• Fashion Week Glamour

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir
Inboard

Quoi de neuf cette semaine au cinéma ?

paris manathan

Gros films et outsiders, stars et nouveaux visages, scènes X et dialogues fun : chaque semaine, Glamour.fr voit l’actu ciné autrement.

La fille : Alice Taglioni dans Paris-Manhattan

Alice dans la peau d’Alice

Pour son premier film, Sophie Lellouche (aucun rapport avec son quasi homonyme Claude) ne s’est pas foulée quand elle a choisi un prénom pour son héroïne. Dans Paris Manhattan, la troisième comédie romantique estivale made in France après le tristounet Un Bonheur n’arrive jamais seul et l’épatant Je me suis fait tout petit, Alice Taglioni joue Alice, une fille qui a tout pour réussir. Tout sauf l’essentiel : elle n’arrive pas à trouver un mec qui la séduise, l’ensorcelle, la surprenne, lui donne envie de filer fissa sous la couette. Pharmacienne de son état, Alice, depuis des lustres, voue un culte à un certain Woody Allen et, plutôt que d’affronter les mâles dans la vraie vie, elle préfère se réfugier dans les films de son aîné new yorkais. Bientôt, un type qui n’a pourtant rien pour lui plaire, le dénommé Victor (Patrick Bruel), lui prouvera peut-être que la vie et lui-même méritent d’être embrassés.

Plusieurs bonnes nouvelles au menu de Paris-Manhattan, une comédie inégale mais sympathique. Primo, l’apparition désopilante, dans son propre rôle, de Woody Allen himself, en ballade à Paris et qui croise sur son chemin l’héroïne monomaniaque. Secundo, la prestation farfelue d’Alice Taglioni, impeccable dans la jolie peau d’Alice qui peine à trouver sa moitié en ce bas monde. Les meilleures scènes du film doivent beaucoup à son énergie trépidante et à ses touchantes maladresses.

Paris-Manhattan, de Sophie Lellouche, avec Alice Taglioni, Patrick Bruel. Sortie en salles prévue le 18 juillet 2012.

Le mec : Melvil Poupaud dans Laurence Anyways

La plus belle pour aller danser

Bien trop rare sur les écrans, l’excellent Melvil Poupaud ne fait pas exactement le voyage pour rien dans Laurence Anyways… Quand le film déroule ses premières bobines, lui s’appelle Laurence et sa petite amie Fred. Cette étrangeté n’est qu’un amuse gueule, car le meilleur, et de loin, est à venir. Après moult détours et hésitations, Laurence, le soir de son trentième anniversaire, annonce en effet à Fred sa décision de devenir… une femme. Et le mec d’assumer ensuite son fantasme 100 % girly, avec l’aide de sa copine.

Une farce travestie lourdissime ? Une prise de tête sentencieuse sur les chausse-trappes de l’identité sexuelle ? Deux fois non. Dans Laurence Anyways, un film inventif qui rappelle parfois Almodovar et Wong Kar-Wai, Xavier Dolan, le cinéaste, suit au plus près les gesticulations de son personnage pour assouvir son désir si profond. Dans le rôle ambigu, Poupaud convainc autant en mâle ténébreux qu’en vamp perchée sur des talons interminables. Deux Melvil pour le prix d’un ? On prend.   

Laurence Anyways, de Xavier Dolan, avec Melvil Poupaud, Suzanne Clément. Sortie en salles prévue le 18 juillet 2012.

L’outsider : The Exchange

Tempête sous un crâne

Il y a quelques années, sa Visite de la fanfare avait cartonné un peu partout sur la planète. Avec The Exchange, son second film, l’Israélien Eran Kolirin ne caresse pas exactement le grand public dans le sens du poil.

Oded, un jeune prof, file a priori le parfait amour avec sa copine, une architecte qui bosse à domicile. Un jour, contrairement à ses habitudes, il rentre chez lui en plein milieu de l’après-midi. Et il s’aperçoit qu’il ne supporte plus rien dans sa vie. Pourquoi aller bosser tous les matins ? Pourquoi jouer les compagnons prévenants ? Pourquoi ne pas jeter son existence à la poubelle ? Sans rien perdre de son calme apparent, Oded dynamite tout ce qui structure son quotidien… Comme un lointain cousin artistique du meilleur Polanski, Eran Kolirin plonge profond dans l’ambivalence de son personnage et instaure une atmosphère éminemment trouble. Résultat : un des films les plus surprenants de l’été.

The Exchange, de Eran Kolirin, avec Dov Navon, Rotem Keinam. Sortie en salles prévue le 18 juillet 2012.

LIRE LA SUITE
Olivier De Bruyn
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.