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"Dalida" vs "Born To Be Blue" : le match des biopics musicaux

"Dalida" vs "Born To Be Blue" : le match des biopics musicaux

On n’en aura donc jamais fini avec les biopics... En attendant le 1er février Jackie, avec Natalie Portman, deux autres biographies filmées envahissent nos écrans. L’une consacrée à la star inusable Dalida, l’autre au jazzman camé Chet Baker On swingue ou pas ?

1. Dalida : no fun pour la variété

L’histoire :

Iolanda Cristina Gigliotti, dite Dalida… Son enfance au Caire dans les années 30/40 où, affublée d’atroces lunettes, elle essuie les moqueries de ses contemporains. Son triomphe en France dans les années 60/70/80 où elle impose ses ritournelles de variété (Il venait d’avoir 18 ans, Paroles, paroles), puis ses invraisemblables chorégraphies discos. Ses idylles nombreuses et toujours malheureuses, sa solitude profonde et son suicide en 1987 à l’âge de 54 ans. Tout, vous saurez tout (ou presque) sur Dalida, l’exubérante et la mélancolique.

Le style :

Dans son biopic consacré à Dalida, Lisa Azuelos (LOL, Une rencontre) ne bouscule pas l’académisme du genre, c’est le moins que l’on puisse dire, mais fait néanmoins preuve d’un incontestable savoir-faire dans le portrait rétrospectif de la "star" des hit-parades. Les costumiers et décorateurs ont par ailleurs fait du très bon boulot dans leur recréation des différentes décennies fréquentées par la chanteuse dépressive. Un film sage, très sage, mais joli à regarder.

Bilan :

Malgré sa timidité formelle (euphémisme), le film Dalida parvient néanmoins à intéresser sans peine. Principaux atouts : un scénario habilement construit et, surtout, le talent des interprètes masculins (Jean-Paul Rouve et Nicolas Duvauchelle) qui entourent Sveva Alviti, plutôt convaincante dans le rôle principal.

Note : 5/10

Dalida, de Lisa Azuelos. Avec Sveva Alviti, Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve… Sorti le 11 janvier.

 

2. Born To Be Blue : no fun pour la trompette

L’histoire :

Le jazzman Chet Baker : sa vie, son œuvre, ses fâcheux penchants pour la drogue et l’autodestruction… Dans Born To Be Blue, le titre du film et celui d’un des plus grands standards du musicien, Robert Budreau retrace l’existence du légendaire trompettiste dans les années 60, alors qu’il tente de retrouver la voie des studios d’enregistrement et qu’il tombe amoureux d’une jeune femme prête à tout pour lui venir en aide. Cette dernière a bien du courage car, rayon haine de soi et tempérament caractériel, Chet Baker n’a rien d’un plaisantin.

Le style :

Très classique formellement (parfois trop), le film instaure néanmoins une ambiance feutrée et évidemment jazzy qui restitue les Sixties avec une certaine classe. Sagement mis en scène, Born To Be Blue compte de nombreuses séquences intenses, notamment quand le trompettiste, édenté suite à une baston avec ses dealers, tente de souffler de nouveau dans son instrument.

Bilan :

Que l’on soit passionné ou non par l’histoire authentique de Chet Baker, le film entraine dans son histoire de rédemption et bénéficie de la prestation d'Ethan Hawke, remarquable dans la peau du héros mal-en-point.

Note : 6/10

Born to be blue, de Robert Budreau. Avec Ethan Hawke, Carmen Ejogo, Callum Keith Rennie…Sorti le 11 janvier.

 

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Olivier De Bruyn

Dans cet article :

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