• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

Rencontre avec Jérémie Elkaïm

Jérémie Elkaïm 1

Arrivé en scooter, Jérémie Elkaim a choisi la terrasse du café Beaubourg pour répondre à notre interview "Et si..." à l'occasion de la sortie de Polisse, le nouveau film de Maïwenn. Rencontre avec le nouveau beau gosse du cinéma français.

Et si... tu devais comparer la méthode Valérie Donzelli et la méthode Maïwenn ?
S'il faut trouver des similitudes, je dirais qu’elles ont toutes les deux le désir de liberté de fabriquer un objet comme elles l’entendent. Avec leur méthode, leur façon, leur système. Dans les deux cas, pas de cérémonial. Elles ne font pas des films comme il faut faire.

Et si... tu devais définir Maïwenn ?
Pour elle il n’y a que des preuves d’amour. Et ça détermine son rapport au monde.


Et si... il ne te restait qu'une seule anecdote sur Polisse ?
Une anecdote je ne sais pas, ce qui me reste c’est le visage de Maïwenn à côté de la caméra à vivre les scènes en empathie avec les acteurs. Elle me réclamait fréquemment pendant les prises de dire des mots compliqués : "Dis des mots compliqués ! Dis des mots compliqués !"

Et si... tu me parlais de Joeystarr ?
J’ai aimé le rencontrer. Il ne peut pas faire l’économie de lui-même. Brut de décoffrage, jamais dans une fabrication sociale, il ne peut pas faire semblant, au point d’être parfois dépassé. Cette solidité dans sa nature fait de lui un révélateur des autres, presque comme un miroir. Et puis il est très drôle, il manie brillamment la répartie. Pour moi qui en suis totalement dépourvu, c’est la fête…

Et si... tu vas aux Oscars avec La guerre est déclarée, à côté de qui aimerais-tu être assis ?
D’une jolie femme. Ah et aussi à côté de celui qui fait toutes les voix des bandes-annonces, celui qui a une voix très grave. J’aurais mille questions à lui poser, savoir comment il s’épanouit avec ce métier.

Et si... tu ne devais garder un livre ?
Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes.

Et si... tu devais garder un chanteur ?
David Bowie.

Et si... tu devais choisir une tenue pour sortir ce soir ?
Je ne réfléchis pas vraiment aux tenues que je choisis, il faut principalement que mes habits sentent très fort la soupline. Mais je porterais sûrement une chemise sobre, un jean dégueulasse parce que je le mets tous les jours, une paire de basket un peu déglinguée et une veste Fred Perry.

Et si... tu avais le choix entre le jour et la nuit ?
D’ordinaire je vis plutôt la nuit, je suis totalement insomniaque et j’ai appris à mettre à profit mes insomnies. Danser, boire, être nu, accompagné. On ne voit véritablement quelqu’un que dans un lit, c’est le lieu des aveux et du grain de peau. Cela dit  en ce moment je fais 6 heures de danse par jour, je finis dans un état pitoyable et je m’écroule la nuit tombée.

Et si... tu n'avais pas été comédien, tu aurais voulu faire quoi comme métier ?
J’aurais adoré être facteur. Rencontrer des êtres humains que rien ne me destinait à rencontrer, être dans leur intimité en leur transmettant bonnes et mauvaises nouvelles. Bon j’ai conscience que c’est un peu une vision fantasmée du métier. Les horaires et le vélo ont l’air plus sympa que les salaires.

Et si... tu devais définir une journée type ?
Je n’ai rien de type. Ni journée, ni appartement, ni femme. Rien n’est fixe dans ma vie. Je suis un Sans Domicile Fixe de tout. Sauf peut être ma place dans le lit !

Et si... tu devais me dire de quoi t'as peur ?
De tout. Je suis un énorme lâche. Par exemple s'il  se passe quelque chose, j’interviens de loin mais après je pars en courant. Sinon j’ai peur d’être fou, j’ai peur d’être seul, j’ai peur de prendre l’avion, j’ai peur de ne pas prendre l’avion. J’ai tout le temps peur. Oui c’est effrayant, je ne suis pas très libre.

Et si... tu pouvais être une comédienne ?
Marylin Monroe. Pour m’embrasser dans un miroir.

Et si... tu me parlais de tes deux passions ?
Rire et baiser. En même temps c’est dur de trouver la connivence entre les deux. Je ne me souviens pas avoir eu de fou rire pendant un orgasme.

Et si... tu tournais un peu avec des hommes?
J’ai beaucoup de mal avec eux. Je n’ai pas la culture de l’amitié virile.

Et si... tu te définissais en tant que papa ?
J’ai deux enfants et je ne suis pas le même père pour les deux. Je suis vieux jeu. Je pense que pour un enfant il n’y a de possibilité de s’épanouir et d’être libre que dans un cadre, sous une autorité. Un vieux con j’te dis…

Et si... on te dit que tu as pris la grosse tête ?
J’ai toujours eu la grosse tête ! Je suis un crâneur, c’est affligeant. J’ai une haute estime de moi comme tous les gens complexés avec leur identité. En même temps on est tous la grosse tête de quelqu’un !

Et si... tu rencontres une fille, qui fait le premier pas ?
Je ne peux pas te le dire, c’est un jeu qu’on fait à deux. Mais un rapport de séduction c’est un bon moyen de passer le temps avant de mourir. Alors je m’y adonne de temps en temps avec les femmes, les hommes, les animaux, un peu tout ce qui bouge...

Et si... tu étais un bar de Paris ?
Je serai le Lutecia St Louis. Parce que le gérant est le sosie de Jude Law. En fait je dirais que c’est Jude Law qui lui ressemble !

Et si... tu te souvenais de ta première rencontre avec le cinéma ?
Quand j’étais gosse ma belle-mère a perdu à un jeu télévisé et comme lot de consolation, on a reçu mille VHS de films de la Warner. Et j’ai tout regardé, puis tout regardé et regardé encore... je ne faisais plus beaucoup mes devoirs!

Et si... on allait au ciné, on irait voir quoi ?
The Artist. Je ne l’ai pas vu. Ca fait plutôt envie non ?

Et si... tu nous donnais une bonne raison d'aller voir Polisse ?
Le film est le reflet de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs ). C’est un lieu de travail très dur. C’est éprouvant psychologiquement d’avoir à traiter quotidiennement des affaires de viol et violence sur enfants. Les enjeux sont forts. Donc les policiers sont obligés de se protéger, ils utilisent l’humour et la trivialité comme remparts. Le film est vraiment le reflet de ça. Polisse est un film puissant émouvant et drôle.

Et si... tu nous livrais une indiscrétion sur toi ?
J’adore montrer mon sexe.

Lire aussi : Polisse, une histoire de filles ?

 

LIRE LA SUITE
Nicolas Beguin
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.