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Soko et Izia : le match des héroïnes rock

Soko et Izia : deux filles douées Soko : l’hystérique qui rend dingue Izia : la "fille de" qui bouscule tout Bilan : Izia ou Soko ? 4

On ne traversera pas novembre sans elles... Soko, dans "Augustine" et Izia, dans "Mauvaise fille" envahissent les salles de cinéma après avoir brûlé les scènes de France et d’ailleurs. Forcément, ça secoue.

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Soko et Izia : deux filles douées

Soko et Izia : deux filles douées

Vu leur triomphe respectif sur la scène musicale et leur cote électrique affolante (et justifiée), le cinéma ne pouvait pas ne pas s’intéresser à leur cas… Soko, 26 ans depuis le 26 octobre, et Izia, 22 ans depuis le 24 septembre, squattent les écrans en novembre dans deux films où elles incarnent plus que très bien le rôle principal. La première donne la réplique à Vincent Lindon dans Augustine, le premier film ultra troublant d’Alice Winocour. La seconde joue dans Mauvaise fille, l’adaptation du bouquin de Justine Lévy signée par le compagnon de cette dernière : Patrick Mille. On va beaucoup parler des deux dans les semaines venir et on a bien raison. Voici pourquoi.

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Soko : l’hystérique qui rend dingue

Soko : l’hystérique qui rend dingue

Elle n’en est pas à son premier film et, à ce jour, elle ne s’est jamais trompée dans ses choix. Entre autres titres de gloire, Soko, la sulfureuse, a notamment enchanté Xavier Giannoli et François Cluzet dans A l’origine et incarné Béatrice Dalle jeune dans le Bye Bye Blondie de la non moins sulfureuse Virginie Despentes. Aujourd’hui, Soko franchit néanmoins plusieurs caps à la fois, puisque dans Augustine, Augustine, c’est elle. Dans le Paris de 1870, son héroïne, une domestique, souffre de ce que l’on nomme l’hystérie et qui, à l’époque, est considéré comme une sorte de variante de la sorcellerie. Envoyée à la Pitié Salpêtrière où officie le professeur Charcot (Vincent Lindon), Augustine subit des séances d’hypnose qui révèle ses pulsions sexuelles à l’état brut. Ces dernières perturbent en profondeur Charcot qui, pour être scientifique, n’en est pas moins homme et sort profondément troublé de ses séances avec sa sensuelle patiente.
Pour obtenir ce rôle où elle excelle du premier au dernier plan, Soko a dû batailler plusieurs mois avant de convaincre sa future cinéaste : Alice Winocour, sceptique face à la personnalité médiatique de la sombre rockeuse. La réalisatrice a néanmoins fini par céder et personne ne lui donnera tort après avoir découvert ce film fascinant et furieux qui interroge le désir féminin et ce qu’il provoque chez les mâles. Soko, féministe revendiquée et ennemie des tabous sexuels, s’y épanoui comme jamais et prouve que le cinéma peut compter sur sa personnalité hors norme.

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Izia : la "fille de" qui bouscule tout

Izia : la "fille de" qui bouscule tout

Elle s’appelle Louise et apprend simultanément qu’elle attend un bébé et que sa maman est (très) gravement malade. Comment composer avec tout cela ? C’est la question, la bonne question… L’argument vous rappelle quelque chose ? Logique, puisque avant d’être un film, Mauvaise fille fut un livre, signé Justine Levy, dont l’adaptation sur le grand écran est redevable à Patrick Mille, son compagnon.
Pour recruter l’héroïne susceptible d’incarner Louise, le couple songeait d’abord à Charlotte Gainsbourg, qui, selon Justine Levy, est une sorte de "double fantasmé" d’elle-même. Finalement, le duo est resté fidèle à sa quête côté musique, mais a opté pour une débutante totale : Izia, qui les a séduits, racontent-ils, "par son mélange de détermination, de cran et de vulnérabilité". Soucieux d’entamer sa carrière derrière la caméra avec une néophyte devant, Patrick Mille rêvait d’engager sa Sandrine Bonnaire ou sa Emilie Dequenne, bref une jeune fille inconnue qui crève l’écran dès sa première apparition. Le choix, le bon choix, s’est porté sur Izia, qui en a vu d’autres sur scène depuis ses tumultueux débuts (première partie du monstre Iggy Pop à 16 ans !) et a toujours su faire oublier son encombrant arbre généalogique (Higelin est son papa, Arthur H, son demi-frère). L’actrice débutante n’a pas cédé face à la pression, ni face à Carole Bouquet, et l’on serait très étonné que ce coup d’essai plus que remarqué reste sans suite.

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Bilan : Izia ou Soko ?

Bilan : Izia ou Soko ?

Qui c’est la plus forte sur grand écran ? Vu le déséquilibre de leur CV cinéma respectif (Soko fait presque figure d’ancienne en comparaison de sa cadette), on opte pour l’heure pour un match nul… pas nul du tout. Une chose est certaine : le cinéma français n’a pas fini d’entendre parler de Soko et Izia. C’est vraiment tant mieux.  

"Augustine", de Alice Winocour. Sortie le 7 novembre.
"Mauvaise fille", de Patrick Mille. Sortie le 28 novembre.

Olivier De Bruyn
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