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Paul Verhoeven et le sexe : une longue histoire avant "Elle"

Turkish Delight

Dans "Elle", Paul Verhoeven dirige Isabelle Huppert et met en scène une dérangeante histoire de sexe et de manipulation. Le cinéaste n’en est pas à son coup d’essai. Flashback.

Turkish Délices : débutant et déjà hot

Années 70, années de la libération sexuelle. Eric, un artiste qui mène sa vie de bobo avant l’heure, entretient une relation brûlante avec Olga, une jeune femme née dans une famille hyper réac… Passion pour les histoires sulfureuses, incorrection, provocation : dès ses débuts, le Hollandais Paul Verhoeven se distingue par son sens très sûr de la transgression. Il le prouve dans Turkish Delices (1973), tourné dans son pays natal où il met en scène deux personnages qui ne pensent qu’à "ça" (ça = le cul), le prouvent devant la caméra, et choquent les bonnes mœurs de leurs contemporains obtus.


Crédit : Carolco Pictures.

Basic Instinct : Sharon Stone abrasive

Années 90, années de la régression sexuelle et du retour au puritanisme. Un flic américain, Nick (eh oui !), enquête sur le meurtre d’une star du rock et entame une liaison torride avec la principale suspecte : Catherine Tramell. En 1992, Paul Verhoeven, exilé depuis de longues années aux Etats-Unis où il aligne les succès (Robocop, Total Recall), signe Basic Instinct un des plus gros cartons commerciaux de la décennie. Un film qui révèle une actrice aussi belle qu’ambiguë - Sharon Stone, impeccable en prédatrice bisexuelle -, fait scandale (notamment pour la séquence de l’interrogatoire où Sharon ne porte pas de culotte sous sa robe) et prouve, dans une scène historique, qu’un pic à glace peut servir à beaucoup de choses dans l’existence. Même à l’instant de l’orgasme.


Crédit : United Artists

Showgirls : sexe & money

Trois ans après le triomphe de Basic Instinct, Verhoeven, en 1995, signe un nouveau film "hot" : Showgirls, l’histoire de Nomi, une jeune fille qui rêve de gloire et bosse dans les boites de strip-tease de Las Vegas, les petites comme les grandes. Hué aux Etats-Unis, où il fut totalement incompris, le film met en scène sans faux semblants la vulgarité inouïe de Vegas, l’obsession du fric qui y règne et les fantasmes exhibitionnistes ou voyeuristes (ou les deux !) de personnages cinglés. En star incontestable : Elizabeth Berkley donne vraiment de sa personne dans ce film furieusement incorrect.

Elle : sulfureux et dérangeant

A 77 ans, Verhoeven ne s’est toujours pas calmé… Dans Elle, son nouveau film présenté la semaine dernière en compétition au Festival de Cannes, le cinéaste adapte librement un roman de Philippe Djian (Oh…) et raconte l’histoire tordue de Michèle (Isabelle Huppert). A la tête d’une entreprise florissante de jeux vidéo, l’héroïne mène une existence a priori heureuse avec ses collègues, ses amis, ses amants... Un jour, elle est victime à son domicile d’une violente agression et n’en dit rien à personne. Pourquoi cette impassibilité ? Quels secrets ténébreux dissimule Michèle ? Il faut voir le film pour le savoir. Glauque à souhait, et souvent très drôle, Elle confirme que le cinéaste n’aime rien tant que mettre en scène des histoires dérangeantes où le sexe et ses mystères occupent toujours les pensées de ses personnages. Les pensées et pas que…

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Olivier De Bruyn
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