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"Fifty Shades Of Grey" : une déception prévisible

"Fifty Shades Of Grey" : tout ça pour ça ?

Précédé par un buzz frénétique, l’adaptation du best-seller "érotique" de E.L James envahit tous les cinémas. Faut-il se ruer dans les salles pour succomber au charme de Jamie Dornan alias Christian Grey ? On vous dit tout.

Il déboule (enfin ?) sur les écrans à la veille de la Saint-Valentin et les millions d’yeux qui ont déjà reluqué la bande-annonce sur internet vont pouvoir découvrir de quoi il en retourne. Pour celles et ceux qui n’auraient jamais ouvert le best-seller international de E.L James (traduit en 52 langues et écoulé à plus de 100 millions d’exemplaires), un pitch succinct des Cinquante nuances… s’impose.
Seattle, de nos jours. Anastasia Steele - 22 ans, ravissante, mais engoncée dans la timidité et la peur du loup (elle est toujours vierge) - remplace au pied levé sa copine et coloc’ Kate pour réaliser l’interview d’un magnat de la finance : Christian Grey. Objectif : rédiger un article pour le journal étudiant de sa fac de lettres dont le millionnaire est l’un des principaux mécènes. Quand elle pénètre dans les bureaux ultramodernes de Christian où chaque secrétaire arbore un look de top model, Anastasia se sent un peu gourde dans sa robe défraichie et ses baskets avachies. Elle n’est (vraiment) pas au bout de ses peines. A la surprise générale, l’étudiante toute simple et naïve et le golden boy aux allures de mannequin et au compte en banque exponentiel éprouvent une sorte de coup de foudre. Problème : Christian ne jure que par les pratiques S-M. Il souhaite faire d’Anastasia sa soumise favorite et lui propose de signer un contrat détaillé sur les diverses pratiques et punitions à accepter : fessées, liens, godemichets divers, entraves variées etc. Cette dernière, romantique à souhait, ne l’entend a priori pas de cette oreille.

Le fantasme brûlant balaye-t-il tout sur son passage ? Peut-on réfréner ses désirs les plus ardents quand ceux-ci agitent avec une telle urgence son corps et son esprit ? Autour de ces questions qui en valent assurément beaucoup d’autres, Fifty Shades Of Grey, le film, entraine dans une longue, très longue, fiction de deux heures cinq qui alterne scènes où les deux amants jouent à une prévisible partie de cache-cache psychologique (Madame ira-t-elle se soumettre dans le loft de Monsieur ? Monsieur confessera-t-il à Madame ses traumatismes d’enfance ?) et séquences prétendument transgressives où Grey sort son matériel pour assouvir ses désirs tordus. Bilan : un ratage complet.
Personnages fantomatiques : elle est une quasi cruche, lui un névrosé caricatural. Clichés en rafale sur la domination du "mâle" et la soumission de la "femelle" (quand Anastasia fait la gueule, Christian l’emmène faire un tour en hélico ou lui achète une jolie petite auto et, hop, l’héroïne semble prête à toutes les fessées). Séquences hot qui n’ont de hot que le nom et qui rappellent les téléfilms pseudo érotiques des années 80. Jeu des acteurs atone : Dakota Johnson, alias Anastasia, ne sait que se mordiller la lèvre pour incarner le désir. Jamie Dornan, alias Christian, a beaucoup de muscles, mais aucun charisme. On en passe… Bref, un film en forme de mauvaise publicité pour le sexe, pour les femmes, pour les hommes et pour le cinéma. En France, la "chose" est interdite au moins de douze ans. Au-delà, on est assez grand pour se l’interdire tout seul.

"Cinquante nuances de Grey", de Sam Taylor-Johnson, avec Jamie Dornan, Dakota Johnson, Jennifer Ehie… Sorti le 11 février.

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Olivier De Bruyn
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