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Festival de Cannes : ce que nous promet l'édition 2014

Les femmes au pouvoir… ou presque Une meringue en ouverture Les chassés-croisés de Rob et Kristen Depardieu trouble-fête 10

Le plus grand festival de cinéma du monde ouvre ses portes le 14 mai. A deux jours du top départ, on liste les grandes tendances de cette édition 2014, entre promesses artistiques, polémiques annoncées et moments glam.

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Les femmes au pouvoir… ou presque

Les femmes au pouvoir… ou presque

Chouette, le président est une femme ! C’est en effet la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion (La Leçon de Piano, la série Top of the Lake) qui dirige cette année le jury cannois. Rien de révolutionnaire : dès 1965, Olivia de Havilland inaugurait une lignée de présidentes, où se distingueront notamment Jeanne Moreau, Françoise Sagan ou Isabelle Adjani. Cependant, la désignation de Jane Campion, après quatre années de présidence masculine, sonne comme une réponse du Festival aux accusations de sexisme lancées en 2012 par le collectif féministe La Barbe, qui pointait du doigt la faible représentation des femmes en compétition officielle. Ces critiques mettaient en évidence une réalité toujours tangible aujourd’hui. Avec deux femmes seulement sur 18 réalisateurs dans la course – la Japonaise Naomi Kawase et l’Italienne Alice Rohrwacher – la sélection 2014 sent fort la testostérone. Il faut s’aventurer dans les catégories parallèles pour y trouver des filles en plus grand nombre. Le problème est en amont, et taxer les sélectionneurs de misogynie est un peu simpliste. Reste que dans un tel contexte, Jane Campion et son jury paritaire (quatre femmes, quatre hommes) font figure de lot de consolation.

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Une meringue en ouverture

Une meringue en ouverture

Ce n’est plus une tendance, c’est un marronnier. Chaque année, dans un souci manifeste d’inviter le grand public à la fête, le Festival ouvre le bal avec une grosse production roborative, voire carrément indigeste. Après le très chargé Gatsby de Baz Luhrmann l’an passé, c’est Grace de Monaco, le biopic signé Olivier Dahan, qui fait office d’amuse-bouche. Auréolé d’un parfum de polémique – le producteur Harvey Weinstein aurait tronqué les ambitions artistiques du réalisateur –, et glamourisé par la présence de sa star Nicole Kidman, l’évènement devrait mettre les commentateurs en verve et affoler les photographes sur le tapis rouge. Quant au film lui-même, qui se concentre sur la frustration d’une Grace Kelly devenue princesse au détriment du cinéma, à en juger par sa bande-annonce chic et toc, on n’en attend pas grand-chose.

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Les chassés-croisés de Rob et Kristen

Les chassés-croisés de Rob et Kristen

Alerte rouge : en théorie, Robert Pattinson et Kristen Stewart pourraient tomber nez à nez dans les couloirs du Palais des festivals. Lui est doublement à l’affiche, en compét’ dans le film de David Cronenberg Maps to the Stars, et en séance spéciale dans le très attendu western australien de David Michôd, The Rover. Elle est au casting du film d’Olivier Assayas Sils Maria, qui concourt également pour la Palme. Poursuivant chacun de leur côté leur réinvention en acteurs intellos après les effets à double tranchant du phénomène Twilight, les ex-amants éternels, qu’on dit en assez mauvais terme, devront donc s’éviter sur la Croisette. Sympas, les organisateurs leur ont facilité la tâche en programmant leurs films à quatre jours d’intervalle. On espère quand même un incident diplomatique.

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Depardieu trouble-fête

Depardieu trouble-fête

Le plus grand acteur français aime décidément emmerder le monde. Après avoir fait scandale pour ses histoires de fuite fiscale et d’amitié poutinienne, Gérard Depardieu s’apprête à pirater le festival de Cannes. Welcome in New York, le film d’Abel Ferrara où il incarne une version fictive de DSK au moment de l’affaire du Sofitel, sera disponible en VOD le 17 mai, tentant les festivaliers de zapper les projections officielles pour se connecter sur le Net. Initié par le producteur du film, le controversé Vincent Maraval, ce lancement inédit permet de faire l’évènement au bon moment, tout en court-circuitant les mécanismes de sélection du festival. Bien joué, Gégé.

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Des acteurs derrière la caméra. Surtout Ryan Gosling

Des acteurs derrière la caméra. Surtout Ryan Gosling

C’est une tendance lourde. Cette année, les sélections parallèles regorgent de films réalisés par des acteurs. La Semaine de la Critique accueille le deuxième long de Mélanie Laurent, Respire, un thriller sur l’attraction fatale de deux adolescentes. Mais c’est surtout au portillon de la catégorie Un Certain Regard que se bousculent les comédiens. La sulfureuse Italienne Asia Argento y présente L’Incomprise, un film autobiographique où Charlotte Gainsbourg joue son double. Mathieu Amalric y propose La Chambre Bleue, une adaptation de George Simenon où il vit une passion avec Léa Drucker… Mais le buzz résonne surtout autour de Lost River, écrit et réalisé par un certain… Ryan Gosling. Lassé de son statut d’homme objet, le sexy boy ne figure même pas au casting de son premier film, qui raconte l’histoire d’une mère célibataire entraînée par son fils dans un monde souterrain. Si on espérait se rincer l’œil, on pourra toujours se rattraper sur le tapis rouge.

6 /10

Saint Laurent, deuxième

Saint Laurent, deuxième

Depuis quelques années, le cinéma français voit double. Deux versions de La Guerre des boutons, deux visions de la vie de Coco Chanel (Coco avant Chanel, puis Coco Chanel et Igor Stravinsky)… C’est au tour du destin d’Yves Saint Laurent de faire l’objet d’un match cinématographique. Quelques mois à peine après le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, avec Pierre Niney dans le rôle-titre et Guillaume Gallienne dans celui de Pierre Berger, son faux-jumeau Saint Laurent, signé Bertrand Bonello, est en compétition officielle. Avec un casting tout aussi séduisant – Gaspard Ulliel dans la peau du couturier, Louis Garrel dans celle de son compagnon, Léa Seydoux en Loulou de la Falaise – ce nouvel opus n’échappera pas à la comparaison. Connaissant le talent singulier de Bertrand Bonello, dont on avait adoré L’Apollonide, le jeu de miroir pourrait bien tourner à son avantage.

7 /10

Des stars à contre-emploi

Des stars à contre-emploi

Rien de tel qu’une bonne performance d’acteur pour réveiller un festivalier. Cette année, on attend tout particulièrement de voir Marion Cotillard en ouvrière au bord du licenciement dans Deux Jours, Une nuit. Habituée du festival, la plus glamour des actrices françaises a l’habitude de s’y mettre en danger (on l’y avait vue amputée dans De rouille et D’os, puis émigrée polonaise soumise à la prostitution dans The Immigrant). Mais sa prestation dans le drame social des frères Dardenne – accent belge, débardeur cheap et zéro maquillage – semble encore plus radicale en termes de déstarisation. Un prix d’interprétation à la clé ? Autre contre-emploi à surveiller de près : celui de Steve Carell, le génial rigolo de The Office, paraît-il fabuleux dans Foxcatcher où il tient le rôle, dramatique cette fois, d’un entraîneur pris d’une pulsion meurtrière.

8 /10

Les séries au cinéma

Les séries au cinéma

Les interactions entre séries et cinéma n’ont jamais été aussi nombreuses. La preuve à Cannes. Alors que la présidente du jury, Jane Campion, s’est récemment illustrée à la télé avec la magnifique Top of the Lake, le genre sériel a cette année les honneurs de la Quinzaine des réalisateurs où Bruno Dumont, l’auteur radical de L’Humanité (Grand Prix du Jury en 1999), présente Le P’tit Quinquin, un polar nordiste et décalé en quatre épisodes, prochainement diffusé sur Arte. On vous l’accorde, on est loin de Game of Thrones. Les fans de séries U.S. pourront se rattraper sur les acteurs, qui envahissent les films cannois. On verra ainsi le Michael C. Hall de Dexter dans le thriller Cold in July, Christina Hendricks de Mad Men dans Lost River, ou, plus surprenant, Josh Charles, l’excellent Will de The Good Wife, en Américain en transit à Roissy dans Bird People, le beau film de la Française Pascale Ferran.

9 /10

Des bombes à la pelle

Des bombes à la pelle

Parce que Cannes, c’est aussi de beaux garçons dans de beaux smokings. Nos chouchous de cette année ? Les évidents Ryan Gosling et Robert Pattinson, qu’on devrait à peine apercevoir dans la nuée de photographes. Le charmant Gael Garcia Bernal, qui siégera au jury de la compétition officielle. L’impeccable duo Gaspard Ulliel-Louis Garrel dans Yves Saint Laurent. Et surtout deux outsiders au look de bad boy et au charme sauvage : Scoot McNairy, qui nous fera de l’œil dans The Rover ; et le Français Reda Kateb, qui triple la mise chez Ryan Gosling, dans Hippocrate, et aux côtés d’Adèle Exarchopoulos dans Qui Vive. C’est ce qui s’appelle occuper le terrain.

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La 3D d’auteur

La 3D d’auteur

Quatre ans après avoir divisé Cannes avec Film Socialisme, Jean-Luc Godard revient en compét’ pour la sixième fois avec Adieu au langage. Aussi ermite soit-il – on ignore encore s’il fera le déplacement – le réalisateur mythique et cryptique d’A Bout de Souffle est en prise avec son temps. Après avoir réalisé un des segments du film collectif 3x3D, Godard s’approprie à nouveau la 3D dans Adieu au langage, où il serait question d’un couple qui se délite et d’un chien doué de parole. Plus souvent réservée aux films les plus spectaculaires, la technologie 3D s’invite avec Godard dans un cinéma plus intimiste. On a hâte de voir ça.

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