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"The Danish Girl" : Eddie Redmayne, d’homme à femme

"The Danish Girl" : Eddie Redmayne, d’homme à femme "Demande-moi n’importe quoi" Meilleur espoir féminin ?"The Danish Girl" : Eddie Redmayne, d’homme à femme

Il est si chic et sobre qu’il passerait presque inaperçu. Mais Eddie Redmayne est un grand acteur, en plus d’être un garçon charmant, qui fait revivre à l’écran la transsexuelle Lili Elbe dans "The Danish Gir", de Tom Hooper. Nous l’avons rencontré à Londres.

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"The Danish Girl" : Eddie Redmayne, d’homme à femme

"The Danish Girl" : Eddie Redmayne, d’homme à femme

"Rôle à oscar" : expression qui désigne un rôle riche en transformation physique spectaculaire ou en performance inattendue. Exemples : Charlize Theron dans Monster (2003), Marlon Brando dans Le Parrain (1972), Robert de Niro dans Raging Bull (1980), Eddie Redmayne dans Une merveilleuse histoire du temps (2014). En février dernier, à Los Angeles, un Anglais délicat, à la peau pâle, aux cheveux auburn, au chic – et à l’accent – très british, montait sur scène pour recevoir la statuette qui l’intronisait officiellement "grand de Hollywood". En se glissant dans la peau du scientifique Stephen Hawking, Redmayne n’avait pas ménagé ses efforts. Un an plus tard, son nom est à nouveau sur toutes les lèvres, pour un autre rôle de composition qu’il mène avec une époustouflante maestria. Dans The Danish Girl, la finesse de ses traits et l’étroitesse de sa silhouette lui permettent de se glisser, comme dans un fourreau, dans le personnage d’Einar/Lili Elbe, un peintre hollandais transsexuel des années 1920, et le premier à s’être fait opérer pour changer de sexe. Un tour de force dont Redmayne parle avec une simplicité et une humilité déconcertantes.

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"Demande-moi n’importe quoi"

"Demande-moi n’importe quoi"

Quand nous le rencontrons, dans la suite d’un magnifique hôtel londonien, il est pourtant en plein tournage de Fantastic Beasts and Where to Find Them, le film écrit par J. K. Rowling dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il serait un prequel d’Harry Potter. Mais de fatigue, point, de lassitude, aucune : Redmayne est très pro, très sympathique, très normal en fait. Et parle de son rôle avec un engagement sincère. Plusieurs mois de préparation ont été nécessaires pour construire à l’écran ce personnage de femme entravée par son corps d’homme : "Le réalisateur, Tom Hooper, m’a offert le rôle il y a quatre ans, quand nous tournions "Les Misérables". Le film a mis du temps à être financé, ce qui a en fait été une bénédiction, car cela m’a laissé du temps pour me préparer. J’ai rencontré beaucoup de femmes de la communauté trans, qui avaient toutes très envie de raconter leur histoire. Il est tellement important pour elles que le monde comprenne ce qu’elles ont traversé que chacune d’elle m’a dit : “Demande-moi n’importe quoi. "

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Meilleur espoir féminin ?"The Danish Girl" : Eddie Redmayne, d’homme à femme

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Parallèlement à ce travail de recherche presque journalistique, Redmayne a œuvré à faire surgir la femme en lui-même, dans un travail de l’extérieur vers l’intérieur qui rejoint celui de son personnage : "Il y a un dessin fabuleux de Lili quand elle était encore Einar. Elle porte un col de chemise très haut et un costume étriqué, et c’est comme si elle était enserrée dans un squelette extérieur masculin, une armure qu’elle mettait pour jouer le rôle d’un homme. Je voulais que le film soit comme un effeuillage, où elle dévoile peu à peu sa féminité. " Cette transformation, Lili l’opère sous le regard d’abord complice, puis inquiet, et enfin protecteur de son épouse, Gerda (Alicia Vikander), qui l’accompagne par amour dans cette quête libératrice et douloureuse d’elle-même. Un rôle dense, puissant, dans un film poignant malgré ses tics mélodramatiques (musique emphatique, plans serrés trop nombreux sur des regards humides…), que l’on imagine aussi envahissant que celui de Stephen Hawking. Mais Eddie Redmayne, acteur depuis l’adolescence (il a démarré au théâtre à Londres, avant de s’aventurer au cinéma), tient à sa normalité : "Je ne suis pas un “method actor[la “méthode” est ici celle de Stanislavski, enseignée notamment au célèbre Actors Studio, NDLR], le genre qui se laisse dévorer par un rôle. Quand je rentre chez moi le soir, je suis totalement moi-même… Enfin, je crois ! Il arrive que ma femme me fasse remarquer que je garde des traits physiques du personnage, mais je ne m’en rends même pas compte. " Un état d’esprit rationnel qui lui permet de digérer le succès en préservant son équilibre intime, de construire des personnages sans se perdre dans les rôles, et au final de défendre son travail avec une intelligence qui n’est pas donnée à tous les acteurs. Eddie Redmayne n’est pas un people, à peine une star. Il est en revanche un comédien, un vrai.

"The Danish Girl", sortie le 20 janvier 2016.

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