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Cannes 2016 : 3 actrices, 3 styles de courts métrages

Cannes 2016 : 3 actrices, 3 styles de courts-métrages

Sandrine Kiberlain, Chloë Sevigny et Laetitia Casta : toutes trois ont présenté leur premier court métrage dans le cadre de la Semaine de la Critique à Cannes. Le résultat ? Surprenant et inégal.

"Bonne figure" de Sandrine Kiberlain : ironique

De l’instant où elle enfile sa robe avec difficulté au moment où elle ne parvient plus à l’ôter, une actrice (jouée par Chiara Mastroianni) nous entraine, l’espace d’une soirée, dans le tourbillon de sa vie glamour, entre paillettes et convenances. Malgré le choix d’un noir et blanc très léché, la caméra de la réalisatrice scrute de façon (trop ?) crue le visage de Chiara. Et l’on pouvait attendre de la part de Sandrine un thème un peu moins bateau que "Ma dure vie d’actrice." Mais après tout : ne parle-t-on pas le mieux de ce qu’on connaît bien ? Et l’ironie que sait si bien exprimer Sandrine Kiberlain en tant qu’actrice transparaît aussi dans son travail de réalisatrice. Les petites contrariétés vécues par son héroïne sont comme ces moments où l’on se cogne un orteil au coin du lit : sur le coup, ouille, ce que ça fait mal ! Mais cinq minutes après, c’est oublié.

"Kitty" de Chloë Sevigny : décalé

Dans une demeure merveilleuse saturée de soleil une adorable petite fille s’étonne que sa maman lui ait donné le surnom de Kitty (chaton en Anglais). Puisque c’est comme ça, elle deviendra vraiment un chat ! D’abord en arborant des moustaches, des oreilles pointues puis de petites griffes, avant d’aller frotter sa douce fourrure contre les mollets de sa maman éplorée. A l’instar de la surprenante tenue portée par Chloë Sevigny pour présenter son oeuvre (aux côtés de sa petite actrice Edie Yvonne), il y a du romantisme et de l’outrance dans ce court métrage qui se laisse découvrir tel un cabinet de curiosités. Le message n‘échappera à personne : qui ne laisse son enfant grandir le condamne à perpétuité. Derrière le conte de fée, le cauchemar n’est jamais loin.

"En moi" de Laetitia Casta : tourmenté

Si le court métrage de Chloë est  un peu long, celui de Laetitia est un tunnel dont on ne voit jamais la fin. Comment s’intéresser à son personnage principal, un metteur en scène (joué par Yvan Attal) bourré de tocs, en proie aux affres de la création ? Il est tout simplement insupportable. Le plus éprouvant est la scène du casting nu et ce quelle implique : des dizaines de jolies filles ont accepté de laisser filmer leur sexe en gros plan sans doute parce que c’était Casta derrière la caméra. On se demande alors ce qu’a voulu dénoncer l’actrice : la violence faite aux femmes sous prétexte de la création ? Pour le coup, sa démonstration se retourne contre elle. 

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Par Erick Grisel
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