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"La belle jeunesse" et ses deux belles révélations

"La belle jeunesse" : le porno amateur, sinon rien ?

Ils sont jeunes, ils sont beaux, mais ils n’ont pas un euro en poche et trainent leur mal-être… Dans "La belle jeunesse", Jaime Rosales suit à la trace deux personnages qui, ne sachant plus à quel saint se vouer, s’essaient au porno amateur. Secouant.

Natalia, une blonde ravissante, et Carlos, un brun joliment ténébreux, ont une vingtaine d’années et vivent dans une banlieue espagnole ordinaire où les raisons de sourire à l’existence se comptent sur les doigts d’une main. Une main amputée de quelques doigts… En d’autres temps, leurs aimables minois auraient pu s’afficher dans une fantaisie signée Pedro Almodovar, période Movida. Mais l’époque ne plaisante pas. Abonnés depuis toujours à la précarité, les deux "héros" ne savent plus quoi faire pour gagner quelques euros. A force de multiplier les petits jobs minables et de se perdre dans des trafics douteux, Natalia et Carlos ont perdu toute croyance en la possibilité de vivre "normalement" dans leur banlieue qui ressemble à tant d’autres. Circonstances aggravantes : Natalia tombe enceinte et la mère de Carlos, gravement malade, donne des signes inquiétants de faiblesse. Histoire de se remplir (un peu) les poches, le jeune couple, libéré à tous égards, accepte de tourner dans un "porno amateur" contre rémunération. Vendre (un peu) son corps, la seule solution pour survivre ? Il y a de cela. Les conséquences ? Ils verront plus tard…

Crédit : Bodega Films

Avec sa caméra portée à l’épaule et son réalisme cru, Jaime Rosales, dans La belle jeunesse, met en scène au plus près et au "plus vrai" (mais sans complaisance pseudo hot) les dérives de ses deux personnages qui, en perte de repères, peinent à s’inventer un présent digne de ce nom. Embrouilles, trafics, maladie, errance : si le film, en forme de no fun frôle parfois le misérabilisme, il compte néanmoins plus d’un atout stimulant dans son jeu : la puissance d’un regard sans concession sur une certaine réalité d’aujourd’hui, le portrait d’une jeunesse qui se prend violemment l’horreur sociale dans la tronche, et surtout, la révélation de deux acteurs juvéniles - Ingrid Garcia Johnson et Carlos Rodriguez - que l’on espère vivement revoir bientôt sur un écran de cinéma. Pour des aventures plus joyeuses, qui sait…

"La belle jeunesse", de Jaime Rosales, avec Ingrid Garcia Johnson, Carlos Rodriguez, Inma NIeto… Sorti le 10 décembre.

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Olivier De Bruyn
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