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Festival Lumière 2015 : l’interview cinéphile de Félix Moati

Festival Lumière 2015 : l’interview cinéphile de Félix Moati

Le week-end dernier, Félix Moati était à Lyon pour présenter "Mean Streets" et "Taxi Driver", les deux chefs-d’œuvre de Martin Scorsese. L’occasion d’une interview cinéphile.

Pourquoi avoir choisi Mean Streets ?

C’est le film de Scorsese auquel je m’identifie le plus… Le personnage de De Niro, qui veut devenir quelqu’un, celui d’Harvey Keitel, dont le désir de rédemption me bouleverse…

Peux-tu résumer Martin Scorsese en trois mots ?

Vitalité, puissance, chute.

Le premier film de Scorsese que tu as vu ?

Cape Fear (Les Nerfs à vif). Il passait souvent à la télé, et j’ai dû le voir un dimanche soir avec mes parents. Ça n’est pas son meilleur, mais j’aime son côté série B.

Ton premier souvenir de cinéma ?

Le Fugitif, avec Harrison Ford, à la télé le dimanche soir. En salles, j’ai un souvenir très puissant du Village, de M. Night Shyamalan. J’y avais été avec ma grand-mère, on avait beaucoup parlé après… C’est mon premier souvenir de spectateur actif.

Le dernier film que tu as vu et aimé ?

L’Homme irrationnel, de Woody Allen.

Le rôle que tu aurais rêvé de jouer ?

Le rôle de Gene Hackman dans Conversation Secrète de Coppola, ou celui de Jonathan Rhys-Meyers dans Match Point.

Le réalisateur de tes rêves, mort ou vivant ?

Scorsese, Woody Allen, Louis Malle, Jean Renoir… Il y en a tant !

Ton meilleur souvenir de tournage ?

Je n’ai que des bons souvenirs. Sur le tournage de Télé Gaucho, je me suis dit vraiment que j’aimais ce métier. J’ai aussi adoré jouer avec Anaïs Demoustier et Sophie Verbeek dans À trois on y va.

Ce que tu préfères dans le métier d’acteur ?

J’aime rencontrer les cinéastes que j’adore. Ils deviennent comme des amis qui m’aident à comprendre un peu plus la vie. Et puis la camaraderie qui existe sur un tournage, l’idée d’un espace créatif collectif…

Ce que tu aimes le moins ?

Les prises de tête narcissiques -les miennes et celles des autres- que génère nécessairement ce métier.

Si tu n’avais pas été acteur…

J’aurais aimé faire du reportage de guerre. Ou être professeur de philo.

Tes films préférés de tous les temps ?

Mean Streets (Martin Scorsese), Annie Hall (Woody Allen), Conversation Secrète (Francis Ford Coppola), L’Épouvantail (Jerry Schatzberg), La peau douce (François Truffaut), Two Lovers (James Gray)…

Le rôle que tu aimerais jouer et qui ne t’a pas encore été proposé ?

Un mégalomane.

Le sentiment le plus loin de toi que tu aies eu à jouer ?

Le sentiment qui m’est vraiment étranger, c’est le mépris. Je n’ai jamais éprouvé de mépris de ma vie et je n’ai jamais eu à le jouer.

Celui qui est le plus proche de toi ?

L’amour !

L’actrice que tu vénères ?

J’ai beaucoup d’admiration pour les actrices, je les trouve attirantes, avec une forme d’autorité… Celle que je vénère, c’est Simone Signoret. Dans L’Armée des ombres, elle me tue.

L’acteur que tu admires le plus ?

J’ai une sympathie et une familiarité immédiate avec Al Pacino. La nervosité, la félicité…

Le rôle que tu ne voudrais pas jouer ?

Ça voudrait dire que je considère qu’il y a des gens indéfendables. Or, je crois que la tragédie humaine, c’est justement que tout le monde est défendable. Et puis un rôle en lui-même n’a pas de sens, ce qui compte c’est la manière dont on le regarde.

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Clémentine Goldszal
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