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"The Square" : que vaut vraiment la Palme d’or du dernier Festival de Cannes ?

"The Square" : que vaut vraiment la Palme d’or du dernier Festival de Cannes ?

A Cannes, en mai dernier, Ruben Östlund a remporté la Palme d’or au nez et à la barbe de tous les favoris de la compétition. Un scandale ? Une faute de goût ? On vous dit tout.

Le 28 mai dernier, à l’heure du palmarès du Festival de Cannes, les professionnels de la profession cinématographique s’attendaient à acclamer Robin Campillo et son 120 battements par minute, un film qui semblait promis à recevoir la Palme d’or. Patatras, Campillo dut finalement se contenter du Grand Prix (la médaille d’argent locale), alors que la consécration suprême fut décernée au Suédois Ruben Östlund, un metteur en scène jusqu’alors inconnu hors du cercle des cinéphiles obsessionnels. Son film, The Square, sélectionné à la dernière minute dans la compétition, méritait-il un tel honneur ? Probablement pas. Cinq mois après la clôture de la grand-messe cannoise, faut-il toujours hurler au scandale ? Non plus…


Dans The Square, Ruben Östlund dresse le portrait corrosif du dénommé Christian (Claes Bang, convaincant), une sorte de super bobo suédois qui bosse comme conservateur dans un important musée d’Art Contemporain. Ne jurant que par la modernité en art et par la tolérance humaniste dans la vraie vie, ce héros très propre sur lui s’apprête à inaugurer une exposition censée inviter chaque visiteur à s’interroger sur son propre rapport à l’altruisme. Un beau concept, que Christian n’applique en rien dans sa vie privée, puisqu’en gros, il ne pense qu’à sa gueule et se soucie beaucoup plus de la perte de son téléphone portable que du sort de l’humanité en souffrance. Bientôt, tout déraille dans la vie de Christian. Les petits génies de la com' qui bossent à ses côtés inventent une campagne de promotion qui se métamorphose en scandale majeur sur les réseaux sociaux et ailleurs. Une fille avec laquelle Christian a couché un soir (Elizabeth Moss, géniale) le poursuit de ses assiduités inquiétantes. Un dîner pour les mécènes du musée se transforme en happening ultra violent avec un type déguisé en gorille qui frappe à toute volée les convives. On en passe…


Un homme étouffé par ses contradictions et une société, la nôtre, qui ne sait plus du tout où sont nichées ses valeurs : pour traiter son "gros" sujet, le réalisateur-bonne nouvelle-privilégie l’humour noir grinçant et la comédie délirante. Brillamment mis en scène, The Square, avec son regard acide sur le petit monde de l’art contemporain et son sens très sûr de l’absurde, compte de nombreux morceaux de bravoure et certaines scènes s’imposent même parmi les drôles et délirantes de l’année cinéma. Problème : la farce critique dure… 2 h 31, le temps pour le cinéaste (hélas) de souligner à très gros traits ses intentions et de se regarder prendre la pose. Plus court, le film se serait probablement imposé comme une réussite stimulante. En l’état, The Square séduit par intermittences, mais irrite à force de radotages. Une palme en demi-teinte.

The Square, de Ruben Östlund, avec Claes Bang, Elisabeth Moss, Dominic West… Sortie le 18 octobre.

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Olivier De Bruyn
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