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"Plonger", de Mélanie Laurent : la noyade assurée ?

"Plonger", de Mélanie Laurent : la noyade assurée ?

Un homme se lance dans une quête éperdue pour retrouver celle qu’il aime et avec laquelle il vient d’avoir un enfant. Que vaut ce troisième long-métrage de Mélanie Laurent ?

Il s’appelle César, a été autrefois un grand reporter de guerre et pratique désormais son métier de journaliste avec une distance un rien cynique vis-à-vis de ses contemporains. Elle s’appelle Paz, travaille comme photographe tendance arty et ne jurent que par les expériences extrêmes et radicales. Quand les deux personnages se rencontrent en Espagne, un coup de foudre exponentiel impose ses lois et les entraîne à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre. Rapidement, César et Paz, emménagent dans un appartement à Paris. Puis rapidement, Paz tombe enceinte et donne des signes d’étouffement dans son quotidien. Après avoir accouché, épuisée par une existence devenue bien trop monotone à son goût, l’héroïne disparaît sans explication, laissant César dans l’angoisse. Ce dernier décide de partir à la recherche de son grand amour. Le voyage l’entraîne à Oman où il devra peut-être affronter l’inacceptable, voire pire.


Dans sa carrière de cinéaste, une carrière ambitieuse et surprenante, Mélanie Laurent aime prendre des risques, ce que personne ne lui reprochera. Après avoir signé une fiction tordue et stimulante sur une famille déglinguée ("Les adoptés") et un film puissant sur la manipulation entre deux ados ("Respire"), la réalisatrice, également coauteur d’un documentaire écolo qui a triomphé au box office ("Demain", signé avec Cyril Dion), accomplit un retour en demi teinte avec Plonger, une adaptation d’un bouquin de Christophe Ono-dit-Biot qui avait cartonné en librairies lors de sa publication en 2013. Dans ce nouveau film, la cinéaste remet sur le métier quelques-unes de ses obsessions : les relations passionnelles vampiriques, les fantasmes d’échappées belles, la souffrance de l’absence... Des arguments prometteurs… sur le papier. Hélas, le film, accumulant les clichés, sombre  dans l’outrance et le sentimentalisme embarrassant. Avec sa belle disparue énigmatique (Maria Valverde, ravissante) et son néo papa en souffrance (Gilles Lellouche, en surrégime lacrymal), la cinéaste, contrairement à ses excellentes habitudes, néglige le mystère et l’ambiguïté. Mal à l’aise en Espagne comme à Paris ou à Oman, Mélanie Laurent aligne les scènes convenues qui, à force de chercher à tout prix à titiller l’émotion du spectateur, le laissent de marbre. Un paradoxe du genre douloureux… 

"Plonger", de Mélanie Laurent, avec Gilles Lellouche, Maria Valverde, Marie Denarnaud… Sortie le 29 novembre.

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Olivier De Bruyn
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