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"Joy" : Jennifer Lawrence pour clôturer l’année en beauté

"Joy" : Jennifer Lawrence pour clôturer l’année en beauté

Dans le nouveau film de David O.Russell, l’actrice incarne une héroïne "ordinaire" dont la triste vie bascule grâce à l’invention d’une… serpillère révolutionnaire. Résultat : une merveille d’impertinence, d’humour et de style. Indispensable !

Années 70, quelque part en Pennsylvanie. La dénommée Joy n’a aucune raison d’hurler sa joie à la face du monde. Dans son modeste pavillon, l’héroïne tente de gérer les humeurs maussades de sa famille et les siennes, qui flirtent avec la dépression. Bientôt, le père de Joy, qui a pris la poudre d’escampette il y a des lustres et vient de se faire plaquer par sa girlfriend, emménage aussi dans la cave et sème un peu plus la discorde dans cette maison de dingues. En proie à de sévères difficultés financières et psychologiques (elle a tendance à confondre sa pauvre vie avec les feuilletons qui enchantent sa mère), Joy décide de prendre son destin à bras le corps et de se transformer en… inventeur. Suite à un accident domestique stupide (elle s’est entaillée les mains en ramassant des morceaux de verre), Joy met au point un produit miracle : une sorte de « balais serpillère » qui nettoie les recoins les plus perfides tout en permettant de ne jamais s’abîmer les mimines. Une révolution pour toutes les "femmes d’intérieur". Et peut-être une promesse de fortune pour Joy. A la condition qu’elle parvienne à pousser la porte des chaines cathodiques de téléachat pour vanter les mérites de son produit, à convaincre des financiers d’investir sur son projet, à échapper aux arnaqueurs en tout genre...

Un biopic consacré à la créatrice de « la serpillère magique », la "Magic Map" en VO ? Il fallait oser. David O.Russell (Happiness Therapy, American Bluff ) a osé et il a eu cent fois raison. En retraçant l’aventure à la fois bien réelle et totalement absurde de Joy Mangano, une ex prolo qui devint richissime grâce à ses inventions, le cinéaste ne respecte aucune des figures imposées barbantes du biopic. Et il entraine dans une fiction délirante de deux heures où il s’autorise tout : le portrait corrosif d’une famille de fous furieux, la description acide d’une vraie fausse "success story", la radiographie de quelques sévères déraisons U.S : culte du fric, dévotion pour la fée télévision, croyance aveugle dans les vertus du "Do it Yourself"… Une partition qu’il orchestre avec une maestria sidérante : dans Joy, toutes les scènes, ou presque, témoignent de la puissance imaginaire du cinéaste déchaîné. La réussite majeure de ce film percutant et sciemment féministe (O.Russell aime son héroïne et il a raison) doit également beaucoup aux comédiens qui s’agitent face à la caméra, tous des fidèles collaborateurs du metteur en scène. Et si Bradley Cooper (le mentor mégalo de la chaine de téléachat) et l’inusable Robert de Niro (le père ingérable de Joy) assurent leur mission avec un humour dévastateur, c’est logiquement Jennifer Lawrence, dans le rôle titre, qui se taille la part de la lionne. Volontaire et touchante, obstinée et grotesque, paumée et audacieuse, l’actrice se donne corps et âme pour incarner cette héroïne ébouriffante qui croit dur comme fer au destin en or de son balai magique. Une prestation emballante, tout comme le film, une sorte de "must" pour les lendemains de fêtes difficiles. 

"Joy", de David O.Russell, avec Jennifer Lawrence, Robert de Niro… Sorti le 30 décembre.

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Olivier De Bruyn
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