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Cinéma : la famille dans tous ses états

La famille mono La famille dingo La famille bidon La famille destroy 5

Hasard perturbant du calendrier : 5 films consacrés à la famille sortent cette semaine sur les écrans. Serez-vous famille mono ou famille dingo ? Famille bidon, destroy ou Xanax ? Et voulez-vous vraiment Catherine Zeta Jones ou Demi Moore comme maman ?

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1 /5

La famille mono

La famille mono

Le film : Mon baby-sitter, de Bart Freundlich, avec Catherine Zeta-Jones, Justin Bartha...


La mère. Sandy aurait mieux fait de ne pas allumer son ordinateur. En farfouillant dans les fichiers numériques, elle tombe sur une vidéo très explicite où son mari invite sa meilleure copine à lui faire une gâterie. Crises de nerf, puis divorce. Sandy déménage à Manhattan et engage un baby-sitter pour s’occuper de ses niards. Ce dernier pourrait être son fils, mais il devient son mec.  


Le père. Suite à la gâterie susmentionnée, il disparaît quasiment du film. Ça tombe bien : c’est un sale con.


Les enfants. Les deux mioches de Sandy sont du genre incontrôlables. Ils bouffent n’importe quoi et causent comme des punks. Ils gagnent néanmoins l’affection du baby-sitter. Ça tombe bien : sans lui, il n’y aurait pas de film.


Bilan de santé : Sur le thème de la famille monoparentale et de la quadra-cougar, Bart Freundlich (époux de Juianne Moore, à la ville) trousse une comédie de mœurs pas franchement inspirée. Catherine Zeta-Jones a l’air de s’amuser. Elle est bien la seule.

2 /5

La famille dingo

La famille dingo

Le film.  Dernier étage gauche gauche, d’Angelo Cianci, avec Hyppolite Girardot, Fellag... 

 

La mère. Aicha aimerait bien rentrer dans son appartement, situé dans une cité difficile, comme on dit. Mais elle ne peut pas. Les flics sont partout et sa famille n’y est pas pour rien.

 

Le père.Il est enfermé dans ledit appartement avec son fils. Les deux mecs ont pris en otage un huissier qui venait accomplir son sale boulot d’expulseur. 

 

Les enfants. Salem, post ado en plein pétage de plomb, désespère ses géniteurs en s’adonnant à divers trafics louches. Il imite les stars du rap et du cinéma en jouant les durs, mais son destin paraît bien palot. Son frère aîné est allé vivre sa vie ailleurs et on le comprend.

 

Bilan de santé. Avec sa famille déglinguée, Angelo Cianci, dont c’est le premier essai, signe un film insolent qui met en scène la banlieue en évitant les grandes leçons de morale. Pas mal.

3 /5

La famille bidon

La famille bidon

Le film.   La famille Jones, de Derrick Borte, avec Demi Moore, David Duchovny...  

 

La mère. Kate Jones,la quarantaine bien tassée mais flamboyante, rend dingues de jalousie toutes ses voisines et dingues dedésir tous ses voisins. Elle porte les plus belles fringues, fréquente les plus belles boutiques, conduit les plus belles voitures. En plus, elle est sympa.

 

Le père. Steve Jones est le pendant masculin de sa Kate d’épouse. Rien ne peut lui résister et d’ailleurs rien ne lui résiste. Il bouffe dans les meilleurs restos, arpente les plus beaux greens de golf, arbore la dentition la plus blanche. En plus, il est sympa.

 

Les enfants. Les Jones ne pouvaient qu’enfanter des gamins parfaits. C’est le cas.

 

Bilan de santé. En pleine forme ! Dans « La famille Jones », tout repose en effet sur une supercherie. Les Jones - père, mère et enfants - n’ont aucun lien de parenté. Ce sont « juste » les employés d’une entreprise de marketing qui installe de fausses familles dans des banlieues friquées, histoire d’inciter la population locale à consommer au maximum. Derrick Borte, le cinéaste, profite de cet argument épatant pour clouer au pilori quelques clichés typiquement U.S. Efficace.

4 /5

La famille destroy

La famille destroy

Le film.   Mother and Child, de Rodrigo Garcia, avec Naomi Watts, Annette Bening... 

 

La mère. Ou plutôt... les mères. « Mother and Child » se conjugue en effet au pluriel et met en scène plusieurs femmes aux prises avec leur maternité, passée ou présente. Et ça ne rigole pas, mais alors pas du tout.

 

Le père. Ou plutôt... les pères. Dans ce film rageusement féministe (et signé par un homme), les mâles se distinguent par leur lâcheté, leur irresponsabilité. Leur unique talent ? La fuite.

 

Les enfants. Malgré la psychologie brinquebalante de leurs mamans et l’hypocrisie minable de leurs papas, les mômes, petits et grands, tentent de trouver leur place en ce bas monde. Ils peuvent toujours tenter

 

Bilan de santé. Pas folichon, on l’aura compris... Rodrigo Garcia signe un film plus noir que noir qui n’hésite jamais à tirer sur la corde lacrymale. Ça marche pourtant. En premier lieu grâce à Naomi Watts et Annette Bening, deux immenses comédiennes.   

5 /5

La famille Xanax

La famille Xanax

Le film.  No et moi, de Zabou Breitman, avec Zabou Breitman, Bernard Campan...

 

 

La mère. Elle ne s’est jamais remise de la mort de son plus jeune enfant. Elle erre depuis dans son appartement parisien, shootée aux antidépresseurs. Et elle se cogne contre les murs de sa solitude intérieure.

 

Le père. Iltente vaille que vaille de maintenir un semblant de vie dans sa vie de famille. Un boulot à plein temps.

 

Les enfants. Lou a 13 ans et, vu le contexte, éprouve quelques difficultés à envisager l’existence avec un sourire béat. La gamine rencontre une jeune SDF, se prend d’affection pour elle et la ramène à la maison. Les plus belles familles seraient-elles celles qu’on s’invente ?

 

Bilan de santé. En adaptant le bouquin de Delphine de Vigan, Zabou Breitman n’y va pas avec le dos de la petite cuiller. Entre la dépression rude de la mère (incarnée par elle-même) et la condition des SDF, le film n’a rien d’une aimable comédie. « No et moi » s’abîme parfois dans le pathos, mais a le mérite de traiter des vrais sujets. Pas si fréquent.

 

Par qui se faire adopter ?

Par la famille bidon, bien sûr, de loin la plus surprenante ! Le film (« La famille Jones ») donne de surcroît l’occasion à Demi Moore d’effectuer un intéressant come-back sur les écrans. Sinon, excepté « Mon baby-sitter », les autres réunions familiales sont à peu près recommandables. Par exemple, un dimanche... 
 

En salles le 17 novembre.

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