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"Diana" : un biopic de plus, mais un biopic réussi

"Diana", Naomi Watts en Lady Di : on s

Dans les salles cette semaine, "Diana" retrace une petite partie de l’histoire de la princesse anglaise, interprétée à l’écran par l’australienne Naomi Watts. On va le voir ou pas ? Verdict.

Vous avez aimé les biopics sur la Môme, Steve Jobs, Thatcher, Coco Chanel, Lincoln, Marilyn, Sarkozy, Sagan, Mark Zuckerberg, le Che, Harvey Milk, Claude François et consorts ? Vous ne jurez que par l’art du biopic avec ses grands acteurs maquillés façon musée Grévin et ses reconstitutions plus "vraies que nature" ? Alors réjouissez-vous, une nouvelle bio filmée (avant beaucoup d’autres) déboule sur nos écrans à grand renfort de promo.

Elle, bien sûr, c’est Diana, la fiction "tant attendue" sur Lady Di, princesse martyrisée de la couronne Britannique. Un film qui, depuis sa présentation en avant première outre-Manche, déchaîne les passions les plus hystériques. "Mauvaise action", "Seconde mort de la Princesse"... Les anathèmes pleuvent sur le biopic. Explication au courroux anglais digne d'une tempête dans une tasse de thé ? La "thèse" du film, selon laquelle (soupirs), le grand amour ultime de Lady Di portait le nom d’Hasnat Khan, un chirurgien pakistanais exerçant à Londres. En conséquence de quoi, l’idylle terminale de l’héroïne avec Dodi Al-Fayed (re soupirs) n’aurait été qu’une mise en scène destinée à leurrer les médias et à rendre jaloux le pauvre Hasnat. Bien.

N’y allons pas par quatre chemins, ni même par deux : si un intérêt minimal pour Diana - sa vie, son œuvre - est nécessaire pour être vraiment passionné par ce récit amoureux contrarié, le film, surprise colossale, étonne plutôt favorablement. En adoptant un point de vue modeste sur le cas Lady Di - dans le film, une femme "ordinaire" en proie à une sévère solitude - Oliver Hirschbiegel raconte une histoire simple, qui surprend en ne misant (presque) jamais sur la fascination people et les surenchères hagiographiques. Dans cette variation autour d’une Madame Bovary égarée à Buckingham, le cinéaste évite deux pièges mortels du biopic : retracer du berceau au tombeau l’existence de l’héroïne (promesse de le la fresque pompière) et demander à son actrice (l’excellente Naomi Watts) de singer son modèle, à force de mimétisme exaspérant et de démonstrations éplorées. Dans la peau de Lady D, Naomi W, comme à son excellente habitude, rappelle ainsi qu’il n’est pas utile d’en faire des tonnes pour convaincre, voire toucher. Les meilleurs moments du film doivent tout (ou presque) à sa talentueuse discrétion.

"Diana", de Oliver Hirschbiegel avec Naomi Watts, Naveen Andrews.… Sortie le 2 octobre.

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Olivier De Bruyn
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