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"Noé" : un film touché par la grâce ?

"Noé" : un film touché par la grâce ?

Après les tutus sulfureux de "Black Swan", Darren Aronofsky change radicalement de registre et, dans "Noé", s’attaque à… la Bible. Dieu et Hollywood sont-ils compatibles ? Russel Crowe vaut-il une messe ?

Dieu reconnaît les siens et ils ne sont pas nombreux… Touché par la parole divine et chargé de rassembler en son Arche des tas de bestioles histoire de sauver un bout de l’humanité, Noé (Russel Crowe), avec l’aide de son épouse (Jennifer Connelly) et aussi de quelques géants sympathiques, construit un vaisseau susceptible de supporter l’épouvantable déluge à venir. Un déluge qui réduira en confettis tous les descendants d’Adam et Eve, ces bipèdes malfaisants qui, comme chacun sait, ont eu la mauvaise idée de croquer dans la pomme. Avant de parvenir à ses fins, Noé devra lutter contre de terrifiants ennemis, contre ses fils qui ont tendance à trop apprécier les plaisirs terrestres et même contre sa ravissante épouse qui en a marre de voir son mec dialoguer avec Dieu et avec lui seul…

Il y a au moins une chose de bien avec Noé, c’est que l’on peut spoiler à tout va, puisque l’histoire est universellement connue et qu’à la fin, somme toute, elle se finit bien. À part ça ? À part ça, on se demande quelle mouche (sous acide, la mouche) a piqué Darren Aronofsky, cinéaste ultra inventif qui, par le passé, nous a plusieurs fois enchantés (Requiem For a Dream, Pi) et même carrément emballés avec Black Swan et son irrésistible Natalie Portman. ###Twitter###Dans Noé, patatras et pire encore, le cinéaste met en scène un interminable péplum où il multiplie les morceaux de bravoure avec une emphase maximale (formellement, le film a tout du cauchemar psychédélique), dialogues édifiants où Russel Crowe, limite ridicule dans sa peau de super héros biblique, tente de bavarder avec le Créateur, et autres surenchères pompeuses qui incitent à avaler de travers ses popcorns.

Aux Etats-Unis, depuis plusieurs mois, le film fait l’objet de viriles polémiques. Le grand argentier de la chose, le Studio Paramount, redoutant d’effaroucher les cathos locaux les plus intégristes, a incité frère Darren à délivrer une version plus light et à dépeindre un Noé plus serein et moins guerrier. Ailleurs, dans certains pays musulmans, Noé est d’ores et déjà interdit puisque, en ces contrées, représenter Dieu et ses serviteurs ne se fait pas. Au final, malgré les pressions de toutes sortes, Aronofsky, qui a été jusqu’à demander audience au Pape (il a obtenu satisfaction), a réussi à garder la main mise sur son film et en revendique donc intégralement chaque minute. C’est son droit. Et celui du spectateur de choisir une autre église, pardon, une autre salle de cinéma.

"Noé", de Darren Aronofsky, avec Russel Crowe, Jennifer Connelly, Emma Watson… Sortie le 9 avril.

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