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Cannes 2016 : on l’aime, la bande du film "American Honey" !

Cannes 2016 : on l’aime, la bande du film "American Honey" !

Ils sont arrivés en groupe compact et sautillant sur le tapis rouge hier après midi. Et ont fait même danser Kristen Stewart et Thierry Frémaux au son de la B.O. de leur film. Qui est qui dans cette joyeuse compagnie ?

Shia La Beouf : la star qui ose tout

Il danse bien Shia. Tel un ado fan de hip-hop. Il l’a démontré hier après-midi sur le red carpet, vêtu d’une veste de smoking blanc. Et aussi le soir même lors de la soirée du film. Tellement boy next door avec sa casquette et son sweat qu’on ne l’a pas reconnu, gigotant juste à côté de nous. Dans American Honey, il est Jake, garçon grungy qui d’un seul regard incite Star, jeune fille un peu paumée, à le suivre lui et sa bande dans leur van tout pourri. Gentil manipulateur ou garçon faible lui-même manipulé par la terrible Krystal ? Star le saura bien assez vite. Depuis Nymphomaniac et ses expériences arty no limit, on avait bien compris que Shia voulait s’éloigner le plus loin possible de la franchise Transformers qui a failli le laisser mariner dans la catégorie "minet d’Hollywood". Pari réussi. Dans le rôle du gars mi-redneck mi-hipster dont on ne sait pas s‘il va vous mettre un gnon ou vous prendre dans ses bras, il est parfait.

Sasha Lane : la révélation lumineuse

Il y a un an, Sasha Lane était serveuse dans un resto mexicain de Frisco, au Texas. Aujourd’hui, elle pourrait décrocher un prix d’interprétation à Cannes. Il faut une sacrée trempe pour être l’héroïne d’un film de bande de cette amplitude quand on n’a jamais mis les pieds sur un plateau de cinéma. Mais il s’est visiblement opéré une alchimie mystérieuse entre cette fille sortie de nulle part et la caméra d’Andrea Arnold. Dans la peau de Star la bien-nommée, l’inconnue de 19 ans brille d’une lumière très douce et très intense, comme une enfant dont l’âme aurait traversé des millénaires. American Honey, c’est elle, l’incarnation parfaite d’une jeunesse qui porterait en elle la mémoire de générations de pionniers magnifiques. Avant Cannes, on la présentait comme la petite amie de Shia LaBeouf (au fait, ils ne sont plus ensemble). Après Cannes, ce sera juste Sasha Lane.

Riley Keough : La petite fille du King

On les adore les méchantes des films américains. Et celle que joue la belle Riley dans le film installe le malaise de façon subtile, sans explosion de violence. Une façon de regarder fixement Star dans les yeux et de la convoquer le soir pour faire le débriefing de la journée. Cheftaine de la bande, Krystal doit trouver chaque soir, pour ses protégés, un hôtel et de quoi manger. C’est aussi elle qui les fait trimer. Des heures entières de vente en porte à porte sous la pluie ou le cagnard. A la fin de chaque semaine, la surprise est de taille pour celui ou celle qui a fait les plus faibles ventes. Il faut avoir vécu parmi les monstres d’Hollywood pour exprimer aussi bien, comme Riley, la sourde menace. Petite fille d’Elvis Presley, fille le Lisa Marie Presley,  ex-belle fille de Michael Jackson et de Nicolas Cage, elle connaît la face sombre d’Hollywood. Pas étonnant qu’elle ait su s’y frayer un chemin. De son rôle dans Les Runaways, aux côtés de Kristen Stewart, jusqu’à celui de l’étudiante escort dans la série The Girl Experience, sa carrière est un sans faute.

Parts & Labor LLC / Pulse Films Limited / The British Film Institute/ Channel Four Television Corporation

Et les autres : des kids attachants

"Des enfants sauvages" : c’est ainsi qu’Andrea Arnold désigne affectueusement son cast, mélange d’acteurs débutants (Arielle Holmes, McCaul Lombardi) et de purs novices. On se souviendra longtemps de la scène où chacun se présente en déclinant sa ville ou sa région d’origine, comme autant de petits éclats d’Amérique dispersés dans la nature par le besoin d’échapper au déterminisme du lieu où ils sont nés. Comme leurs personnages, les kids d’American Honey ont été trouvés aux quatre coins des États-Unis. Raymond, Crystal, Veronica ou Isaiah… Ils sont tous stupéfiants de naturel. La réalisatrice s’attarde sur leurs visages à la manière de la photographe Dorothea Lange, ou les suit caméra à l’épaule pour capter leur énergie turbulente. Ils sont beaux, bruts, drôles, terriblement vivants. Allez, prix d’interprétation collectif ?


 

"American Honey" de Andrea Arnold. Prochainement.

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Par Caroline Veunac et Erick Grisel
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