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Les duos père/fille les plus marquants du cinéma

"Somewhere" de Sofia Coppola

Dans "Toni Erdmann", le film choc de la cinéaste allemande Maren Ade, une fille et son père entretiennent des relations sévèrement conflictuelles. Pas exactement une première au cinéma : retour sur les grandes bastons cinématographiques entre les papas et leurs filles.

1. Je vais bien, ne t’en fais pas (2006) : Mélanie Laurent fait la tête

Une mauvaise nouvelle attend Lili, 19 ans, à son retour de vacances. Revenue auprès de ses parents, l’héroïne apprend que son frère jumeau, Loïc, a disparu, suite à une dispute violente avec leur père. Elle sombre peu à peu dans une dépression sans fond… Adapté d’un roman d’Olivier Adam et porté par la mise en scène de Philippe Lioret, ce film bouleversant zoome sur les relations tumultueuses entre un père muré dans ses silences (Kad Merad, méconnaissable) et une jeune femme ultra-sensible : Mélanie Laurent, dans son premier grand rôle, qui lui valut un César du meilleur espoir féminin. Résultat : un film en forme de sans faute qui bénéficie de surcroît d’une bande-originale magistrale signée AaRON. 

2. Somewhere (2011) : Sofia Coppola, fille à papa

Johnny, un acteur hollywoodien qui accumule les succès, méprise sa vie artificielle et multiplie les frasques dans l’hôtel le plus célèbre de Los Angeles : le Château Marmont… Quand sa fille de 11 ans, Cléo, débarque sans prévenir, son existence change de visage et le mâle mal-en-point doit composer avec ses responsabilités de père. Sofia Coppola, contemplative, ironique et fille de l’immense cinéaste Francis-Ford Coppola), met en scène un "grand" acteur confronté à ses faux semblants - Stephen Dorff, impeccable - et une jeune ado qui n’épargne pas son paternel (Elle Fanning, évidemment toute jeunette à l’époque du tournage). Une sorte d’autobiographie déguisée ?


The Descendants

3. The Descendants (2012) : George Clooney ridiculisé par ses fillettes

Honolulu. Matt King, un brillant avocat, renoue contraint et forcé avec ses deux filles de 10 et 17 ans, qu’il avait perdues de vue depuis des lustres… Devant la caméra de l’excellent Alexander Payne (Sideways, Nebraska), George Clooney incarne un père au bout du rouleau, rattrapé sur le tard par ses hypocrisies et ses arrangements minables avec la probité. Avec son humour grinçant et son émotion pudique, The Descendants est un film puissant sur les rapports compliqués entre un papa inconséquent et ses deux filles (incarnées par Shailene Woodley et Amara Miller) qui ne lui passent rien.

4. Suzanne (2013) : Sara Forestier et Adèle Haenel en guerre

Un père veuf élève en solo ses deux filles et fait ce qu’il peut pour les aider à traverser les épreuves sévères de l’existence… Katell Quilleveré, cinéaste talentueuse que l’on retrouvera à la rentrée avec Réparer les vivants, une adaptation du livre à succès de Maylis de Kerangal, dirige un génial trio d’acteurs - François Damiens, Sara Forestier, Adèle Haenel - et signe un film (très) émouvant sur les relations orageuses entre un "père courage" et ses deux enfants qui ne rêvent que d’émancipation.

5. Toni Erdmann (2016) : Fille rangée, père anar

Ines, une trentenaire allemande, travaille à Bucarest pour le compte de multinationales et ne pense qu’à son job et à sa réussite. Mauvaise nouvelle : elle voit débouler son père en Roumanie… Ce dernier, un anarchiste incontrôlable, est prêt à tout pour que sa fille se souvienne qu’elle a une vie en dehors de sa sphère professionnelle. Son arme principale ? L’humour dévastateur. Attention : révélation majeure ! Dans Toni Erdmann, le film que tout le monde voyait remporter la Palme d’or en mai dernier au Festival de Cannes, la cinéaste allemande Maren Ade signe un miracle de profondeur et d’humour en suivant pas à pas un père et à sa fille en quête de communication et d’amour. Un grand film à découvrir de toute urgence.

Toni Erdmann, de Maren Ade, avec Sandra Hüller, Peter Simonischek… Sorti le 17 août.

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Olivier De Bruyn
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