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Cannes 2016 : rencontre avec Chris Pine et Ben Foster

Cannes 2016 : rencontre avec Chris Pine et Ben Foster

De passage sur la Croisette pour présenter le très viril "Comancheria", où ils jouent des frères braqueurs de banque, les deux acteurs américains donnaient toutes leurs interviews ensemble. Trop mignon.

Où sont les hommes ? A 15 heures ce lundi après-midi, ils sont en face de nous sur la plage du Majestic, muscles saillants sous leurs chemises, en train de manger des frites avec les doigts. Chris Pine, le plus métrosexuel des deux, cache ses célèbres yeux bleus lagon derrière une paire de Ray Ban et son visage un peu minet sous une barbe de trois jours. Ben Foster, le bad boy, arbore des lunettes aviateur et des tatouages dignes d’un repris de justice. L’un est une superstar (attendue cet été dans le nouveau Star Trek), l’autre un acteur arty connu pour ses performances intenses (et sa romance avec Robin Wright). Dans Comancheria, superbe western contemporain réalisé par David McKenzie et présenté à Un Certain Regard, les deux Américains de 36 ans chacun jouent des frangins qui braquent des banques dans le Texas profond, comme si on était encore au temps de Jesse James. On a adoré ce film un peu à contre-courant de la tendance queer et féminine, par ailleurs extrêmement réjouissante, qui s’est emparé du Festival. Superbement écrit par le scénariste de Sicario Taylor Sheridan, Comancheria dépeint de manière très poétique un monde finissant, peuplé de cow-boys devenus anachroniques. Chris Pine et Ben Foster y sont tous le deux bouleversants de virilité à l’ancienne, sensible mais pudique. Et visiblement, leur bromance a un peu dépassé le cadre du film.

Wild Bunch

Vous avez déjà travaillé ensemble dans The Finest Hours, vous vous retrouvez dans Comancheria. C’est une coïncidence ou vous êtes super potes ?

Chris Pine : Notre rencontre sur le tournage de The Finest Hours avait été une expérience géniale alors quand on s’est demandé, avec l’auteur de Comancheria Taylor Sheridan, qui pourrait jouer le rôle de mon frère, le nom de Ben est sorti tout de suite. Ça paraissait naturel de retravailler ensemble.

Ben Foster : On a des amis communs, et ça faisait des années qu’ils nous disaient  qu’on devrait se rencontrer. Ils avaient raison, il y a quelque chose d’évident entre nous.

Du coup, vous avez préparé vos rôles ensemble ?

Chris Pine : Ben est un grand amateur de musique alors on a pioché des disques dans sa collection, on a fait des road trips, on est allés à Santa Fe, on s’est acheté des bottes de cow-boy, on a descendu des bières. On a traîné ensemble, quoi.

Le film a été tourné dans des petites villes incroyables, littéralement au milieu de nulle part. L’isolement, ça rapproche, non ?

Ben Foster : On a passé trois mois ensemble, tous les jours, toute la journée, à boire, écouter de le musique et faire de la lutte dans les champs. Á la longue on se sent vraiment à l’aise avec l’autre, on a les mêmes blagues, on se comprend. Imagine, tu travailles avec un de tes meilleurs amis, un gars vraiment cool et ouvert d’esprit, pour échanger des répliques que tu adores. Oui, ça crée des liens.

Chris Pine : C’était génial ! Même la partie dramatique du film, on s’est éclaté à la tourner. Je l’aurais fait pour rien. J’aurais même payé pour le faire !

Comancheria est un film d’hommes entre eux. Il se trouve que moi, je bosse pour un magazine féminin. Comment vous vendriez le film aux filles qui nous lisent ?

Chris Pine : C’est un film avec des hommes à moustaches.

Ben Foster : Beaucoup d’hommes à moustaches.

Chris Pine : C’est vrai que les seules femmes dans le film, c’est la mère morte, l’ex-femme, la serveuse et la prostituée…

Ben Foster : On n’est pas très convaincants là !

Chris Pine : Non, plus sérieusement c’est l’un des meilleurs scripts que j’aie jamais lus, c’est de la poésie cow-boy. Tyler écrit tellement bien les hommes. C’est un traité sur la virilité.

Ben Foster : Avec un peu de chance, ça va plaire aux femmes qui aiment les hommes. Pas seulement d’un point de vue romantique, mais qui les apprécient. Comme quand on va au zoo et qu’on peut dire : "Regarde ce tigre ! Je ne vais pas le rapporter à la maison, il va rester derrière les barreaux, mais j’apprécie de le regarder." Ca peut plaire à quiconque aime les tigres.

Chris Pine : Ou les babouins.

Ben Foster : Enfin les hommes. Les hommes-tigres.

Chris Pine : J’aimerais bien que cette race existe.

Ben Foster : Voilà ce qui arrive quand on est jet-lagué.

Moi ce qui m’a touchée chez ces hommes, c’est qu’au fond ce sont de grands sensibles. Tout au fond…

Chris Pine : J’ai vu un documentaire passionnant sur les cow-boys dans le Colorado, et il y avait ce mec fascinant, un taiseux qui s’occupait de son troupeau, et quand il parle de la mort de son meilleur ami il est sur le point de pleurer mais il ravale ses larmes. C’est exactement ce genre d’hommes dont parle Comancheria, des hommes qui refusent de montrer leur vulnérabilité, qui meurent d’envie de se serrer dans les bras pour se dire qu’ils s’aiment, mais qui n’y arrivent pas. Les mecs sont idiots parfois.

Vous par contre vous avez l’air assez à l’aise avec votre bromance… Vous faites ce film ensemble, vous donnez vos interviews ensemble, j’imagine que ce soir vous allez faire la fête ensemble…

Ben Foster : Oui, et dans notre chambre on a des lits superposés !

Sans blague, dites-le… vous vous aimez non ?

Chris Pine : Moi je peux le dire. J’aime Ben. C’est mon poteau.

Ben Foster : Moi aussi je t’aime, mec.

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