• glamour-snippet-ysl-blackopium
  • Fashion Week Glamour

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir
joursheuresminutessecondesdécouvrir
Inboard

Quoi de neuf cette semaine au cinéma ?

Blanche neige

Gros films et outsiders, stars et nouveaux visages, scènes X et dialogues fun : chaque semaine, Glamour.fr voit l’actu ciné autrement.

Le gros machin : Blanche neige et le chasseur.

Est-ce bien raisonnable ?
C’est à se demander à quoi carburent les décideurs de Los Angeles ces temps-ci… Pour donner des couleurs inédites à l’immaculée Blanche Neige (deux mois à peine après une version réunissant Julia Roberts et Lily Collins), les pontes hollywoodiens se sont sévèrement creusés les méninges et ont fomenté le projet suivant. Primo, rédiger un script qui rajeunit et muscle l’affaire : voici donc Blanche Neige qui traverse la grande forêt flippante inventée par les frères Grimm en compagnie d’un chasseur viril auquel elle n’est pas insensible. Secundo, imaginer des effets spéciaux qui entraine la jolie histoire aux confins du gore : en conséquence de quoi, divers monstres patibulaires et bestioles en putréfaction s’agitent dans la toile de fond. Tertio, convoquer une nouvelle star brune twilightisée pour incarner le rôle-titre : et revoilou l’inévitable Kristen Stewart, in fine plutôt convaincante, comme toujours. Quatro, engager une moins nouvelle star blonde dans celui de la méchante : et voilà Charlize Theron face à son miroir qui, le vilain, ne veut plus lui dire qu’elle est la plus sexy.

Le résultat ? Plus qu’improbable. A la fois pompier, grandiloquent et ridicule (Blanche Neige finit en quasi Jeanne d’Arc, l’armure collée au corps et le sabre au vent), le film s’étire sur deux longues heures et risque fort de décevoir tout le monde. Les gamines qui cauchemarderont pendant tout l’été. Les ados et post qui ont biberonné à Twilight et n’ont pas envie de voir Kristen métamorphosé en Blanche. Quand aux autres, les "adultes", il n’ont éventuellement qu’une bonne raison de se déplacer : contempler Charlize aux prises avec une invraisemblable partition de grande prêtresse S.M, obsédée par un look qu’elle voudrait juvénile pour toujours. Au second (ou au troisième) degré, c’est un pur bonheur. Au premier, c’est raide.     

Blanche Neige et le chasseur, de Rupert Sanders, avec Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth…

La fille : Freida Pinto, dans Trishna.

Beauté volée
Depuis sa révélation en 2008 dans Slumdog Millionaire, son impeccable silhouette et son sourire désarmant aimantent les cinéastes. Après avoir inspiré Woody Allen (Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu) et Jean-Jacques Annaud (Or noir), Freida Pinto incarne aujourd’hui l’héroïne du nouveau film de Michael Winterbotton : Trishna.

Dans la peau d’une ravissante (forcément ravissante) Indienne désargentée qui tombe raide amoureuse d’un jeune type fortuné - d’abord délicieux, puis odieux - la comédienne confirme ses prédispositions pour les rôles ambigus, loin des compositions seulement décoratives. Dans un premier temps prisonnière de sa naïveté, Trishna se rebelle ensuite contre le mauvais sort machiste et semble prête à tout, même au pire, pour s’émanciper. Résultat : deux partitions en une pour Freida et la preuve par deux qu’il y a de bonnes raisons de croire en elle.   

Trishna, de Michaël Winterbottom, avec Freida Pinto, Riz Ahmed…  

L’outsider : La petite Venise

Amitié clandestine. Elle est jeune, jolie, vient de Chine et, exploitée par une bande de mafieux, travaille en Italie pour quelques centaines d’euros mensuels. Les bons mois. Il est vieux, fatigué de tout, et traine sa lassitude sur une île sans charme de la lagune vénitienne. Entre ces deux personnages que tout sépare (la langue, l’âge, l’histoire personnelle), une relation chaste et bouleversante voit pourtant le jour, pendant… quelques jours.

Dans La petite Venise, son beau premier film, l’Italien Andrea Segre oublie les clichés touristiques sur la bien connue Sérénissime et met en scène l’envers de la carte postale. Un univers trouble, menaçant où les clandestins (clandestines) sont censé(e)s tout accepter en silence s’ils veulent espérer voir leur triste sort devenir un peu moins triste. Au final, un film délicat et sensible qui donne l’occasion à la formidable Zhao Tao, vue dans les fictions de son compatriote Jia Zhangke, de faire parler d’elle dans le cinéma européen. Elle n’en restera probablement pas là

La petite Venise, de Andrea Segre, avec Zhao Tao, Rade Serbedzija…

LIRE LA SUITE
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.