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Interview : on a rencontré Bérénice Bejo et Yvan Attal

Interview : on a rencontré Bérénice Bejo et Yvan Attal

Cette semaine, Bérénice Bejo et Yvan Attal sont à l’affiche du film "Le dernier diamant", un "Ocean's Eleven" à la française où l’acteur échafaude le casse du siècle. Rencontre avec les deux stars dans un palace parisien.

Dans "Le dernier diamant", Yvan Attal est Simon, un récidiviste qui s’attaque à un projet hors norme : voler le Florentin. Ce diamant énorme et maudit sera vendu aux enchères par Julia, jouée par Bérénice Bejo.

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire ce film ?

Yvan Attal: C’est excitant de faire un film d'action, il y a des rebondissements, des manipulations et c’est toujours très agréable à tourner. Même s'il y a eu quelques accidents : un noyé, une jambe cassée... mais dans les films comme ça, il y a toujours des situations exceptionnelles. En général, le tournage s’est bien passé.

Bérénice Bejo : C’est le genre de film pour lesquels on n’a pas besoin de faire de préparation. Les choses sont très claires dès le début et on joue des situations plus que des moments émotionnels intenses. Le travail le plus compliqué, c’est le scénario et le montage. Les spectateurs sont habitués aux séries, il faut les tenir en haleine et que ce soit ludique. C’est un film de divertissement donc c’est avant tout un bon scénario et c'est ce qui m'a attiré.

Bérénice Bejo, "The Artist", qu’est-ce que ça a changé à votre carrière ?

Bérénice Bejo : Je dirais que c’est le regard que les gens ont sur moi : les réalisateurs, les producteurs et les financiers. C’est plus facile pour eux de m’imaginer dans un rôle.

Qu’est-ce que ça fait de remporter deux prix, un César et un Palme à Cannes?

Bérénice Bejo : Le César c’était vraiment important, j’aurais été très triste ne pas le recevoir et je l’aurais pris personnellement si je ne l’avais pas eu. J’accompagnais Michel Hazanavicius et Jean Dujardin qui remportaient tous les prix. Alors que je restais toujours en bas, ils montaient toujours sur scène donc à un moment donné, on se dit "ce n’est pas possible moi aussi j’ai fait ce film, j’y suis pour quelque chose". Et même si tout allait bien parce que je vivais tout par procuration, Michel montait sur scène et ça me suffisait. Mais j’avais envie d’avoir mon petit prix, ma petite part du gâteau. C’est pour ça que j’ai dit que je le voulais vraiment. Quand on est acteur, on a quand même besoin de reconnaissance, besoin de ça à un moment donné et le César est venu à point nommé. Je l’ai vraiment apprécié et encore aujourd’hui, c’est un moment qui reste très fort pour moi.

Tourner avec son compagnon, ça change quoi ?

Bérénice Bejo : Je ne sais pas si ça change quelque chose mais c’est sympa. On est avec son mec et ses enfants au même endroit, c’est pratique. Mais c’est vrai que l’on s’entend très bien sur un plateau avec Michel Hazanavicius (son compagnon qui a réalisé The Artist, NDLR). Il fait comme Yvan avec Charlotte Gainsbourg, il ne m’écrit pas de rôle mais s’il y en a un qui me correspond dans son film, j’y vais. Je ne suis pas sa muse mais c’est vrai que c’est facile de travailler avec lui.

Yvan Attal : Quand on commence un film avec un metteur en scène, il faut gagner la confiance de l’autre. Donc forcément, quand on aime la personne avec qui on travaille, la confiance est établie dès le départ. En tant que metteur en scène, j’ai un regard bienveillant sur Charlotte, donc on est tous les deux plus détendus.

Bérénice Bejo : De mon côté, comme je sais exactement ce qu’il veut, je me mets une pression de malade et il peut y avoir des tensions. Donc je dois me dire : "décontracte-toi, tu as le droit d’être mauvaise".

Yvan Attal : C’est vrai que l’on ne veut pas décevoir d’un côté comme de l’autre. Mais, pour avoir dirigé Charlotte dans un film, il y a une angoisse aussi de travailler avec quelqu’un que l’on aime mais il y a un regard bienveillant quoi qu’il arrive.

Vous n’avez pas envie d'écrire un nouveau rôle à Charlotte Gainsbourg, votre compagne ?

Yvan Attal : J’adorerais faire un film avec elle, mais il faut que ça colle, que ce soit juste. Je n'y pense pas quand j'écris, je ne réalise qu’après qu’elle peut jouer un rôle. Elle fera peut-être partie de mon prochain projet mais je ne le sais pas encore.

Et à quand le mariage ?

Yvan Attal : Finalement on ne va pas se marier... pour ne pas divorcer. On ne veut pas ça nous porte la poisse.

Quels sont vos projets ?

Bérénice Bejo : The Search, mon prochain long-métrage, est un film de guerre réalisé par Michel Hazanavicius. Il a été tourné en Géorgie dans plusieurs langues. Forcément, on a une petite pression puisque c’est le premier film de Michel depuis The Artist. On se dit que tout le monde va le regarder pour vérifier s’il a bien mérité ses 5 Oscars. On n'a pas envie de décevoir mais ça va forcement arriver à un moment et après on pourra passer à autre chose.

Yvan Attal : Je devrais bientôt reprendre la réalisation, je viens de finir un scénario. J’espère que les choses vont aller assez vite pour qu’il sorte rapidement. Mais ce n’est que le début, je pense jouer dedans mais je ne sais pas du tout qui fera partie du casting.

"Le dernier diamant", d'Eric Barbier, avec Yvan Attal, Bérénice Bejo, Jean-François Stévenin... Sorti le 30 avril.

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Sophie Bouchet
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