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"The Two Faces of January" : quand Viggo Mortensen fout la trouille

"The Two Faces of January" : Quand Viggo Mortensen fout la trouille

Dans "The Two Faces of January", Hossein Amini met en scène un trio d’Américains en balade en Grèce dans les années 60. Une bluette ? Rien du tout. Plutôt un film noir tendu où Viggo Mortensen fait joliment peur. Kirsten Dunst peut trembler. Nous aussi.

Eté 1962, la Grèce sous un soleil de plomb. Chester et Colette MacFarland, un couple de riches américains en promenade dans la vieille Europe, visitent les sites touristiques d’Athènes d’un œil distrait et semblent plus préoccupés par leur look élégant et les cocktails servis dans les grands hôtels que par l’intérêt de la culture locale. Au gré de leur périple épicurien, ils croisent un séduisant jeune homme : Rylad, lui aussi américain d’origine, qui leur sert de guide dans la capitale. Entre Colette et Rylad, le coup de foudre semble aussi immédiat que réciproque et, Chester, qui remarque l’idylle en germe, ne prend logiquement pas très bien la chose. Mais le pire est à venir car chaque personnage dévoile bientôt de très étranges zones d’ombre. Et si le couple de dandys chics n’était qu’une paire d’escrocs en cavale ? Et si le charmant Rylad dissimulait, derrière son sourire et ses bonnes manières, des sentiments troubles ? Suspense.

Ne pas se fier à la carte postale et à la reconstitution chromo des sixties… Dans The Two Faces of January, Hossein Amini, qui signe son premier film après avoir (entre autres) écrit le scénario de Drive (starring Ryan Gosling), nous entraine dans un thriller sous haute tension où la manipulation impose partout ses lois. Pourquoi Chester et Rylad vont-ils se retrouver contraints à la fuite ? Pourquoi Colette va-t-elle devoir les accompagner et composer avec les deux mâles aux abois ? Alors que le film, étrange mais inégal, ne ménage pas ses effets et s’abîme parfois dans l’invraisemblance, il a toutefois un mérite incontestable : permettre à son trio de comédiens de s’en donner à cœur joie dans le registre 100% anxiogène.

Si, à ce petit jeu flippant, Oscar Isaac (Rylad) et Kirsten Dunst (Colette) font preuve d’une indiscutable conviction, la palme de l’ambiguïté et du stress revient néanmoins à Viggo Mortensen (Chester), qui, sous ses beaux costumes estivaux et son chapeau de paille, camoufle un tempérament de psychopathe qui donne au film tout son intérêt. Regard translucide et froideur apparente, Viggo/Chester trimbale dans The Two Faces of January des instincts basiques qui ne demandent qu’à s’exprimer et ne manqueront pas de le faire. Tant pis pour Oscar/Rylad et tant pis pour Kirsten/Colette, mais assurément tant mieux pour nous qui frissonnons de joie en admirant Viggo dans tous ses états inquiétants.

"The two faces of january", de Hossein Amini, avec Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac… Sorti le 18 juin.

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