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"Journal d’une femme de chambre" : Léa Seydoux, magistrale !

"Journal d’une femme de chambre", Léa Seydoux, magistrale !

Trois ans après "Les adieux à la reine", Benoît Jacquot retrouve Léa Seydoux et signe un film en costumes qui ignore l’académisme et les conventions barbantes. L’occasion pour l’actrice d’ajouter un nouveau titre majeur à sa riche filmographie.

Début du 20ème siècle, quelque part dans la Normandie profonde. Une jeune domestique, Célestine, est engagée au service de la famille Lanlaire, des notables qui jouissent de leur fortune et font mine de s’épanouir en admirant chaque jour leur argenterie. Madame Lanlaire, une sorte de tyran rongé par ses frustrations, s’amuse en contraignant son personnel à obéir à des consignes aussi débiles qu’épuisantes. Monsieur Lanlaire, une sorte d’obsédé sexuel hanté par ses désirs pathétiques, s’amuse en cavalant après les bonnes et en les obligeant à coucher avec lui, quitte à les mettre enceintes et à les virer illico. Dans ce contexte sinistre, Célestine, qui, hélas pour elle, en a vu d’autres, fait preuve d’une force de caractère qui lui évite de sombrer dans la dépression. Sa rencontre avec un homme énigmatique, Joseph, le jardinier de la propriété, l’entraîne à imaginer une autre vie possible. En attendant, Célestine serre les dents, noue des amitiés avec les domestiques des maisons alentour et, tant que faire se peut, profite de ses atouts (sa jeunesse, sa beauté, son intelligence) pour gagner de l'argent et s’autoriser des rêves d’échappée belle…

Benoît Jacquot-Léa Seydoux : un duo toujours gagnant ! Trois ans après Les adieux à la reine, où l’actrice brillait de mille feux, le cinéaste retrouve cette dernière dans une libre et stupéfiante adaptation du roman d’Octave Mirbeau Journal d’une femme de chambre, déjà porté à l’écran en des temps ancestraux par Jean Renoir (en 1946, avec Paulette Goddard) et par Luis Bunuel (en 1964, avec Jeanne Moreau). Oubliez les sages reconstitutions et la poussière de l’académisme… Dans son nouveau film inventif et palpitant, Benoît Jacquot met en scène la violence d’une époque - le début du 20ème siècle donc - et en profite pour évoquer des thèmes qui n’ont rien perdu de leur actualité : la domination sociale, le machisme vociférant, l’exploitation au travail comme ailleurs, le racisme et l’antisémitisme (la France de ces années-là n’a vraiment rien d’une terre d’accueil). Aux antipodes des adaptations littéraires empesées et barbantes, le film entraine dans un récit nerveux, troublant, dérangeant et donne une nouvelle fois l’occasion à Léa Seydoux, tout en mystères et émotions secrètes, de prouver à quel point ses talents d’actrice lui permettent d’exceller sur tous les terrains de jeu : dans les blockbusters (comme chacun sait, elle virevoltera dans le prochain James Bond) comme dans les films d’auteurs les plus ambitieux. Deux ans à peine après La vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche, un nouveau rôle majeur et bouleversant pour la comédienne qui, à même pas 30 ans (elle les fêtera le 1er juillet), affiche déjà une carrière impressionnante. On veut bien parier que le meilleur est à venir…

"Journal d’une femme de chambre", de Benoît Jacquot, avec Léa Seydoux, Vincent Lindon… Sortie le 1 avril.


 

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