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4 bonnes raisons d’aimer Yoko Ono

4  bonnes raisons d’aimer Yoko Ono

À 83 ans, l’aura de la veuve de John Lennon est encore enveloppée d’une odeur de souffre… Alors qu’elle vient de sortir un nouvel album, on vous explique pourquoi il faut s’inscrire au fan club de Yoko Ono, et vite!

#1 Pour son nouvel album “Yes, I’m a witch too“

Pour commencer, le titre est d’une ironie savoureuse ! Car Yoko Ono a  souvent été traitée de sorcière par les fans des Beatles, furieux qu’elle leur ait “enlevé“ John Lennon (qui l’avait pourtant bien cherché) et peu enclins à apprécier sa beauté nippone, loin de l’angélique blondeur d’une Linda McCartney. Suite au succès du premier volet Yes, I’m a Witch (2007), où Yoko Ono avait demandé à Cat Power, Peaches ou Antony Hegarty de reprendre ses titres à leur sauce, elle reprend la même recette avec son quinzième album solo, I’m a Witch Too. Moby, Ebony Bones, Death Cab for Cutie, Peter, Bjorn & John, Sparks, Miike Snow, Portugal The Man ou encore Sean Lennon revisitent ainsi des chansons majeures ou plus confidentielles de son catalogue.
En résulte un album étonnamment contemporain, à la fois expérimental, éclectique et cohérent, où l’électro croise le psyché ou le rock old school. Une réussite qui met en lumière la voix singulière de l’artiste japonaise et sa capacité à écrire de véritables chansons pop, qu’elle a soumis, avec un malin plaisir, à ses délires sonores.

#2 Pour son exposition au MAC de Lyon

Grâce à une centaine d’œuvres retraçant l’ensemble de sa carrière de 1952 à 2016, le Musée d’art contemporain de Lyon remet les pendules à l’heure. Yoko Ono était déjà une artiste à l’importance notable lorsqu’elle rencontra John Lennon, bluffé par sa vision avant-gardiste. Poèmes, installations, dessins, films, performance et même “instructions“ façon haïku (“Respirez “,“Criez 1. Contre le vent 2. Contre le mur 3. Contre le ciel“, “Regardez l’étoile dans le ciel non pas comme quelque chose d’inatteignable mais comme une planète que vous visiterez un jour“) : l’art de Yoko Ono est polymorphe et hybride. En témoigne sa vidéo “Cut Piece“ (initiée en 1964) où, assise sur la scène d’un théâtre, Yoko Ono invite les spectateurs à venir découper ses vêtements aux ciseaux… la laissant quasi nue. Sur son visage, quasi aucune expression.
Voilà ce qui dérange aussi chez elle, cette capacité à garder autant de distance tout en osant utiliser des procédés ultra conceptuels. “Les idées sont de l’art, l’art est dans votre esprit, l’art c’est d’imaginer“, déclarait-t-elle en 2005.

Crédit : Getty

#3 Pour son fabuleux destin

Bien née d’un père banquier et d’une mère aristocrate, Yoko Ono a été élevée dans une rigoureuse tradition japonaise. Mais elle a aussi bénéficié d’un apprentissage musical singulier (elle apprend notamment à traduire en notes les sons qui nous entourent au quotidien) et, très tôt, souhaite repousser les limites. À 19 ans, elle part étudier l’art à New York, sèche les cours qu’elle juge trop conservateurs et crée ses propres œuvres. Elle évolue dans la scène arty new-yorkaise aux côtés de la Mounte Young, John Cage ou la danseuse Simone Forti. Elle se marie avec un compositeur japonais, Toshi Ishiyanagi,  puis avec le producteur et curateur américain Anthony Cox, avec lequel elle a sa fille Kyoko. La petite famille s’installe à Londres en 1966.
Quelques semaines plus tard, elle rencontre John Lennon pour la première fois… Coup de foudre instantané mais consommé seulement deux ans plus tard. La suite, on la connaît : passion fusionnelle, ruptures mélodramatiques, chefs-d’œuvre communs, engagement farouche pour la paix et la liberté. Et leur fils Sean, né en 1975. Une collaboration émotionnellement et artistiquement intense qui prend brutalement fin lors de l’assassinat de Lennon, le 8 décembre 1980.

#4 Pour son intégrité

Depuis ce jour funeste, Yoko Ono n’a pas joué d’autre rôle que celui de la fidèle veuve de John Lennon. D’une part, malgré les différents du passé avec Paul McCartney, elle a réussi à accorder ses violons avec l’ex Beatle pour entretenir au mieux l’héritage des Fab Four. Pas d’utilisation grassement commerciale, pas de disques posthumes publiés à tort et à travers. D’autre part, on ne lui connaît pas d’autres relations amoureuses. Guère étonnant vu le temps qu’elle investit à préserver la mémoire de son défunt époux : on ne compte plus ses engagements, tant pour la paix que pour l’environnement.
Contrairement à beaucoup d’artistes qui préfèrent rester discrets sur leurs idées, Yoko Ono ne manque pas une occasion de s’exprimer, et de soutenir les populations victimes de drames. Aujourd’hui, Yoko Ono rayonne jusqu’en Islande : à Reykjavik, la “Imagine Peace Tower“, créée en 2007 et baptisée en l’honneur de John Lennon, est un rayon lumineux vertical qui peut s’ériger sur 4000 mètres d’altitude. Yoko Superstar !

Crédit : Getty

Yoko Ono, Yes, I’m a witch too (Manimal / Modulor), disponible.

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Sophie Rosemont
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