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Les 5 conseils de Martin Scorsese pour réussir au cinéma

Cinéma : les 5 conseils de Martin Scorsese pour réussir

Après une semaine de célébrations (inauguration de l’exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque…), Martin Scorsese était vendredi dernier au festival Lumière de Lyon pour une masterclass très classe. Voici ses cinq commandements de cinéma.

1- Rester cinéphile

"Depuis tout petit, j’ai ce désir, presque cette compulsion de voir des films, et d’en faire. Ce qui m’inspire par-dessus tout, c’est le cinéma lui-même", s’est enthousiasmé Scorsese devant une salle comble à Lyon. Il y a 25 ans, il a créé The Film Foundation, qui exhume, restaure, et rend disponibles des films du monde entier pour les sauver de l’oubli et de la destruction. Un projet magnifique créé par Scorsese et ses potes en 1990 : Woody Allen, Francis Ford Coppola, Robert Redford, Stanley Kubrick… Le casting du siècle !

2- Rester curieux

"Quand j’étais petit, j’avais de l’asthme et je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas rire, pas courir, pas sortir… Alors mes parents m’emmenaient au cinéma ; les films ont été ma fenêtre sur le monde. À la télé, j’ai découvert Rosselini, de Sicca, Les Enfants du Paradis, La Belle et la bête… Il y a quinze ans, j’avais l’impression d’avoir tout vu, et puis ma fille Francesca est née et j’ai redécouvert à travers elle tous ces grands films que j’avais déjà vus cent fois."

3- Rester cool

Membre de la bande du "Nouvel Hollywood" dans les années 60 et 70 aux côtés de Coppola, Spielberg, Brian de Palma ou encore George Lucas, Scorsese a copiné à New York avec Andy Warhol, Lou Reed et la bande de la Factory dans les années 80. Grand moment de cool qui a aussi été un grand moment de creux. Dans les Eighties, la carrière de Scorsese souffre un peu, mais lui ne lâche rien. Cool, d’être tenace !

4- Rester combattif

"Entre 82 et 87, j’ai vécu une période très dure. Soudainement, mes films ne trouvaient plus leur place dans l’industrie, mais j’ai continué à travailler, et fini par trouver des producteurs pour mon film La Dernière tentation du Christ." Pas de grande carrière sans années "sans", et la nécessité de continuer à tout prix comme moteur. À 73 ans, Martin Scorsese n’a jamais été autant célébré, aimé, respecté… Ça valait le coup de s’accrocher.

5- Rester indé

"Dans les années 60, je me suis fondu dans l’avant-garde new-yorkaise, mais je ne vivais pas à Greenwich Village, ça n’était pas mon milieu naturel. J’ai toujours cru que je deviendrais un réalisateur hollywoodien, mais il semblerait que j’ai échoué ! Quand je fais un film de gangsters, c’est Les affranchis, pas Public Enemies ou Scarface… Avec Aviator, j’ai essayé de faire un film à grand spectacle, mais mon personnage a le vice en lui !" Toujours un pas de côté, un relent d’étrangeté. Même quand il essaye de jouer au réal lambda, Scorsese est rattrapé par sa fondamentale singularité. On l’aime pour ça.

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Clémentine Goldszal
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