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"La dame dans l'auto" : quand une débutante crève l’écran

"La dame dans l

Une sublime créature embarquée dans une sombre histoire de manipulation… Dans son nouveau film, Joann Sfar réinvente les années 70, s’amuse avec un scénario farfelu et, surtout, observe amoureusement son actrice principale : l’incandescente Freya Mavor.

Paris, années 70. Dany, une secrétaire timide, arbore de grosses lunettes de myope et semble embarrassée par elle-même dans les tristes bureaux où elle tape à la machine jour après jour. Ses collègues ne semblent guère l’apprécier et elles ont une bonne raison pour cela. Malgré son look discret (au moins au travail), son air engoncé (au moins au travail) et ses maladresses en pagaille (au moins au travail), Dany est une bombe, une vraie… Une fille dont le charme et le sex-appeal, une fois qu’elle batifole loin de sa machine à écrire, aimantent irrésistiblement tous les mecs. Un jour, son boss, un type louche, lui demande de venir la retrouver à son domicile pour boucler un dossier en urgence. Dany s’exécute, sans se douter qu’elle entame une aventure invraisemblable qui l’entraînera (entre autres) à conduire une bagnole rutilante sur les routes de l’Hexagone, à s’apercevoir qu’elle a un sosie, à rencontrer plusieurs personnages inquiétants, à prendre conscience qu’elle est manipulée dans les grands largeurs au gré d’une sournoise affaire criminelle.

Dans La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, Joann Sfar, cinq ans après Gainsbourg (vie héroïque), ne se contente heureusement pas de faire acte de candidature au Livre des records pour le titre le plus improbable de 2015. Le metteur en scène mitonne aussi et surtout un film qui ne ressemble à rien de connu sur la planète cinéma. Avec ses flash back, ses flash forward, ses split screen et ses bifurcations scénaristiques en tous sens, le film ne raconte pas l’histoire abracadabrante de Dany selon les canons traditionnels, mais entraine dans un long délire pop où chaque scène témoigne des obsessions de Sfar, auteur de BD et cinéaste fasciné par les troubles de l’identité et les personnages schizos. Mais La dame dans l’auto renvoie surtout à une autre obsession "sfarienne", beaucoup plus basique et… sensuelle : filmer sous toutes les coutures son actrice principale : Freya Mavor, sorte de réincarnation de la jeune Brigitte Bardot et comédienne qui, au cœur de chaque plan torride du film, justifie à elle seule l’existence de ce dernier. En robe ultra moulante ou en jolis dessous, au volant de sa grosse bagnole ou esquissant des pas de danse au bord de la mer, dialoguant avec l’angoissant Benjamin Biolay (le patron) ou le séduisant Elio Germano (un amant de passage), l’Ecossaise Freya Mavor, par ailleurs héroïne de la série Skins, rencontre son premier grand rôle au cinéma. La caméra de Joann Sfar, de toute évidence, est tombée raide amoureuse de ses taches de rousseur et de sa divine silhouette. On la comprend…

"La dame dans l’auto", de Joann Sfar, avec Freya Mavor, Benjamin Biolay, Elio GermanoSorti le 5 août.

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Olivier De Bruyn
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