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Cannes 2016 : que vaut "Juste la fin du monde" de Xavier Dolan ?

Cannes 2016 : que vaut de Juste la fin du monde de Xavier Dolan ?

Effeuillons Xavier Dolan… pas lui personnellement ( quoique l'on en connaît qui ne dirait pas non) mais, à la façon d’une marguerite, son film "Juste la fin du monde", que l’on vient de voir à Cannes en compétition officielle.

On aime un peu :

L’histoire, celle de Louis, un homme de 34 ans (Gaspard Uliel) qui retrouve sa famille qu’il n’a pas vue depuis douze ans pour lui annoncer une terrible nouvelle. Les réunions familiales sur fond de drame… voilà qui n’est pas nouveau (par exemple, c’est le pitch d’Un été à Osage County avec Julia Roberts ou des Invasions Barbares de Denys Arcand). Et à chaque fois, c’est un prétexte à de grandes scènes mélodramatiques, avec cris, pleurs et réconciliations. De plus, question budget, ça ne revient pas cher (unité de lieu, d’action et de temps). Mais là où il est fort, Dolan, c’est qu’il fait entièrement reposer son film sur des non-dits. Rien ne sera révélé mais tout le monde comprendra.

On aime beaucoup :

La façon dont Xavier Dolan filme au plus près le visage des acteurs. Et pour cela, il a choisi des pointures que l’on connaît certes, mais dont on découvre ici le grain de peau. Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard, Léa Seydoux, toutes leurs émotions s’expriment via leur carnation.

On aime passionnement :

La scène ou Marion Cotillard (par ailleurs assez pénible dans le film) comprend d’un regard ce qui arrive à Louis. Le bouleversant tête à tête entre la mère (Nathalie Baye bien déchainée) et son fils. Et le grand clash collectif final, d’une force incroyable. Oui, trois scènes peuvent sauver un film. Sans compter que la BO, dans les films de Dolan, permet toujours de découvrir des pépites musicales.

On n'aime pas du tout :

Le manque de dosage dans l’expression des émotions. Tout le monde s’engueule dès l’arrivée de Louis. Ce qui n’est pas très crédible. Quiconque aurait en face de lui un mec aussi désagréable qu’Antoine, le frère joué par Vincent Cassel (tellement odieux, de film en film, que l'on commence à se demander s’il ne l’est pas vraiment dans la vie.) quitterait la pièce immédiatement. La tension est là en permanence et à un degré identique. Mais le plus embêtant, c’est que l'on a parfois l’impression que chacun fait son petit numéro dans son coin, sans se soucier des autres. Est-ce dû à la très grande célébrité des acteurs : Léa, Marion, Gaspard et Vincent frères et sœurs…? Il faut se forcer un peu pour accepter le postulat.


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