dans d’autres. Le label avec qui on a signé en France, Because, a été vraiment super pour tout, et ils ont sûrement contribué au fait que l’on ait été bien accueilli ici. Ils sont presque comme notre famille. Ils nous appellent même quand on est aux Etats-Unis, juste pour discuter. C'est plutôt sympa ! Et ils adorent faire la fête. Presque trop d'ailleurs...

Quand on lit votre biographie, on a l’impression que tout est arrivé très vite. Vous avez créé le groupe en 2010, et aujourd'hui, vous jouez dans les plus grands festivals d'Europe. Comment tout cela s'est-il passé ?
Si notre succès paraît fulgurant pour tout le monde, pour nous, ça a plutôt semblé très lent. Principalement parce qu'on a travaillé sur cet album pendant des années, environ cinq ans et demi pour être exact. En réalité, on donne des concerts depuis seulement un an et demi. De mon côté, c'est mon tout premier groupe. J’apprends quelque chose de nouveau tous les jours ! Parfois, je déteste ces sensations inconnues, j'ai l'impression de ne pas maitriser ce que je fais, mais dans l'ensemble, ce succès est incroyable. Mais j'ai aussi l'impression de devenir parfois un peu bipolaire, tant il peut y avoir des hauts très hauts, et des bas vraiment bas...

Mondo, votre album, est un enchaînement de tubes ! Comment vous faites ? Vous avez un ingrédient secret ?
C'est très gentil ! Que des tubes ? J'aimerais bien ! Je n'ai jamais voulu écrire des chansons dans un style précis, j'imagine que c'est sorti comme ça. La manière dont Matthew joue de la batterie me donne envie d'écrire des chansons qui ont un rythme entraînant.

Il n'y a pas de morceau vraiment triste sur l'album. La joie de vivre, c’est un credo musical ?
Je suis surpris que vous trouviez tous nos morceaux "happy" ! La plupart des gens affirment le contraire, jusqu’à nous dire qu'il n'y a qu'un seul morceau véritablement joyeux sur le disque. Les textes parlent de nos combats personnels, mais tant mieux si ça n'apparait pas comme un point négatif. Je me souviens d'avoir fait écouter mes vieilles démos à une fille avec qui je sortais. On était dans sa voiture et après environ six morceaux, elle m’a dit : "Dis donc, elles sont super sombres tes chansons ! Tu devrais en écrire des plus joyeuses." Ça m'avait complètement déstabilisé. Mais je pense que ma musique a fini par devenir plus lumineuse avec le temps…




Comment avez-vous rencontré le producteur Danger Mouse (membre de Gnarls Barkley, producteur de Gorillaz, de The Black Keys...) et commencé à travailler ensemble ?
J'avais l'habitude d'appeler mon frère qui vivait à Los Angeles pour lui faire écouter mes chansons par téléphone. Un jour, il m’a parlé de l’un de ses amis musiciens à qui je devais vraiment faire écouter ma démo. Il m’a donc passé Brian (Danger Mouse) au téléphone et je lui ai joué mes chansons. Sa réaction a été super positive : "J’aime vraiment bien ce que tu fais, envoie-moi tes morceaux et continue à en composer." On est restés en contact pendant plusieurs mois : il me donnait des conseils, me recommandait des groupes à écouter pour trouver l'inspiration… Il m'a finalement proposé d'emménager dans la maison de Los Angeles qu’il venait de quitter. Je me suis donc installé chez lui et il a fini par être mon mentor pendant des années avant de me suggérer de produire notre album. Aujourd’hui, c'est l'un de mes meilleurs amis. Chaque fois que je flippe en tournée, je l'appelle !

Vous vous sentez bien en France ?
Pour tout vous dire, j'apprends petit à petit à aimer la France. Au début, je me suis senti un peu submergé par ce pays parce que je ne parlais pas français – toujours pas d’ailleurs ! - et que je ne comprenais pas totalement la culture, mais aujourd’hui, je peux dire que je m'y plaît vraiment quand j'y suis. Matthew, lui, s'est senti très à l’aise ici dès le début. On a passé des tonnes de bons moments en France ! Rcemment, on a joué à une soirée pour la Fashion Week, c'était complètement dingue ! Je ne savais pas que les gens de la mode faisaient la fête comme ça. Il y a une ambiance chaleureuse ici.

Et qu'est-ce que vous n'aimez pas chez nous ?... 
Mmm… Paradoxalement, votre obsession pour la mode ! (rires). Je généralise bien sûr, mais sincèrement, arrêtons de focaliser sur des apparences.

Mondo d'Electric Guest, Because, paru en avril 2012.

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Marine Benoit
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