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Interview : ce que l'on ne savait pas sur Ryan Reynolds

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De passage à Cannes pour présenter le film d’Atom Egoyan "Captives", l’acteur nous a accordé un peu de son temps. Suffisamment pour en apprendre davantage sur ce garçon plus torturé qu’il en a l’air.

La vision est presque irréelle. Sur la terrasse luxueuse de l’hôtel Marriott, où l’ombre des palmiers ondule dans le carré d’une piscine turquoise, accoudé au balustre qui surplombe la baie, Ryan Reynolds prend la pause. Aussi canon en vrai que dans les films, très pro et nonchalant juste ce qu’il faut, le col ouvert sur un bronzage de rêve, l’acteur canadien incarne, l’espace d’un instant, un éternel de perfection masculine à la Scott Fitzgerald (après les apparitions chicissimes de son épouse Blake Lively sur le tapis rouge cannois, on tient le couple le plus classe du festival). Mais il suffit que le dieu vivant nous serre la main pour que son humanité reprenne le dessus, et que l’on reconnaisse le Matthew barbu de Captives. Dans ce film enneigé et endeuillé, l’acteur canadien est le papa inconsolable d’une fillette kidnappée, à trois époques de sa disparition. Un rôle complexe où l’ex-nouvelle star, tricard à Hollywood depuis l’échec de Green Lantern en 2011, dévoile une sensibilité que son regard un peu triste laissait deviner, sous le physique d’Apollon. Interview.

Ryan préfère les films d’auteurs
"J’ai toujours alterné les gros films et ceux que je voulais vraiment faire. Ce qui est difficile avec les blockbusters, c’est qu’on n’a aucun contrôle. Pour Green Lantern, je n’avais pas de scénario avant de dire oui. Vous y allez à l’aveugle en espérant que ça ira, et le résultat est plus ou moins concluant, comme on a pu le constater… Les petits films offrent plus d’espace pour s’exprimer. Ce qui m’a plu dans Captives, c’est qu’Atom y aborde des sujets captivants, comme les interactions entre le crime et les nouvelles technologies, ou le deuil incommensurable."

Ryan est un gentleman 
"Quand on prépare un tel rôle, on ne va pas rencontrer des parents qui ont perdu leurs enfants. Ce serait un manque de tact. On ne veut pas ramener la tragédie qu’ils ont vécue à quelque chose de trivial. J’ai préféré construire mon personnage à tâtons, en utilisant mes qualités d’observation et ma capacité à l’empathie."

Ryan est un peu psychorigide (mais il se soigne)
"Parfois, je suis trop précis dans ce que je veux faire, et je peux plomber la scène et être pesant pour mes camarades acteurs. Je peux être un peu obsessionnel, vouloir refaire une prise encore et encore. Grâce à mon travail avec Atom Egoyan, j’ai appris à lâcher prise et à écouter."

Ryan a l’esprit d’équipe
"Les acteurs ne sont qu’une petite pièce dans un grand rouage. Quand on est bon, c’est essentiellement grâce au réalisateur. J’apprends aussi beaucoup dans le ping-pong avec les autres acteurs, comme Mireille Enos dans Captives. Par contre je déteste quand un partenaire s’arrête au milieu d’une réplique parce qu’il a trébuché sur un mot. Je lui dis continue, c’est la vie, on parle, on trébuche, on bégaye, c’est ça qui est beau."

Ryan aime les défis
"J’adore quand les films paraissent impossibles. Dans The Voices, que j’ai tourné avec Marjane Satrapi et qui sortira cet automne, ça paraissait dingue de créer un serial killer pour lequel les gens pourraient éprouver de l’empathie. Au départ je crois qu’elle pensait à un autre acteur que moi, mais je me suis battu pour le rôle. Je suis arrivé hyper-préparé au rendez-vous et je lui ai vendu ma vision du personnage, que j’imaginais plus humain que dans le scénario, quelqu’un qu’on pourrait comprendre. Je pense que le résultat est intéressant."

Ryan a les pieds sur terre
"Je ne sais pas où je me situe dans le système hollywoodien… moi je suis dans le work système. Ce que j’aime, c’est travailler. D’ailleurs, ça fait presque un an que je n’ai pas mis les pieds à Los Angeles… Ils m’ont peut-être oublié ! Ce ne serait pas si grave, il y a des choses pires dans la vie."

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