• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

"Les Huit Salopards" : un Tarantino décevant

"Les Huit Salopards" : un Tarantino décevant

Dans son nouveau film, le cinéaste de Kill Bill met en scène un chasseur de primes (Samuel L. Jackson) qui utilise tous les moyens, même les pires, pour sauver sa peau. Résultat : un (long) film qui slalome entre humour noir et ultra violence. Bilan.

Le Wyoming et ses contrées sauvages, quelques années après la Guerre de Sécession. Dans ces lieux désertiques, en plein hiver, une diligence fonce pour éviter la tempête de neige qui s’annonce. A son bord, un homme patibulaire, John Ruth, un chasseur de primes dont la mission consiste à emmener sa dangereuse prisonnière, Daisy Domergue, dans la petite ville de Red Rock. Soudain, la diligence est contrainte de stopper sa route pour cause de barrage inattendu. Sur la piste, un homme assis sur un monceau de cadavres. Lui, c’est le dénommé Warren, un ancien soldat black des armées nordistes reconverti en chasseur de primes. Installés au bord de la diligence, les trois personnages sont rejoints par un autre lascar, Chris Mannix, une crapule raciste. Le quatuor, qui cohabite tant mal que bien, doit bientôt faire une halte dans une auberge histoire d’échapper au blizzard perfide. Sur place, quatre autres types qui n’inspirent aucune confiance. Des complices de Daisy ?

Trois ans presque jour pour jour après son triomphal Django Unchainded (4,3 millions d’entrées en France), Quentin Tarantino est de retour sur les écrans et, de toute évidence, il ne s’est pas calmé rayon surenchères nerveuses, humour 100% noir et fascination pour l’hémoglobine. Dans le bien nommé Les Huit Salopards, le cinéaste met en scène une brochette de crapules sans foi ni loi qui, dans le huis clos de la diligence, puis dans une auberge qui ressemble à un enfer, vont tenter d’échapper au pire et donc à la mort. Et comme - refrain connu - la meilleure défense, c’est l’attaque, tous les coups seront permis. Y compris les plus perfides et les plus douloureux… Vous adorez les dialogues interminables et "fleuris" où chaque phrase est "émaillée" de "Motherfucker" intempestifs ? La sauvagerie et les bouts de cervelles qui volent en éclats ne vous font pas peur ? Vous êtes prêts à applaudir le Tarantino’s Circus dans toutes ses représentations, y compris les plus longues (le film dure trois heures) et les plus radoteuses (la chose est une sorte de mix de Reservoir Dogs et de Django Unchained) ? Alors, aucune raison de bouder votre plaisir face à ces Huit Salopards qui, quelque par entre western décadent et série Z, semble avoir été conçu et mis en scène pour réjouir les fans du cinéaste. Pour les autres, par contre, le film risque fort de laisser perplexe, voire de carrément décevoir. Tarantino a beau ne rien avoir perdu de sa singularité (insolence délirante du script et mise en scène inventive sont au rendez-vous), Les Huits Salopards, surtout dans sa première partie, traîne incroyablement en longueur. Quant au sort réservé à Daisy, l’unique femme du film, dont la seule fonction consiste à se prendre des pains dans la tronche dès qu’elle ouvre la bouche, on a le droit de ne pas le trouver à son goût. La courageuse Jennifer Jason Leigh, face aux mâles convoqués (Samuel L. Jackson, Kurt Russell), fait ce qu’elle peut pour faire exister son héroïne, mais cette dernière, hélas pour elle et pour nous, n’a rigoureusement aucune chance. No fun.

Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino, avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell… Sorti le 6 janvier.

LIRE LA SUITE
Olivier De Bruyn
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.