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Vincent Lacoste, le beau gosse du ciné français

vicent lacoste elsa zylberstein

On se souvient surtout de Vincent Lacoste pour son rôle mythique dans "Les Beaux Gosses". Avec "JC comme Jésus Christ" et son rôle dans "Astérix et Obélix au service de sa Majesté", on réalise que ce jeune acteur français n'a pas fini de nous épater.

Vincent Lacoste, ou la naissance d'un acteur culte
Vincent Lacoste est né en 1993, d'un père juriste et d'une mère secrétaire médicale et n'a aucun lien avec le célèbre sportif père du crocodile vert. S'il arrive en retard, ce n'est pas parce que c'est un jeune dilettante de même pas 19 ans couronné de succès depuis son premier film, Les Beaux Gosses (2009) de Riad Sattouf, mais parce que sa répétition de théâtre avec Edouard Baer a duré plus longtemps que prévu. Quand il passe la porte du Cadran Voltaire, personne ne se retourne, et pourtant : bientôt, on le reconnaîtra de nuit, comme de jour. "Les gens me reconnaissent plus la nuit en fait, mais pas suffisamment : ça ne m'empêche pas de me faire recaler quand je vais en boîte." Quand on le questionne sur la cause de son retard, il reste évasif:"Edouard écrit en même temps, donc mon rôle n'est pas encore défini. Je ne sais pas vraiment ce que je vais jouer pour l'instant". Secret sur sa pièce de théâtre, il l'est moins sur les affiches de son nouveau film,  JC comme Jésus Christ, premier long-métrage de l'acteur Jonathan Zaccaï, où Vincent Lacoste tient la vedette avec un rôle de jeune réalisateur surdoué, qui a gagné un Oscar à 15 ans, puis Aure Atika et Elsa Zylberstein dans son lit. Ce qui ne l'a pas impressionné pour autant :" Le film s'est fait très vite, en deux semaines, dans un élan. Alors je n'ai pas eu le temps d'être impressionné, pas du tout, et puis Elsa je la connaissais pas. Je ne connaissais pas son travail, je la connaissais de vue seulement... "

Nonchalant mais pas tête-à-claque, Vincent Lacoste gère comme il peut d'être un ado dans un monde d'adultes. Depuis Les Beaux Gosses, qu'il admet être son meilleur film, celui dont il est le plus fier, sa révélation, "même si je ne peux pas le regarder, parce que je suis dedans", il est devenu malgré lui précoce :"C'est l'histoire de ma vie : ce film m'a rendu plus vieux, j'avais 15 ans, j'ai sauté une étape, je suis entré directement dans la vie professionnelle sans passer par un questionnement, sans me poser les questions de savoir ce que j'allais faire plus tard. J'ai rencontré un tas de gens , et sur les tournages, je traîne toujours avec des gens plus vieux... Depuis, c'est sûr que je suis plus à l'aise avec des adultes qu'avec des gens de mon âge." Ce qui ne l'empêche pas d'avoir une copine de 20 ans, sur laquelle on ne saura rien de plus que leur rencontre, survenue lors d'un tournage. "De toute façon, je ne suis pas du tout séducteur, rien à voir avec JC, je suis timide avec les filles et avec tout le monde d'ailleurs." Dommage.

La vie secrète du jeune
Son Bac en poche, "j'ai eu 10.6 de moyenne, mais en même temps j'ai une excuse, je tournais Astérix", il déménage derrière Montmartre et se consacre uniquement au cinéma, essayant malgré tout de se décoller le rôle d'ado des Beaux Gosses qui semble lui coller à la peau : "Je ne suis pas tellement à la recherche de rôle de serial killer, en même temps j'aime faire des films différents, pas que des comédies, des rôles autres, j'aimerais bien faire des trucs plus sombres... Je refuse pas mal de rôles, les histoires d'ado qui crie sur ses parents ça ne m'intéresse pas. Surtout qu'en ce moment je suis sur un film que je veux absolument faire. C'est secret, je ne dirais rien, mais c'est très barré. J'aimerais jouer autre chose que des comédies, surtout que j'en regarde jamais." S'il admet parfois complexer de son jeune âge, à cause des "moqueries débiles" qu'on peut lui faire, il reste lucide :" Un jour, j'aurais de la barbe, vous verrez, et ce sera le temps des grands rôles ! Je plaisante. J'ai 18 ans, c'est bien normal que je joue des jeunes, je ne vais pas jouer un chirurgien !" Certes. Et dans dix ans ? "C'est impossible pour moi de me projeter dans dix ans. Dans dix ans!.. Je n'aimerais pas avoir dix ans de plus, cinq ans de plus oui, mais dix ans... Alors qu'avec 5 ans de plus, je pourrais..." Aller en boîte ? "Au moins."

L'instant beau gosse
Tandis que le désormais réalisateur Jonathan Zaccaï s'étonne et admire le naturel de Vincent Lacoste face à une caméra,  on lui a parfois reproché d'être si proche de ses personnages qu'on ne dirait pas qu'il joue. Et ça l'énerve : "JC n'a rien à voir avec moi, c'est un connard capricieux, odieux, je ne pourrais même pas être pote avec !" N'empêche, JC, il est attachant, non ? "Oui, mais je peux pas m'attacher à moi-même ! " Vincent Lacoste sait donc sortir de ses gonds quand il le faut, et quitter sa timidité pour répondre du tac-au-tac."Je n'ai pas conscience d'être drôle. Je ne sais pas ce qui fait marrer les gens chez moi, même à l'école quand je lisais un truc les gens rigolaient alors que je ne faisais pas de blagues, j'étais très sérieux. Ca me dérange pas, c'est plutôt cool. "Mais alors, à quoi pense-t-il quand il veut charmer la caméra ? "Je ne veux pas charmer l'objectif. Je pense à être juste, pas à charmer. Je déteste faire le beau sur des photos, essayer d'être beau, déjà il faudrait que je le sois... Pas la peine de charmer l'objectif."

Passant de petits films à l'ambiance familiale, comme Le Skylab de Julie Delpy (2011), à des méga productions "une seule méga production", précise-t-il, avant de le voir jouer Goudurix, "un peureux qui vient de Lutèce et il se fait enlever par les Vikings, qui veulent connaître la peur" dans Astérix & Obélix : au service de sa majesté (sortie prévue pour octobre 2012) ", on le retrouve avec plaisir dans son tout nouveau film, JC comme Jésus Christ, ou la fin d'un cycle : après l'ado pré-pubère de Riad Sattouf qui ne pense qu'aux filles, pourtant seul avec sa main droite, le voici en génie désabusé, avec les femmes les plus accomplies à ses pieds. Alors, quoi de plus à lui souhaiter ? De ne plus se faire recaler en boîte, pardi.

JC comme jésus Christ de Jonathan Zaccaï, avec Vincent Lacoste, Aure Atika, Elsa Zylberstein. Sortie le 8 février 2012.

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