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Festival de Deauville 2015 : "Everest", vertige ou dégringolade ?

everest jake gyllenhaal

Projeté vendredi soir en ouverture du festival de Deauville, "Everest" est un film d’escalade qui se balance au-dessus du vide. Alors, top ou flop ? On pèse le pour et le contre.

Top. Dans les années 90, l’Everest devient une destination prisée des grimpeurs : ils affluent, de plus en plus nombreux, pour en tenter l’ascension, les "tour operators" organisent des voyages de groupe, et les voies montagneuses s’encombrent d’alpinistes plus ou moins têtes brûlées. Il suffit alors d’un bon vieil orage pour que le drame advienne. C’est ce que raconte, en gros, Everest, film d’escalade assez classique dans sa facture, mais servi par un casting simplement exceptionnel, qui voit apparaître Keira Knightley ou Robin Wright dans des rôles secondaires, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal et Jason Clarke se partageant la vedette. Plus intéressante que la seconde partie (qui pousse un peu dans le sensationnel), la première heure du film s’offre une mise en place rythmée et assez passionnante. Le spectateur découvre, en même temps que les grimpeurs, ce monde parallèle qu’est l’escalade de haut niveau : des campements de tente en pleine montagne, des blessés en tout genre rapatriés d’urgence que l’on observe d’un œil superstitieux, le froid terrible et les effets dévastateurs de l’altitude… Un vrai voyage dans les cimes.

Flop. Wow, un film d’escalade en 3D ? Qui se souvient de Cliffhanger ou Vertical Limit, et du frisson de la montagne sur grand écran, sera forcément excité à cette perspective. Calmons-nous, comme souvent finalement, la 3D n’a ici qu’une utilité relative. Mis à part quelques scènes proprement vertigineuses (visualisez une légère échelle métallique jetée en travers d’une crevasse sans fond en pleine montagne, et un type perdant l’équilibre), la 3D n’a rien de passionnant. Et les moments de bravoure visuels ne suffisent pas à rattraper un scénario qui dégringole après la première heure pour dangereusement glisser vers le mélo, en perdant de vue la plus élémentaire crédibilité (des grimpeurs sans masque à 4500 mètres d’altitude, bof ; la nuit qui tombe mais où il ne fait pas noir, pas génial). Sans compter un problème inhérent au genre même du film d’escalade : difficile de compatir quand un groupe de types lambdas décident de risquer leur vie par simple recherche du frisson. Les grimpeurs sont d’ailleurs en immense majorité des hommes… Peut-être est-ce une question de dosage de testostérone !

Everest, de Baltasar Kormàkur, avec Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Keira Knightley… Sortie le 23 septembre.

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Clémentine Goldszal
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