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"Life" : James Dean (bien) revisité

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Dans son nouveau film, Anton Corbijn s’intéresse à l’amitié entre un jeune acteur débutant des fifties, un certain James Dean, et un photographe inconnu qui cherche à se faire à un nom. Résultat : un biopic intimiste qui vise et touche juste.

Los Angeles, dans les années 50… Dennis Stock, un jeune photographe qui peine à joindre les deux bouts, traîne avec ses objectifs dans les mondanités locales, sans parvenir à trouver des modèles qui stimulent sa créativité. Un jour, dans une fête, il repère un inconnu dont le mystérieux charisme, la nervosité à fleur de peau et l’humour déglingué l’inspirent. Lui, c’est un certain James Dean, 23 ans, qui vient de tourner dans A l’est d’Eden, d’Elia Kazan et qui s’apprête à incarner le premier rôle dans le nouveau film de Nicholas Ray : La fureur de vivre. L’apprenti acteur, qui vomit les mœurs hollywoodiennes, et le photographe en galère tant dans sa vie professionnelle (morose) que dans son existence privée (cataclysmique), deviennent amis. Sans se douter que leur relation n’aura guère le temps de s’épanouir puisque, comme chacun sait, James Dean passera prématurément de vie à trépas un an plus tard, le 30 septembre 1955, suite à un accident de voiture.



Avant de devenir cinéaste et de signer une poignée de films stimulants (Control, sur le destin martyr de Ian Curtis, le chanteur du groupe Joy Division, Un homme très recherché, polar stylé et dernier film du regretté Philip Seymour Hoffman), Anton Corbijn s’est fait connaître en tant que photographe, notamment pour les icônes du rock et du cinéma : Bowie, Eastwood, Depeche Mode, on en passe. Autant dire que le sujet de Life lui importe au plus haut point.
Très loin des conventions barbantes du biopic, le cinéaste décrit avec une saine modestie la relation touchante (et véridique) entre deux garçons qui ne savent pas encore qu’ils vont devenir des stars dans leurs domaines respectifs. La série de photos que Dennis Stock, après moult péripéties, parvint à réaliser avec son ami pour le magazine américain Life contribua en effet dans les grandes largeurs au culte "James Dean". Et fit passer le photographe du rang de tâcheron à celui de pointure incontestable, toujours sur les bons coups pour fixer sur pellicule l’agitation de la jeunesse U.S. Pour mettre en scène cette histoire "mythique", Corbijn a une bonne idée : filmer le mythe à hauteur de mecs. De mecs jeunes, fragiles, marrants, révoltés, parfois bouleversants… Résultat : une fiction sensible qui, avec son fétichisme inspiré, parvient à restituer l’atmosphère des fifties et, surtout, à capter quelque chose de juste et de "simplement" humain sur ces deux types de leur temps. Les prestations convaincantes du séduisant Dane DeHaan (James) et du très sobre (eh oui !) Robert Pattinson (Dennis) ne gâchent rien à ce spectacle mâle charmeur et entêtant.

Life, de Anton Corbijn, avec Robert Pattinson, Dane DeHaanSortie le 9 septembre.

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