Ciné : "Un heureux évènement", on y va ?

Le film de Rémi Bezançon avec Louise Bourgoin et Pio Marmaï, sex symbols respectifs, sort aujourd'hui. Glamour vous livre les "pour "et "contre" avant de filer voir ce film, ou de sécher la séance.

  • Par /
  • 28 SEP. 2011 /
un heureux évènement 2011
© D.R -

Contre
, c'est le drame : si le début du film, des bases de leur histoire d'amour aux moments de solitude de la grossesse sont très bien écrits et qu'on ressent vraiment l'isolement de Barbara aka Louise Bourgoin, très vite l'actrice pourtant si fraiche s'enferme dans un jeu plat, ne faisant plus que pleurer. Certes, elle se sent mal et est dépressive sur les bords, mais on ne ressent pas sa descente aux enfers de la maternité, lamentablement illustrée par des images de synthèse kitsch, l'on plane de l'immensité de l'univers et des étoiles à l'infime petit du cordon ombilical. Enfin, quand Pio Marmaï garde toute sa justesse dans son rôle du mec qui fait ce qu'il peu avec une situation qui très vite le dépasse, tout en gardant sa légèreté, le personnage de la mère, d'abord perdue, ensuite vampirisante, n'est pas ultra crédible à cause du jeu plat des et anecdotes trop vues, de la fatigue de la grossesse à l'éreintement d'un bébé qui pleure. D'ailleurs, le film manque de scènes intimes mère-fille qui dépasseraient les clichés du bain, de la tété et de la bouillie aux carottes.

Finalement, on pourrait couper le film en deux : un début juste, la voix off explicative nous laisse souffler, et se construit un couple qui cinématographique nous charme vraiment, puis l'après accouchement, le jeu perd de sa valeur pour des larmes trop lourdes et une intrigue sans finesse. Un heureux évènement ressemble assez au livre, idéal pour les vacances : si le film est loin d'être un chef-d'œuvre, il se laisse malgré tout facilement regarder, et comme tout bouquin dit "de plage", on a malgré tout envie de savoir la fin... Même si décevante.