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Keira Knightley en Anna Karénine : ça marche ou pas ?

Keira Knightley en Anna Karénine : ça marche ou pas ?

Dans la peau de l’héroïne de Tolstoï, l’actrice, évidemment folle amoureuse, donne la réplique à Jude Law et à Aaron Taylor-Johnson. Et alors ? Alors, on vous dit tout…

C’est bien connu : Hollywood n’a peur de rien, surtout pas de convoquer ses stars bankables pour redonner des couleurs inédites à quelques monuments du patrimoine littéraire de l’humanité. Pour trousser sa Anna Karénine version 2012, nouvelle adaptation sur grand écran du classique de Tolstoï, Joe Wright a convoqué pléthore de grands noms susceptibles de rameuter le public en masse dans les salles. En premier lieu, dans le rôle très principal, Keira Knightley qu’il avait déjà dirigée dans Orgueil et préjugés, Reviens-moi et même, en 2006, dans une pub Chanel, dont Keira, comme chacun sait, est une égérie de choix. Quid de leur nouvelle aventure en commun ?

Ça raconte quoi ?

Vous avez oublié les tenants et aboutissants du bouquin ou (pire encore) ne l’avez jamais lu ? Pas de problème : voici le pitch… 1875, Saint-Pétersbourg. Mariée à un galant homme très influent, la belle Anna file a priori le parfait amour et élève avec toute la tendresse requise son petit garçon. Bonheur sans remous ? A voir. Alors qu’elle rend visite à son frère à Moscou, Anna tombe sur le dénommé Vronsky, un officier de cavalerie tout ce qu’il y a de séduisant. Entre les deux, la passion ne tarde pas à tout ratiboiser sur son passage et Anna, contre les usages et les traditions de son temps, semble disposée à sacrifier sa confortable existence pour son amant ténébreux.

Ça donne quoi ?

"D’une manière ou d’une autre, tout le monde essaie d’apprendre à aimer" : ainsi s’exprime Joe Wright et l’on ne voit aucune raison sérieuse de le contredire… Pour illustrer son adage et retracer le parcours tordu de son héroïne, le cinéaste, malgré les deux longues heures que dure le film, refuse les temps morts et la contemplation. Au contraire, Joe, très agité, appuie sur le champignon, multiplie les arabesques sur fond de jolis décors, malaxe les genres (drame tout noir, théâtre filmé, voire comédie musicale…) et, surtout, accorde une infinie confiance à ses acteurs, tout heureux de porter le costume d’époque. Aux côtés de Jude Law (l’époux cocufié, mais digne) et de Aaron Taylor-Johnson (l’amant fougueux, mais versatile) la part de la lionne est bien sûr réservée à Keira Knightley dans le rôle-titre. Et là, ça coince… L’actrice, dont le talent n’est pas en cause, confirme malheureusement sa fâcheuse tendance à s’abandonner aux démonstrations minaudantes. Après avoir incarné l’hystérie avec force grimaces dans A Dangerous Method l’an passé, puis avoir multiplié les surenchères lacrymales dans l’excellent Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare, il y a quelques mois, Keira Knightley, aujourd’hui, en fait une nouvelle fois des tonnes. Si le film sonne pompier et grandiloquent, Keira, hélas, n’y est pas pour rien. Bientôt, un retour à la sobriété ? Espérons...


 

«Anna Karénine», de Joe Wright, avec Keira Knightley, Jude Law… Sortie le 5 décembre.

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