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"Detroit" : Kathryn Bigelow signe un très grand film

"Detroit" : Kathryn Bigelow signe un très grand film

Dans "Detroit", Kathryn Bigelow évoque les émeutes raciales de 1967 aux Etats-Unis et signe un grand film sur l’Amérique d’hier et aujourd’hui. Un long-métrage qui ne plaira assurément pas à Donald Trump et c’est tant mieux !

1967. Plusieurs grandes villes américaines sont ravagées par des émeutes. A Détroit, marquée au fer rouge vif par la ségrégation raciale, un incident dans un bar clandestin met le feu aux poudres. Pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, les quartiers déshérités se révoltent et leurs habitants pillent et brûlent tout ce qui peut l’être. La police locale (tristement réputée pour son racisme vociférant) riposte avec une violence inouïe. Dans un motel de la ville, trois jeunes noirs sont abattus par des flics enragés qui, "non contents" de descendre froidement leurs proies, font subir aux témoins de l’horreur les pires traumatismes psychologiques.


2017. Alors que Donald Trump règne sur son pays depuis presque un an et réveille des tensions qui n’attendaient que cela, la réalisatrice Kathryn Bigelow signe un film majeur sur les événements tragiques qui se sont déroulés il y a un demi-siècle.
En suivant au plus près quelques personnages - un chanteur de soul, un vigile noir, deux jeunes femmes blanches - égarés dans la ville à feu et à sang et présents dans le sinistre motel à l’heure du pire, la cinéaste réalise un film stupéfiant d’invention formelle, mais aussi et surtout une œuvre capitale sur les contradictions mortifères de son pays natal. Sans jamais s’abîmer dans la démonstration et les explications binaires, Kathryn Bigelow filme la barbarie au moment où les lois et les principes moraux les plus élémentaires sont bafoués. Un climat et des actions qui ne laissent espérés un retour en arrière puisque dans Detroit, le rêve américain est bel et bien un cauchemar.

Après avoir filmé la guerre d’Irak dans Démineurs, puis la traque d’Oussama ben Laden dans Zero Dark Thirty (avec une Jessica Chastain géniale en petit soldat de la CIA), Kathryn Bigelow va plus loin encore dans son entreprise critique et dresse le portrait lucide et glaçant d’un pays ravagé par le communautarisme belliqueux. Sur le fond comme sur la forme, Detroit est une fiction magistrale. Rappelons qu’il est réalisé par l’une des rares cinéastes en activité aux Etats-Unis, alors qu’elles ne représentent que 10% de la profession.

"Detroit", de Kathryn Bigelow, avec John Bogeya, Will Poulter, Algee Smith… Sorti le 11 octobre.

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Olivier De Bruyn
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