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"Spectre" est-il un bon (James) Bond ?

"Spectre", est-il un bon (James) Bond ?

Dans "Spectre" Daniel Craig enfile de nouveau le costume de 007 pour d’inédites aventures musclées. Le blockbuster mérite-t-il le déplacement ? On vous dit tout.

Mexico, pendant le carnaval des morts… Alors que tous les habitants, déguisés façon Halloween géant, s’agitent dans la liesse, le séduisant 007 et une non moins séduisante inconnue s’apprêtent à effectuer quelques galipettes érotiques dans une luxueuse chambre d’hôtel. Fausse alerte au coït ! Au moment fatidique, Bond, James Bond, doit en effet se rhabiller fissa pour aller régler leur compte à quelques mafieux patibulaires qui préparent un gigantesque attentat. Fusillades, immeubles qui s’effondrent, baston homérique dans un hélicoptère… James se sort évidemment indemne de l’aventure et le générique, après une dizaine de minutes pétaradantes, peut du coup imposer ses lois. La suite, qui dure 2 h 20, racontera par le menu la lutte de l’agent 007 contre une ténébreuse organisation criminelle internationale - baptisée "Spectre" - qui vise au contrôle absolu de la Planète et compte peut-être des complices au sein des services secrets de sa Majesté. Ces derniers sont parallèlement l’objet d’une gigantesque réorganisation. Le nouveau boss qui règne en ces lieux vénérables (une sorte d’Emmanuel Macron local) estime que les agents façon 007 sont des ringards à l’heure du libéralisme décontracté. Bond parviendra-t-il à échapper aux multiples périls venus de l’intérieur et de l’extérieur ? Pourra-t-il compter sur l’aimable collaboration de ses rares amis et sur la douce compréhension des filles qui croiseront son chemin ? Suspense ou pas ?

Amis des pré-génériques ébouriffants, ne passez pas votre chemin ! La scène d’ouverture mexicaine de Spectre est un modèle du genre, une pépite où les "fondamentaux" de la saga Bond (action, humour, sophistication) sont déclinés avec le meilleur goût. Un petit quart d’heure de bonheur, donc, qui, hélas, ne sera pas confirmé par la (longue) suite qui, comme il se doit, se déroulera partout sur le globe : Italie, Autriche, Maroc, etc. Malgré un argument excitant (007 contre la mondialisation économico-mafieuse) et le savoir-faire incontestable de Sam Mendes (déjà aux manettes de Skyfall, mais surtout auteur de quelques pépites comme American Beauty et Les noces rebelles), le film souffre de cruelles béances scénaristiques et, plus grave, manque globalement d’invention et de tonus. Du coup, face à ce "grand spectacle" ultra codifié qui traine en longueur, le spectateur guette les passages obligés et compte les points. Le méchant ? Christoph Waltz fait ce qu’il peut, mais son cabotinage fonctionne avec une toute autre intensité chez Tarantino (Inglourious Bastards, Django Unchained). Le héros ? Daniel Craig, toujours aussi monolithique, affiche un charisme et un sex-appeal également modestes. Les filles ? Monica Bellucci n’a que quelques scènes maladroites à se mettre sous la dent  et son emploi en veuve volcanique semble bien artificiel. Quant à Léa Seydoux, dont le personnage est nettement plus consistant, on n’est pas convaincu que son pedigree d’actrice (si souvent convaincant) soit idéal pour cette partition à la fois musclée, glamour, raffinée et… potiche. Aussi peu à l’aise dans les bras de 007 que les armes à la main, Léa ne rentrera probablement pas dans l’histoire des James Bond Girls. Sa belle carrière s’en remettra très bien…

"Spectre", de Sam Mendes, avec Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux, Monica Bellucci… Sortie le 11 novembre.

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Olivier De Bruyn
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