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"Exodus : Gods and Kings", un péplum que Christian Bale peine à sauver

"Exodus : Gods and Kings", un péplum que Christian Bale peine à sauver

Le péplum biblique a la cote du côté d’Hollywood. Après Russel Crowe dans la peau toute mouillée de Noé, il y a quelques mois, c’est Christian Bale qui, pour le réveillon, enfile le costume de Moïse. Une bonne idée?

Le film nous emmène dans l’Egypte des Pharaons sans pitié, où l'on retrouve des pyramides gigantesques et des esclaves qui suent et meurent en menant de grands travaux pour célébrer Ramsès et ses semblables… Un homme qui ignore tout de ses origines, le dénommé Moïse, s’aperçoit qu’il convient de ne plus se battre virilement aux côtés des Egyptiens pour de nouvelles conquêtes, mais de se ranger du côté des esclaves juifs, histoire de libérer ces derniers et de les mener vers la Terre Promise. Moïse, il est vrai, dialogue en direct avec Dieu et celui-ci lui a indiqué la marche à suivre. Rude, la marche, car il faudra (entre autres) échapper à la famine, à la peste, à des invasions animales de toutes sortes (crocodiles fous, grenouilles démentes)... Seul contre tous et armé de sa foi en béton armé, Moïse mènera son peuple vers la libération après moult aventures musclées et édifiantes.

Pas de doute : Hollywood souffre d’une sévère crise de foi ces temps-ci. Sept mois après le très pompier et très arrosé Noé, de Darren Aronofsky (avec Russel Crowe et Jennifer Connelly), c’est au tour du vétéran Ridley Scott de se risquer encore (après Gladiator en 2000) au péplum dans Exodus : Gods and Kings. Un blockbuster biblique de 2 h 31 qui ne lésine pas sur les effets spéciaux, les reconstitutions spectaculaires et autres sauvages surenchères en 3D. Résultat ? Le film ne manque assurément pas de savoir-faire, ce qui n’étonne pas puisque l’homme derrière la caméra, depuis les lointaines années 70, est "quand même" l’auteur de quelques pépites : le premier Alien, Blade Runner, Thelma et Louise, etc. Problème : avec sa solennité à toute épreuve, son scénario qui ne s’autorise aucune fantaisie (Dieu, on le sait, ne rigole pas) et sa durée king size, Exodus n’a rien, vraiment rien, du petit film léger à consommer après le réveillon, mais tout, vraiment tout, du plat de résistance indigeste pour les lendemains de fête. Au rayon des curiosités, on signalera que Dieu en personne apparaît dans le film sous les traits d’un gamin antipathique et que la ravissante Golshifteh Farahani incarne la femme silencieuse et soumise de l’abominable Ramsès. Un peu de sensualité dans un monde de brutes. Sinon, l’excellent Christian Bale a beau se décarcasser dans la peau du héros et ajouter un nouveau costume à sa récente collection, après celui de Batman pour Christopher Nolan (The Dark Night Rises) et celui d’escroc minable pour David O.Russel (American Bluff), l’acteur, contrairement à son personnage, ne peut pas multiplier les miracles et soulager le film de sa pesanteur pachydermique. En cas de désir irrépressible de péplum le jour de Noël, revoir Les dix commandements en DVD du fond de sa couette n’est pas forcément une mauvaise idée.

"Exodus : Gods and kings", de Ridley Scott, avec Christian Bale, Jeol Edgerton, Ben Kingsley… Sortie le 24 décembre.

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