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Oscars 2015 : où sont passées les actrices??

Oscars 2015 : où sont passées les actrices ? Peu dans les films oscarisables Pas (encore) dans les films de super héros
Derrière la caméra ? 5

Le 22 février, à Los Angeles, les rois et les reines du cinéma seront élus. Mais la course au trophée a mis en lumière, cette année, la sévère pénurie de rôles oscarisables pour les femmes. Tentative d’explication.

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Oscars 2015 : où sont passées les actrices ?

Oscars 2015 : où sont passées les actrices ?

La "diversité" est un défi quotidien qui fait surface dans le débat public lors d’échéances ponctuelles. En politique, ce sont les élections. A Hollywood, les Oscars. L’an dernier, 12 Years a Slave avait mis la question raciale au cœur du débat. Cette année, les femmes sont dans l’œil du cyclone. Comme le soulignait mi-décembre, le Hollywood Reporter, les sélectionneurs ont l’embarras du choix, entre favoris et outsiders, pour désigner les cinq acteurs qui concourront pour le titre suprême, alors que du côté des actrices, la liste semble étrangement menue : "Les femmes qui mènent le jeu sont Felicity Jones, Julianne Moore, Reese Witherspoon, et probablement Hilary Swank et Rosamund Pike." Ajoutons les possibles surprises Jennifer Aniston et Amy Adams, et le tour est plus ou moins joué. Les films reposant sur un rôle féminin fort ont été peu nombreux en 2014, et sont surtout peu prisés des votants de l’académie des Oscars qui, ces dernières années, ont élu des films portés par des personnages masculins puissants dans la catégorie "meilleur film" (Le Discours d’un roi en 2011, The Artist en 2012, Argo en 2013…). On commence aussi à s’interroger sur la pertinence d’une division par sexe des récompenses pour les comédiens – la seule catégorie non mixte de la cérémonie. A moins, comme le pensent certains, que ceci n’oblige les votants (des hommes à 77 %) à penser aux femmes… Alors, Hollywood serait-il obstinément machiste ? L’imaginaire collectif persiste-t-il à associer l’idée d’un "grand film" à un "grand homme" ? Où sont les femmes ? Revue de détail d’une situation plus nuancée qu’il n’y paraît.

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Peu dans les films oscarisables

Peu dans les films oscarisables

Aux Etats-Unis, 52 % des tickets de cinéma sont achetés par des femmes, et les films menés par un personnage féminin fort ont prouvé leur efficacité commerciale (Hunger Games, Divergente, Gone Girl…). En revanche, seuls 15 % des personnages principaux des cent longs-métrages les plus rentables de l’année 2013 étaient des femmes. S’il paraît tentant de lier la faible proportion de rôles féminins à la sous-représentation des femmes parmi les scénaristes (en 2012, 85 % des longs-métrages ont été écrits par des hommes), le raccourci semble un peu… court. Il suffit de regarder la carrière des actrices de l’âge d’or d’Hollywood pour s’en convaincre : des hommes écrivirent leurs plus beaux rôles à Rita Hayworth, Marilyn Monroe ou Katharine Hepburn, à une époque où un nombre incalculable de films grand public reposaient exclusivement sur un personnage féminin puissant. Si la pénurie de rôles oscarisables est relativement récente, bien que le débat resurgisse cycliquement, l’hégémonie des hommes sur l’écriture scénaristique ne date, elle, pas d’hier.

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Pas (encore) dans les films de super héros

Pas (encore) dans les films de super héros

Air du temps oblige, la réponse à la question que le monde se pose depuis Patrick Juvet commence par le genre dominant : les films de super héros. Les super héroïnes sont en effet les parents pauvres de cette déferlante qui engloutit depuis dix ans la majorité de la production des grands studios. Mais ça pourrait changer : Warner a annoncé la sortie de Wonder Woman pour l’été 2017. Et si Marvel répond mollement aux fans ulcérés que le personnage de Black Widow, incarné par Scarlett Johansson dans la saga Avengers, n’ait pas droit à sa propre franchise (contrairement à ses coreligionnaires Hulk ou Ant-Man), Warner pousse le bouchon : Wonder Woman sera réalisé par Michelle MacLaren, productrice de Breaking Bad, et l’une des réalisatrices de Game of Thrones et The Walking Dead. Une double première : aucune femme n’a encore réalisé un film de super héros.

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Derrière la caméra ?

Derrière la caméra ?

"Il y a trois ans, confiait récemment Reese Witherspoon dans une interview, j’ai commencé à constater le manque terrible de premiers rôles féminins intéressants. Ça m’a d’abord mise en colère. Et puis je me suis dit : “Ça ne sert à rien d’en vouloir aux gens si tu ne fais rien pour changer les choses.” J’avais déjà une société de production qui me servait à développer des projets dans lesquels je pourrais jouer. J’ai juste poussé l’idée et commencé à développer des films pour toutes les femmes." Dans un océan de films très masculins (Foxcatcher et ses lutteurs, American Sniper et son histoire de tireurs, Mr. Turner et son pinceau…), les deux premiers longs-métrages nés de cette initiative (Gone Girl, de David Fincher, et Wild, de Jean-Marc Vallée) sont abondamment nommés aux Oscars et offrent de superbes premiers rôles féminins. Autre option : Angelina Jolie concourt, elle, dans  la catégorie emeilleur réalisateure, avec Invincible, un film de guerre très musclé – mais au casting quasi exclusivement masculin. Bref, en 2015 plus que jamais, les femmes ne seront pas forcément là où on les attend. C’est probablement une très bonne nouvelle.

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Dans les films à petit ou moyen budget

Dans les films à petit ou moyen budget

Fort heureusement, si les Oscars sont un bon indicateur de l’état du cinéma américain, ils n’en demeurent pas moins une institution plutôt conservatrice au spectre non exhaustif ; pas une plus fidèle représentation que les Césars le sont pour le septième art hexagonal. Le buzz des Oscars n’offre qu’une vision partielle de la réalité du cinéma mondial. Et c’est dans le cinéma indépendant et souvent non-américain que les actrices bankables trouvent désormais des rôles à leur mesure : Scarlett Johansson dans le sublime Under the Skin, de Jonathan Glazer, Marion Cotillard dans Deux jours, une nuit, des frères Dardenne, Tilda Swinton dans Only Lovers Left Alive, le dernier film de Jim Jarmusch… (Glazer est anglais, les Dardenne, belges, et le film de Jarmusch est une coproduction allemande et britannique). Plus radical encore, les plus puissantes d’entre elles prennent leur destin en main et passent à la réalisation.

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