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Cannes 2014 : notre palmarès décalé

Cannes 2014 : notre palmarès décalé

Le jury de Jane Campion a rendu son verdict. Maintenant c’est à nous de donner les bons et les mauvais points. On distribue les copies avant de plier bagage.

La meilleure première scène : "It Follows"

Présenté à la Semaine de la critique, le petit bijou d’horreur teenage signé David Robert Mitchell s’ouvre sur un plan circulaire démentiel qui suit une jeune fille sortant, puis rentrant à nouveau dans la maison familiale, poursuivie par une présence invisible. Ou comment vous rendre claustro en plein air. Parfaite introduction pour ce film aussi brillant que flippant.

La pire prothèse : Steve Carell dans "Foxcatcher"

Mais pourquoi ? C’est ce qu’on se demande en boucle après la vision de Foxcatcher, où le génial Steve Carell, dans son premier grand rôle dramatique, est affublé d’un encombrant nez postiche digne de celui de Nicole Kidman dans The Hours. Le but ? Forcer sa ressemblance avec le vrai John du Pont, riche industriel devenu meurtrier auquel il prête ses traits, augmentés d’une épaisse couche de latex. Dommage.

La meilleure non-prothèse : Gaspard Ulliel dans "Saint Laurent"

Dans le magnifique Saint Laurent de Bertrand Bonello, injustement boudé par le jury, Michael Fassbender. Après la projection les discussions allaient bon train : prothèse, pas prothèse ? La vérité est plutôt réjouissante : pas prothèse.

Le méchant le plus ridicule : Kevin Durand dans "Captives"

Je suis méchant, très méchant, vraiment très méchant… C’est ce que semble nous dire le pervers sexuel incarné par Kevin Durand (aperçu dans Lost et Cosmopolis) à chaque plan de Captives, le thriller raté d’Atom Egoyan. Les yeux qui roulent dans leurs orbites, les sourcils en accent circonflexe : l’acteur en fait tellement des tonnes qu’on se demande comment il peut passer inaperçu pendant les trois quarts du film.

La gentille la plus ridicule : Bérénice Béjo dans "The Search"

Dans le drame de Michel Hazanavicius, Bérénice Béjo joue une enquêtrice des droits de l’homme – censée, donc, avoir un chouïa de psychologie  –  qui recueille un enfant tchétchène dont les parents ont été exécutés par l’armée russe. Deux jours plus tard, pour détendre l’atmosphère, elle ne trouve rien de mieux à faire que de lui passer les Bee Gees et lui proposer de faire "une petite fête". Sérieusement ?

Le meilleur instant Pattinson : la scène de la voiture dans "The Rover"

On a de la sympathie pour Rob, mais face à l’impressionnant Guy Pearce dans le western futuriste de David Michôd, le minet reconverti dans le cinéma d’auteur est à la peine. Sauf dans une scène, peut-être la meilleure du film, où son personnage, un type un peu simplet livré à lui-même dans un désert post-apocalyptique, se retrouve seul dans une voiture, la nuit, à fredonner la chanson pop qui passe à la radio et qui évoque le monde d’avant. Grand moment.

Le pire instant Pattinson : la scène de la voiture dans Maps to the stars

Mais qu’est-ce qu’il a Robert, avec les bagnoles ? Après Cosmopolis, Cronenberg le remet dans une limo, cette fois au volant, où l’acteur-chauffeur hérite d’une scène particulièrement casse-gueule. Une star nympho, incarnée par une Julianne Moore en furie (prix d’interprétation mérité), embarque dans le carrosse et commence à le chauffer à blanc. Le pauvre garçon a l’air aussi à l’aise qu’un premier communiant. Embarrassant.

La meilleure scène musicale : Céline Dion dans "Mommy"

Ceux qui doutent que le tube de la chanteuse québécoise On ne change pas puisse faire l’effet d’une bombe changeront d’avis devant le film de Xavier Dolan. Retrouvée par le héros, Steve, un ado ingérable, sur une cassette enregistrée par son père disparu, et rechantée avec chorégraphie à l’appui dans la cuisine de sa mère, le titre un peu ringard devient une bouleversante déclaration d’amour aux vivants et aux morts.

Le film le plus drôle (involontairement) : "Grace de Monaco"

Tim Roth fumant façon gangster dans le rôle du prince Rainier, le général de Gaulle cédant aux paroles d’amour universel tenues par la princesse Grace, le meilleur ami curé sapé comme Don Camillo dans la pub pour les pâtes, le Rocher présenté comme un havre de générosité. A peu près tout dans le grotesque biopic d’Olivier Dahan provoque l’hilarité. Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

Le film le plus drôle (volontairement) : "Les nouveaux sauvages"

Très bonne surprise de la compétition, le film à sketchs de l’Argentin Damián Szifron est étrangement reparti bredouille. Mettant en scène des individus aux prises avec les absurdités de la vie sociale, ces historiettes vachardes, à l’humour noir digne des frères Coen, nous ont pourtant offert la meilleure récréation du Festival.

Le come-back le plus cool : Don Johnson

Récemment revu dans la série Kenny Powers et dans le dernier Tarantino Django Unchained, le Sony Crockett de Deux Flic à Miami confirme son come-back dans Cold in July, thriller présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Aux côtés de Michael C. Hall (Dexter), l’acteur de 64 ans semble jouir tranquillement de son retour en grâce, sans faux espoir ni esprit de revanche. Ca fait plaisir à voir.

La meilleure dernière scène : "It Follows"

La boucle est bouclée : notre chouchou de la Semaine de la critique s’achève aussi bien qu’il a commencé. Pour savoir comment, il faudra aller le voir en salles. Sortie prévue prochainement.

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