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"Room" : un film rude porté par Brie Larson

"Room" : un film rude porté par Brie Larson

Dans "Room", le film de Lenny Abrahamson, Brie Larson incarne une jeune maman séquestrée avec son fils pendant de longues années par un psychopathe… Un rôle 100% dramatique qui lui a récemment valu un Oscar. Justifié ou pas ?

Une banlieue américaine ordinaire. Ordinaire et, en l’occurrence, très inquiétante… Un petit garçon, Jack, et sa mère, Mia, sont prisonniers depuis plusieurs années dans une pièce obscure emménagée au fond du jardin de leur ravisseur. Ce dernier, un psychopathe, rend quotidiennement visite à ses victimes et abuse sexuellement de la jeune mère, qui fait en sorte que son fils ne soit jamais témoin du pire en le planquant dans une armoire. Le reste du temps - qui semble évidemment interminable - l’héroïne et Jack se racontent des histoires qui leur permettent tant mal que bien de s’évader dans l’imaginaire et tentent d’échapper à la démence, à défaut de pouvoir s’échapper de ces quatre murs qui constituent leur seul horizon depuis des lustres. Le petit garçon aux cheveux longs est né dans cette chambre funeste et il n’imagine pas un seul instant qu’une autre vie puisse exister ailleurs.

Ne redoutez pas le spoiler ! Le duo mal-en-point - pas de suspense - parviendra assez rapidement à s’évader et pourra ainsi renouer avec une existence normale. Vraiment ? Tout l’intérêt du film est niché dans cette pseudo normalité qui ne relève en rien de l’évidence… Comment renaître à la vie après avoir survécu de si longues années dans un tel contexte ? Sujet noir et… fiction à peu près passionnante. Room, le beau film de Lenny Abrahamson, fait beaucoup parler de lui depuis sa sortie dans les salles américaines, couronnée par un important succès critique et public. Point d’orgue : l’Oscar de la meilleure actrice reçu la semaine dernière par l’inattendue Brie Larson, impeccable dans la peau de cette mère courage qui tente de sauver son fils et elle-même des griffes d’un tortionnaire et de la folie qui menace. Libre adaptation du best-seller homonyme de l’Irlandaise Emma Donoghue (Editions Stock), Room s’inspire de l’histoire terrifiante de Natascha Kampusch, cette Autrichienne qui vécut huit années en captivité dans une cache aménagée par son ravisseur. Divisé en deux parties (la séquestration, puis le difficile apprentissage de la liberté), Room, sans jamais céder aux épanchements et à la complaisance, met en scène avec subtilité l’horreur de la claustration, la violence du retour à la prétendue "normalité" et, surtout, la relation vitale, entre une mère et son fils. Malgré quelques ficelles scénaristiques qui ressemblent à des câbles, le film vise juste et, la plupart du temps, évite les surenchères lacrymales qui lui tendaient les bras. Rude et dérangeant, pour le (presque) meilleur.

"Room", de de Lenny Abrahamson, avec Brie Larson, Jacob Tremblay… Sorti le 9 mars.

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Olivier De Bruyn
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