• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

2 films d'amour à voir cette semaine

Blue/Beginners

Glamour vous parle des deux coups de cœur ciné de cette semaine : "Beginners" et "Blue Valentine".

Si l'on peut toujours aller voir Pourquoi tu pleures ? avec Benjamin Biolay et revoir La balade sauvage, le premier Terrence Malick, chez Glamour, on a préféré vous parler de deux histoires d'amour bien parties pour être incontournables.

Blue Valentine ou l'amour réaliste

Le pitch :
Dans une petite ville des Etats-Unis, un couple qui s'est aimé se déchire silencieusement. Pour tenter de sauver leur mariage, Dean et Cindy s'accordent une ultime nuit dans un motel. Alors que la fin de leur union semble inévitable, ils se remémorent les premiers instants de leur histoire et tentent de comprendre les raisons d'un tel éloignement. A travers de nombreux aller-retourentre passé et présent, on partage donc l'intimité tumultueuse d'un couple comme tant d'autres.

Pourquoi on aime : Parce que Blue Valentine est d'un réalisme frappant. Jamais glauque, jamais guimauve, on regarde ce film comme on écouterait le récit de l'histoire d'amour de l'une de nos amies. Parfois, on se sent même mal à l'aise d'assister à des moments si intimes. Ryan Gosling et Michelle Williams mènent ce drame à la perfection et nous font oublier qu'on assiste à du cinéma. Car Dean et Cindy ne sont pas toujours beaux, et encore moins des héros. Juste deux êtres humains que l'on ne découvre qu'à travers deux moments extrêmes de leur vie. On n'est d'ailleurs pas étonnées d'apprendre que Derek Cianfrance, le réalisateur, est avant tout connu pour ses documentaires. Il lui aura fallu 12 années et 57 retouches du scénario pour finaliser ce projet qui décortique les rouages de l'amour, cet amour qui frappe et s'échappe sans raison quelconque. Un film bien loin du compte de fées donc, mais qui, s'il ne tire aucune morale, n'est en rien pessimiste.  

Ce qu'on retient : Aucun scoop dans Blue Valentine. On sort du cinéma en se rappelant simplement que l'amour n'est jamais rationnel, que la passion est souvent éphémère, que construire un vie avec quelqu'un est rarement simple et que les ruptures sont la plupart du temps terriblement douloureuses et communes. Mieux vaut voir ce film quand on n'a pas le moral à zéro. Quoique si, puisqu'il ne pourra tomber plus bas.

La phrase de la fin : Les histoires d'amour finissent mal en général ? A peu près.

Blue Valentine de Derek Cianfrance, avec Michelle Williams et Ryan Gosling, 1h54, en salles mercredi 15 juin.
Voir la bande-annonce.

Beginners ou l'amour comme rédemption

Le pitch :
Assumé comme très autobiographique, Mike Mills illustre l'insolite histoire de sa famille, en va-et-vient d'archives et foule de souvenirs. Au final, on obtient un tableau existentiel d'Ewan Mc Gregor dans le rôle de Oliver, jeune hipster paumé, dévasté par la mort de son père après le foudroyant coming out de ce dernier, enfin veuf.  Questionnant sans cesse  l'à-quoi-bon de son existence, ses racines et ses envies, Oliver dresse et dessine  le fatal bilan de ses amours déchues, en plus de parler à son chien hérité Arthur, avant de s'enticher d'une fille qui joue les muettes. Ensemble, ils s'embarquent sans mots vers un ailleurs incertain. Bon départ.

Pourquoi on aime : Parce que le réalisateur Mike Mills assume les miscellanées de points de vue et de souvenirs pour créer un film complexe, qui traite à la fois du rapport à soi (avec le personnage du trentenaire loser, Oliver) du rapport à sa famille (avec la magnifique relation père-fils), du rapport à la liberté à travers mariage, descendance, homosexualité et enfin à l'amour, avec Mélanie Laurent qui, une fois n'est pas coutume -mais on le remarque quand même-, joue avec justesse son rôle de jeune fille fraîche, fragile et revigorante. Enfin, on note au passage l'originalité du personnage du chien, omniprésent, omniscient et surtout hyper mignon.

Ce qu'on retient : Avec son ambiance d'hôtel ouaté à la Somewhere de Sofia Coppola (bien que le film ait été tourné avant), son fond dépressif et ses souvenirs détaillés en vrac qui se bousculent dans une existence vide, on savoure chaque instant comme une véritable renaissance. Et c'est là l'idéologie - certes à la praline, mais si douce, du film : on peut se remettre et renaître de tout. C'est même le principe de l'amour, en fait.

La phrase de la fin : On est tous des beginners en puissance.

Beginners de Mike Mills avec Ewan Mc Gregor, Mélanie Laurent, Christopher Plummer et Cosmo le chien, 2010, en salles mercredi 15 juin 2011. Voir la bande-annonce.

LIRE LA SUITE
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.