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5 films de l’année 2017 à voir (ou revoir) pendant les vacances de Noël

Le soir où vous deviez voir l’un de ces films, vous avez préféré aller prendre un Spritz cacahuètes avec vos potes ? C’est le moment ou jamais de remédier à cette ENORME lacune !

1. Patients, de Mehdi Idir et Grand Corps Malade

1. Patients, de Mehdi Idir et Grand Corps Malade

Qu’est-ce qu’on l’aime ce film ! Vous faites partie des 1,2 millions de français qui l’ont vu ? Eh bien retournez le voir car il y sûrement plein de détails, à la fois réalistes et amusants, qui vous auront échappé. Alors qu’il est le premier concerné par cette histoire (et pour cause : c’est son histoire !) le slameur Grand Corps Malade a poussé la classe à faire jouer son propre rôle – celui d’un jeune homme envoyé en rééducation après un grave accident - par un acteur formidable : Pablo Pauly (tout aussi formidable est le jeune Franck Palize en ado coléreux couverts d’escarres.) Et le traitement que lui et son comparse Mehdi donne à l’histoire d’amour dans ce premier film est aussi intelligente qu’inattendue. 

2. Cherchez la femme, de Sou Abadi

2. Cherchez la femme, de Sou Abadi

Apres l’avoir vu, on s’était dit "c’est quitte ou double" : ou tout le monde allait détester ce film qui ose s’amuser d’un sujet qui a fait trembler la France ces derniers mois : l’endoctrinement de jeunes par Daesh. Ou bien, on allait faire un triomphe à cette histoire romanesque menée à un train d’enfer, à la façon d’une comédie américaine (du style Certains l’aiment chaud). Et bien, c’est l’entre-deux qui est arrivé (300 000 entrées en France). Et l’on est un peu déçu. S’il est vrai que, dans la vraie vie, on aurait tout de suite distingué un mec sous l’accoutrement de femme voilée de Félix Moati dans le film, ce n’est pas grave non plus: l’important, c’est que le couple formé par Félix et Camélia Jordana soit crédible et super moderne. Et dans un second rôle, Anne Alvaro, en mère fantasque, et William Lebghil, en frère endoctriné, sont tous les deux parfaits.

 

3. Le Caire Confidentiel, de Tarik Saleh

3. Le Caire Confidentiel, de Tarik Saleh

Il n’est pas drôle, ce film. Mais c’est un peu la caractéristique d’un polar d’être un peu glauque, non ? Dès les premières images (magnifiques du directeur de la photo Pierre Aïm), on adhère à fond à cette histoire de policier véreux qui devient de moins en moins véreux à mesure qu’il enquête sur l’assassinat d’une prostituée dans un hôtel du Caire. Grand Prix mérité du dernier Festival du film policier de Beaune, ce film noir est d’autant plus surprenant et atypique qu’il a pour toile de fond la révolution égyptienne de 2011, événement suggéré par de judicieux petits détails (un policier anti-émeute qui ôte son casque pour regarder, consterné, des snipers planqués derrière des remparts) à défaut d’avoir de gros moyens pour le faire. Dans Le Caire Confidentiel, les méchants sont bien méchants, le héros désabusé comme il faut (génial Fares Fares) et héroïne fatale et magnétique à souhait. Et on imagine que l’actrice qui l’incarne, Hania Amar, ne nous appellera pas, cette fois-ci, pour nous demander "Pourquoi vous n’avez pas cité mon nom  dans votre chronique ?" puisque cette fois-ci : c’est fait !

4. Les figures de l’ombre, de Theodore Melfi

4. Les figures de l’ombre, de Theodore Melfi

Toutes ces histoires de ségrégation raciales aux Etats-Unis nous dépriment toujours profondément. Comment les gens ont-ils pu être aussi cons ? C’est évidemment ce qu’on se dit lorsque ce film nous apprend que les femmes noires ayant travaillé à la NASA dans les années 60 n’avaient pas le droit d’aller dans les toilettes des blancs ni de servir de la théière collective. Et l’on saute de joie lorsque, dans une scène clef du film, l’un des pontes de l’institution (génial Kevin Costner), prend une hache pour abattre le panneau séparant les blancs des noirs. "Tout le monde pisse de la même couleur !" tempête-t-il. Au-delà d’une leçon d’histoire, ce film est une feel good story à laquelle l’actrice Octavia Spencer et la chanteuse Janelle Monae apporte une grâce et une chaleur particulières.

 

5. Jeune Femme, de Leonor Serraille

5. Jeune Femme, de Leonor Serraille

Alors là, on s’insurge : comment ? Ce film n’a pas eu le succès d’un autre film qu’on adore 120 Battements par minute ? Lorsqu’on a rencontré, quelques mois plus tard, l’héroïne du film, l’actrice Laetitia Dosch, celle-ci nous a consolé : "Mais 100 000 entrées, c’est déjà bien vous savez !" Comme on n’a quand même de l’amour propre, on ne lui a pas dit, à Laetitia, à quel point on l’a trouvé époustouflante dans ce rôle de "jeune femme" qui pète les plombs après avoir été larguée par son mec. Etrange : ce personnage nous tape pas mal sur les nerfs au début du film (un peu comme ces amis qui nous mordent quand on leur tend la main), et on ne veut plus la quitter quand arrive le mot "fin". C’est que le talent de la réalisatrice est passé par là. Son film est le portrait tout craché de notre époque, entre déprime et fous-rires.

 

Erick Grisel
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